Archives pour la catégorie Le devoir des patrons

Grippe A. Pandémie ou « foin inutile » ?

Réponse : "J'espère les deux, mon colonel !" Car si, selon certains, aujourd'hui on en fait "tout un foin !", c'est justement pour limiter la pandémie demain. Tout cela me paraît donc justifié.

Et je constate que l'avalanche d'informations données par les ministères concernés permet aux entreprises de se préparer vite et bien. Cellule de crise, drainage des informations, affichage d'informations, commandes de produits spécifiques, réflexion sur la délégation et la polyvalence, etc., cela s'organise à grande vitesse !

Bravo donc aux patrons prévoyants et bienveillants qui préparent leurs entreprises à vivre éventullement une phase un peu compliquée durant quelques semaines !

Des pépètes avant que ça pète !

Solidarité et exemplarité ? Certains savent, d'autres pas…

Heureusement, moi je connais certains patrons qui sont formidables. Ils ont des valeurs, du respect pour autrui. L'intérêt général, pour eux, a du sens. Ils sont proches de leur personnel et font le maximum pour maintenir tout le monde debout.

En revanche, quelques autres, notamment ceux dont on parle dans la presse en ce moment, ont perdu le sens commun. Solidarité ? Exemplarité ?  Impossible ! C'est l'heure du "Moi, je ! Moi ! Moi, d'abord ! Parce que je le vaux bien !" Leurs réflexes ? Vite, des primes, fermons les yeux, croisons les doigts ! Des pépètes avant que ça pète !

Comportement à risque dans un monde qui souffre.

Pour eux, les chômeurs sont réduits à un chiffre qui varie tous les jours, comme la bourse : une abstraction issue de la société de consommation. Courage, fuyons… avec un pactole.

Les 50 ans du CELSA : éloge de la nécessaire différence

Les conférenciers tels que Nicolas Beytout, Georges Molinié, Raymond Soubie, Bertrand Collomb, Françoise Gri, Erick Orsenna, Patrick de carolis, Véronique Richard et de nombreux autres, lors de la fête organisée pour les 50 ans du Celsa, ont redit ce que cette grande école apporte : cette nécessaire différence, ces profils atypiques, si profitables aux entreprises.

Alors, merci car oui, la finance n'est pas le seul ressort de l'entreprise. Certains ont cherché à l'oublier, on le voit aujourd'hui. La formation du Celsa, exigente, réfléchie, sans cesse repensée, met sur le marché du travail des gens qui savent que l'art de diriger doit aussi prendre en compte les relations humaines. Alors, on n'est pas niais quand on décide de mettre en avant ses valeurs, son éthique. On n'est pas idiot parce qu'on sourit aux autres. On n'est pas à côté de la plaque parce qu'on prend le temps de varier sa communication en fonction de son public. On ne perd pas son temps quand on motive des équipes.

Le dirigeant qui sait parler chiffres, c'est bien. Celui qui ne sait faire que cela fait peur. Les salariés ont autant besoin de perspectives que de passion, d'humour, de confiance, de mains serrées et de cordialité.

Tout explose aujourd'hui, les cartes sont à redistribuer, le personnel va mériter davantage d'égards, les dirigeants vont devoir donner l'impulsion d'un autre regard sur leur entreprise. Et "Beaucoup de Vous" agit en ce sens. 

J'ai lancé "Beaucoup de Vous" en juin, par conviction, avec un peu de trouille quand même…  Pourtant, dès le lancement, des professionnels y ont cru : des banques m'ont appelée et Le Conseil Général des Hauts-de-Seine est à mes côtés. Après les preuves tangibles que j'étais dans le vrai, je l'ai, aux 50 ans du Celsa, entendu de nouveau.

En juin 2008, je me sentais visionnaire… En septembre 2008, le modèle économique explose et me donne raison : les valeurs et l'éthique sont le gouvernail, elles doivent être dites et partagées. C'est la raison d'être de "Beaucoup de Vous". C'est mon actualité.

Rire ou sourire en public de ceux que l’on dirige…

Rire ou sourire en public de ceux que l’on dirige… C’est tentant dans l’euphorie du pouvoir, de la mise en scène d’une conférence… Tentant quand l’ambiance est bonne et qu’on s’imagine pouvoir oublier sa mission. D’autant que le public est un bloc qui rit et applaudit au même rythme !, croit-on, entend-on…


Casse-gueule ! Car dans ce public tissé d’individus, certains prennent déjà fait et cause pour les faibles, les petits, ceux dont on vient de rire. C’est une forme de compassion.


Le public, sur le coup, a ri de l’audace du conférencier (parce qu’elle est risible et amuse, ou encore parce que la bonne humeur se partage). Mais, individuellement, chaque membre du public comprend aussi qu’un jour, son tour d’être ridiculisé viendra.


Alors, chacun va penser à sa survie et choisir, par exemple, de flatter le puissant ou d’agir dans l’ombre ou de changer de leader.

Coût, coeur, couac !

Le monde du travail est dur parce qu’il y est tout le temps question d’argent : coût, marché, vente, achat, actionnaires, brevets, cours de bourse…

Or ce qui fait le travail, ce sont les hommes et les femmes face aux machines.

Et la plupart ont encore envie de parler à coeur ouvert, d’agir avec coeur, de prendre son travail à coeur, d’aller au coeur des problèmes, d’être de tout coeur avec les autres, de redonner du coeur à l’ouvrage et de faire contre mauvaise fortune bon coeur.

Alors, si en tant que dirigeant, on ne sait pas doser tout ça, on va au "couac", non ?