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Le Borough Market, formidablement cosmopolite…

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Le Borough Market, c’est à Londres ce marché immense, inouï, très typique et dense, mi couvert-mi plein air : cuisine de tous les pays à déguster debout sur place avec vente de toutes sortes de délicieuses spécialités jusqu’à point d’heure… Bref, normalement, c’est cool, c’est fun. La dernière fois où j’y suis allée, c’était le 20 mars… Je regardais tous ces gens venus de tous les pays, mêlant ici joyeusement toutes les cultures, et je me demandais tout simplement comment le peuple de Londres, avec sa flamboyante mixité, allait pouvoir vivre avec le Brexit.

Le surlendemain, je prenais le métro et l’Eurostar pour rentrer en France. Avant de partir, je demande s’il existe un parcours bis au cas où, comme à Paris, il y a une alerte « paquet suspect » sur une ligne. Ici, ce n’est pas « Paris », me dit-on. OK. Je pars cool. Et j’arrive cool. Installée dans l’Eurostar, je parle avec mon sympathique voisin anglais. Nous sommes en gare. Soudain, il a un message : attentat sur le London Bridge, pas loin de là où je suis justement passée en surface une heure avant pour changer de gare, de train, de ligne, etc. Et oui, nous étions bien le 22 mars.

Aujourd’hui, à Londres, c’est l’horrible drame. Le coeur de Londres souffre et pleure une fois de plus. La joyeuse mixité culturelle est en deuil. La France souffre aux côtés des Anglais et combat avec elle le terrorisme et la peur.

Au soi-disant « paradis !?! » des kamikazes, j’imagine que c’est le bordel. Après tous ces massacres, ils cherchent tous leur récompense : ce fameux bétail de 72 femmes vierges qui devait attendre les tueurs… Et ils réalisent que c’est un leurre… et que c’était dans leur tête ! Et leur tête ? Ils ne l’ont plus. Bonjour, l’ambiance ! Il faudrait qu’on arrive enfin à leur expliquer tout ça sur terre pour qu’ils restent vivants et sains d’esprit…

Noël, le nouvel an et le 13 novembre…

Noël, le nouvel an et le 13 novembre… Même si nous avons décidé de nous maintenir debout, de sortir « comme avant », de rester joyeux, même si nous défendons plus que jamais notre liberté, même si nous préservons au maximum les très jeunes enfants de toutes ces horreurs qui nous ont brisé le coeur, nos pensées sont pleines de la douleur et du chagrin inconsolables qui étreignent les familles touchées. Il y a plus de 50 orphelins qui vont vivre ces fêtes avec un ou plusieurs parents absents. Pour chaque disparu, il y a sans doute plus d’une centaine de proches dans la peine, sans compter les voisins, la ville, etc.
Moi, je pense tous les jours depuis le 13 novembre à ces familles touchées, celles que je connais et les autres, et je lis les magnifiques portraits des disparus qui paraissent dans le journal Le Monde.fr… et plus que jamais, aujourd’hui, j’ai du chagrin pour ce que ces familles vivent au coeur de ces jours de fête sans leur précieux absent ou blessé. Bien sûr, on n’oublie jamais ceux qui sont partis trop vite, trop tôt ; et pourtant il faut continuer à vivre pour ceux qui sont bien vivants. Oui, votre force pour survivre à ce drame va renaître grâce à ceux qui ont encore besoin de vous.
Mes amis, courage. Même de loin, je vous aime. Et de toutes parts, des pensées aimantes, même anonymes, convergent vers vous.

Vinvin, Cyrille de Lasteyrie, le cow-boy du blog !

Vinvin, happé par la télévision, l’image, le son et maintenant la scène.
Tant mieux ! Il est fait pour cela.

En mars 2006, quelqu’un  m’avait demandé d’être « critique littéraire » et d’écrire (bénévolement) sur les écrits de Vinvin-Cyrille. Comment résister ? Facile d’ailleurs,  j’adorais déjà le lire. J’ai donc plongé dans les archives de son blog et je me suis délectée à « dépecer » son style.

Je vous livre ici le texte que j’ai écrit à l’époque sur not’ Vinvin, notre cow-boy, artiste, homme de plume et un peu Don Quichotte ! 

En somme, je veux vous expliquer pourquoi ça marche…

« Chez Vinvin, le style est vif, le temps présent. Les verbes se succèdent, le rythme est soutenu, la ponctuation fournie, les phrases épurées. Vinvin joue avec les images et les métaphores, excelle dans l’exagération et l’emphase, décale notre point de vue :

  • dans l’arène, face au taureau, « le jeune Daniel se cambre dans
    des postures hypnotiques, agitant sobrement une serviette éponge, excitant notre bon Sigmund sans raison apparente. »
  • Plus loin, il évoque un texte oublié de La Fontaine : « Le puceron et le mammouth à Beverly Hills, opus IV »,
  • des mots nouveaux : « bachelorable »,         «malaudosiphère»…
  • et se réfère à des célébrités « Clint Eastwood », bien sûr, des personnages imaginaires, des animaux impensables : « je flippe comme une femelle mangouste. »
  • Il met à vif nos émotions et décline le rire, la haine, le mépris, la
    fourberie, l’humilité, l’admiration, l’amitié, l’envie, la surprise… puis soudain, il nous rend songeur « …tenter d’identifier ces petits
    moments où votre vie a basculé. »

Chez Vinvin, tout est dialogue : avec lui-même, avec nous, entre ses
personnages… Et tout à tour, le voici : littéraire « Un soleil brûlant caresse l’arène », vulgaire « cette petite tarée de Dora (…) Je t’emmerde salope ! », édenté « fe pas un feu fipfoui fe vafaf ! », enfantin face à son fils, « oui, mais moi j’ai un scooteeeeeer !», modulé « mini crasse de mon mini nain », banlieusard « je flippais ma race »,…

Ses héros ou anti-héros sont souvent Vinvin lui-même. Il se veut courageux et se dit couard… Il s’espère grand, beau et sportif, et avoue qu’il a les pieds plats et des kilos en trop… Il va sur des plages fabuleuses et évite de nager… Il prend l’avion alors qu’il meurt de peur… Et, en filigrane, passent « sa brodeuse et ses nains »  ; ces tendres-là gravitent autour de lui, lui tiennent tête, charismatiques aussi. Et s’il malmène un quidam, c’est un voisin, une vieille aigrie, un vendeur de lunettes à œillères… des personnages, en somme, que nous avons tous rencontrés. Vinvin, homme de paradoxes, vit ses accès de dérision face à son ordi.

Vinvin, héros de mille histoires, tisse notre quotidien… Il nous
apprend à voir notre monde.   Ainsi, il colore nos vies ordinaires et nous aide à nous accepter imparfaits. Vinvin, l’unique !, nous charme, nous fait rire, nous offre sa conquête du monde. Il nous prend à témoin et nous promeut ses amis. Pour nous, blogueurs, un écrivain est bien là, devant son clavier et notre écran. Ce conquérant nous subjugue car il prend des risques, se met en scène, se ridiculise à dessein et en sort indemne.

Un auteur qui ose… une écriture qui se savoure.

 

Bravo, Didier Deschamps !

Finalement, depuis le coup de tête de Zidane, je crois n’avoir jamais plus regardé un match de foot… Les catastrophes pour l’équipe de France qui ont suivi cet événement, puis le management hermétique de Domenech et enfin les histoires de la prostituée mineure  de Ribéry et de son acolyte ont eu raison de mon éventuel intérêt pour ces sportifs.

Depuis que Deschamps était aux manettes, je voyais bien que cela avait changé. Mais bon…  Et soudain je devine une équipe jeune, motivée, au travail, soudée,  respectueuse de la France et de  son entraîneur… Alors, hier, je décide d’être devant mon écran : bingo ! Fantastique état d’esprit ! Gestes de solidarité constants entre les joueurs pendant le match !

Et ce matin, je lis que Ribéry remet en cause le médecin français qui lui a refusé certains traitements à base de sang de veau (prodigués en Allemagne et interdits en France…) et qui, selon lui, auraient pu lui permettre de guérir à temps !… Allez ! C’est fini le mauvais spectacle… Les jeunes jouent très bien, l’ambiance est bonne, que peut-on demander de plus sinon de les voir porter loin les couleurs de la France, de faire leur job et de nous faire rêver à de beaux projets ?

Bravo, DIdier ! La classe ! Tous à l’honneur ! Tout cela ressemble à du bon boulot de patron.

 

La Crète, L’Europe, nous ! aaaah….

 

Un paradis pour les yeux et le coeur : la Crète !

8 jours pour se ressourcer sur la côte Est.  C’était juste parfait !

Des plages désertes où il fait bon rêver en regardant l’horizon…

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Des villages authentiques où l’on se parle par gestes en baragouinant de l’anglais crétois…

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Des musées, au frais,  où l’on a le temps d’admirer des merveilles…

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Et quelques surprises pour le photographe que je suis quand je découvre cette photo qui met en balance la fine statuette élancée avec les touristes ! Rigolo.

Partout, des hôtes ravis de voir leurs amis européens et qui les accueillent  avec chaleur. Un sentiment de sécurité absolue. On était bien chez eux… Est-ce qu’en se pensant « Européen », on se sentait un peu chez nous, comme on peut l’être dans une province voisine ? C’est possible…

Retour avec du bleu et des rêves dans les yeux !

 

 

Un fringant vieillard file à l’anglaise vers la Normandie le 6 juin !

J’adore !

Un « vétéran » anglais, considéré comme faiblard parmi les pensionnaires de sa maison de retraite, embarque toutes ses médailles, file à l’anglaise et s’installe incognito dans un car en partance, le 5 juin, pour la Normandie !

Il a un rendez-vous le 6 juin qui mérite la désobéissance à un personnel conventionnel et trop sécuritaire.

Oui, son passé glorieux, ses potes d’antan l’attendent ; oui, il fera bon raviver un moment fort de sa vie de jeune homme  ; oui,  il mérite aujourd’hui la reconnaissance des chefs d’état et de l’Europe ; oui, il fait partie des exemples qui ont droit de cité pour les jeunes générations ; oui, enfin, il montre qu’il n’est jamais trop tard pour encore oser franchir les barrières !

Congratulations, Sir !  Being there, what else ??