Archives pour la catégorie Repenser son temps, sa vie…

Malin, zeroprospectus.com ! Trop malin ?

Autour de moi, des "Carrefour", des "Auchan", pas de "E.Leclerc"… Aucune importance, me direz-vous, car, finalement que ce soit l'un ou l'autre, la concurrence les maintient tous compétitifs !

Mais là, Edouard marque un point ! Il a créé le site que tout le monde aurait rêvé d'inventer :

www.zeroprospectus.com

Astucieux, non ? Maintenant, à lui de savoir l'alimenter et l'ouvrir aux autres, aux concurrents par exemple, pourquoi pas ?

Quant au spot télévision qui lance le site, il est génial car ce "vieux, étriqué et solitaire" qui classe des floppées de prospectus insipides dans son appartement, comme le ferait un "rat de bibliothèque", cela donne envie de hurler et de fuir ! Heureusement, le visage de l'anti-héros s'éclaire quand il est intelligemment assis devant son écran pour lire les prospectus virtuels ! Il redevient donc sympathique !

Bon… il y aura bien un autre petit malin qui va calculer combien nous coûte la consommation d'énergie ou la connection internet ou la fabrication de l'ordinateur ou… que sais-je encore, pour tout simplement faire la balance entre les coûts de ces lectures sur papier ou sur le net…

Alors, si toute cette comm' est une ruine, déjà que je n'aime pas faire les courses et me coltiner les paquets, si en plus on m'enlève toute la mise en appétit orchestrée autour de mon porte-monnaie, je vais acheter de moins en moins !

Il faudra peut-être revenir à l'achat minimum et intelligent  qui se fait, selon l'approvisionnement du jour, sur le marché ou dans la boutique du coin… l'achat qui, en somme, ne fait pas rêver à l'avance mais nous force à vivre au rythme des saisons, en nous recentrant sur nos vrais besoins.

Est-ce donc un début d'adieu qui se trame entre les consommateurs et "Auchan", "Carrefour", "E.Leclerc" et les autres ? Le consommateur réussira-t-il encore longtemps à s'offrir et le paiement de la comm' de ces grandes enseignes et la bonne qualité des produits vendus ?…

Le monde vu d’en haut…

Namibie_dsert L’émotion est bien là quand il s’agit de quitter les compagnons de voyage et de tourner la page d’un dépaysement merveilleux. Je les imagine rentrés chez eux et regardant les souvenirs rapportés, visionnant les photos, mettant en route lave-linge sur lave-linge, remplissant le frigo, ouvrant la pile de courrier, découvrant l’appel d’impôts, triant les e-mails, zappant sur les blogs, jetant les fleurs mortes pendant l’absence, cherchant à trouver ce qui a pu se passer en France pendant que nous étions au loin…

Haut les cœurs ! Le quotidien dérisoire ne nous étouffera pas ! Car nous avons vu le monde d’en haut : il est splendide et l’horizon est dégagé ! "C’est bon pour le moral, c’est bon, bon !" C’est bon pour les projets !

Je lance ma société "Beaucoup de Vous" avec enthousiasme !

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Pouvoir, raison et précipitation

Les Français commencent à craindre que le pouvoir de notre président lui monte à la tête et qu’il s’imagine avoir raison tout seul, très vite, très tôt. Il ne prendrait plus le temps de mettre en pratique la concertation et le travail d’équipe ; il n’aurait plus le temps d’écouter d’autres voix que sa propre voix.

L’exemple qui me frappe le plus est celui de la mémoire des enfants juifs martyrs, confiée à chaque enfant de CM2. Ah ! Que n’a-t-il pris à temps l’avis de Simone Veil ? J’imagine les enfants que j’ai autour de moi et qui sont en CM2. Il y a des généreux, des sensibles, des extravertis, des angoissés, ceux qui cauchemardent ou qui ont des tas de soucis déjà qui ne sont pas de leur âge. Certains endosseraient cette responsabilité seuls, d’autres s’emploieraient à "porter le monde" que les adultes n’ont pas su protéger du massacre, etc.

Dans les écoles, souvent, il y a une démarche collective pour aider des enfants vivants, éloignés, qui souffrent. Il est enfin temps de s’inspirer de cette méthode-là qui offre le dialogue, le collectif et non la culpabilité individuelle.

Aïe ! Comme les certitudes d’un seul homme peuvent être dangereuses. Se griser du pouvoir et user de précipitation. Quelle erreur ! Que de dégâts collatéraux. Un homme politique, comme un patron, représente une communauté. Cela crée des devoirs vis à vis d’elle, non la recherche d’annonces et d’effets de manche pour montrer qui a le pouvoir. L’intelligence se partage. L’écoute du terrain et le respect des autres sont des garde-fous solides trop souvent oubliés par ceux qui se retrouvent, vite fait, dans une tour d’ivoire. 

2008 en beauté

Belle_vie_belle_ville_2Où que vous soyez,

je souhaite que 2008

se colore de vos projets,

vous porte loin et vous aime.

Belle_ecoute_et_dialogue_brillant Et que 2008 vous offre de l’écoute

et du dialogue pour que

puissiez donner à tous

« beaucoup de vous » !


Photos prises sur les champs élysées, cet hiver ; effets de lumière sur des silhouettes…


Stop aux week-ends inutiles !

Votre semaine a été chargée et vous envisagez de rester KO, au lit, comme une anguille sous une couette ? Vous êtes prêt à vous laisser submerger par le contentement de soi ou la vacuité de tout ? Hé ! J’ai trois questions et une réponse :

"Faire quoi ? Pour aller où ? A quoi ça sert ?"

Donner du sens : tout est là. Sinon tout est vain.

Et le sujet n’est pas : acheter ou non du pain frais avant midi ! C’est plutôt : toute votre agitation, là, elle vous mène où ? Vous savez pourquoi ? Juste un gagne-pain ou plus que ça ? Votre idéal, vous l’avez atteint ou quel serait-il ? Et vos valeurs ? Vous en êtes où, avec vos valeurs ?

Rassurez-moi : ai-je dit l’essentiel ? Oui, je sais, il y a des moments on ne sait plus rien, ni ce qu’on est, ni ce qu’on vaut, ni ce qu’on peut faire ou veut faire. Le monde semble tourner rond tandis que l’individu, lui, tourne en rond. Mais pas le choix : faut avancer, renaître, sinon c’est mourir. Et pour renaître, mieux vaut commencer par réfléchir… Comment ça "épuisantes", mes questions ?

Apprendre, toujours apprendre…

Oser changer… Prendre le risque de venir avec ses offres, son passé… Avoir conscience d’intégrer vite l’histoire des autres… Jongler entre l’action et la réflexion, l’urgence et le projet, le quotidien et la prospective, le concret et l’imaginaire, le mot abrupt et la poésie… Penser à se souvenir encore de ce que l’on était… Opter pour cette fusion entre avant et maintenant… La culture d’avant et la culture nouvelle… Pour imaginer l’avenir, le préparer, le bâtir et l’offrir.

Rester solide et s’incurver pour participer et aider au mouvement. Aller de l’avant.

Natascha, « une âme bien née » selon Corneille ?

Les mots, la sensibilité, l’intelligence de Natascha donnent du sens
à l’éducation. Car, c’est magique de voir la force qui a aidé Natascha
à exister pendant ces huit années. Elle prouve que dix ans donnés à une
enfant peuvent suffire à bâtir une personnalité solide qui sait ce qui
est bien et ce qui est mal. Comme elle l’a constaté : nous étions forts
tous deux, cet homme et moi, mais j’étais plus forte que lui.

Qui sait même si, lui, le kidnappeur ne s’est pas humanisé à ses côtés…

En d’autres temps, Corneille faisait dire à Rodrigue :
"Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées,
La valeur n’attend point le nombre des années".

Natascha illustre à sa manière ce propos et rend les vers de
Corneille terriblement d’actualité. Car, finalement, il y a tant à
faire dans l’éducation que l’essentiel pourrait se condenser dans ces
quelques mots.

Natascha nous offre une grosse bouffée de confiance en la vie. Elle
est merveilleuse à regarder et écouter car elle a traversé cette
tranche de vie, devenue une parenthèse, et elle apparaît aujourd’hui libre
et grande et adulte et forte et réfléchie… Sa combativité et sa
dignité donnent, je l’espère, espoir et consistance à la vie des
parents désespérés de retrouver leurs enfants disparus.

Je ressens aujourd’hui du désespoir devant la souffrance de certains
enfants, de l’humilité face à la dimension de leur courage, des envies
de remerciements pour la confiance qu’une jeune fille comme Natascha Kampusch
donne aux parents perdus…

Deux mondes ?

Marines

Poignant dès que l’on comprend les faits. Pour cela, je vous renvoie au blog de Vinvin et aux commentaires qui sont sur sa note.

En revanche, si l’on ne regarde que l’image, l’impression est qu’il y a deux mondes :

  • le virtuel sans frontières qui capte l’attention 24 h sur 24 : temps et espace maintenant sous contrôle,
  • la vie réelle, faite de gens qui meurent pour une vieille histoire de patrie ou de territoire à défendre sans que cette réalité-là affecte les adeptes de la puissance virtuelle…

Remarque : si vous choisissez cette deuxième interprétation, vous commettez un contresens. La réalité est autre…

S’il fallait vous alerter sur la puissance de l’image, cet exemple serait parfait.