Archives pour la catégorie Bien communiquer s’apprend

Christiane Taubira enfin défendue…

Une vidéo avec des mômes flanqués de leurs parents qui chantent des horreurs… Quelle honte ! Quelle violence ! Comment peut-on élever des enfants avec des rites pareils !?

Une ministre qui  encaisse et annonce : « «Ce qui m’étonne le plus c’est qu’il n’y a pas eu de belle et haute voix qui se soit levée pour alerter sur la dérive de la société française.» Un chef d’Etat qui comprend enfin le message et prend enfin le temps de réagir… Au secours ! Mais où était-il tout ce temps ? Je me lamentais pour elle…

La haine banalisée… et la souffrance silencieuse de ceux que l’on bafoue pour une couleur de peau. Révoltant. Inacceptable. Un drame qui n’a que trop duré.

C’est la journée de la « gentillesse », paraît-il… Ben, dites donc, y’a du boulot !

Journal Le Monde WE, « couac » voulu ou subi ?

J’aime lire « Le Monde ». Depuis des années. Le Monde week-end, cette fois-ci, dans ses 22 pages, publie 3 articles sur la prostitution et les sanctions à envisager…

La dernière page,  une belle photo à la Dior pleine page, avec 3 femmes dans les bois aux allures riches et coquines… Cela rappelle d’autres ambiances, notamment les dénégations d’un présidentiable qui pour justifier ses frasques voyait, dans les prostituées, non pas des femmes payées mais de riches et jeunes libertines qui s’offraient volontiers à lui, un homme sacrément sur le retour…

Fermer les yeux… Quel confort ! Faut-il être une femme pour voir que c’est une maladresse, cette page, ce jour-ci, dans ce journal ?!?

Bien communiquer, c’est aussi se soucier du contexte…

La Cité de la réussite, « Le partage » avec Lilian Thuram, Giesbert, Blanquer

La Cité de la réussite, 19 octobre 2012, « Apprend-on à partager ? »,

Hier, à La Sorbonne, thème « Le partage »

Première conférence : « Apprend-on à partager ? »

  • Lilian THURAM, ancien footballer, Equipe de France, coupe du Monde en 98.
  • Franz-Olivier GIESBERT, Directeur du Point, écrivain.
  • Jean-Michel BLANQUER, Directeur général de l’Enseignement Scolaire.

Géniale réflexion sur scène sur le partage des savoirs et des richesses, 1 000 personnes à l’écoute, questions nombreuses dans la salle et… chance, j’ai la parole pour la dernière question !  Après 1 heure 25 mn  très intéressante… il reste une facette du sujet qui n’a pas encore été évoquée et qui pour moi est capitale. Et ma question est la seule qui enclenche des applaudissements durant cette conférence ! Je suis fière ! Ouf ! Je suis utile.

Vous pouvez voir tout ou partie avec le lien joint plus haut.

Lire vite et bien !

Le petit dernier réactualisé (4ème édition chez Eyrolles) est en librairie depuis fin septembre !

Cette fois-ci, je pars de nos outils modernes maîtrisés (smartphone, tablette, ordinateur) pour vous offrir de retrouver l’aisance sur tous types de textes. Un art de lire vite et bien : journaux, documents, romans, poésie, théâtre… sur tous supports…

Lire, faire aimer lire, c’est favoriser l’acte de transmission.

Le tweet qui tue !

Ah, Valérie ! Si vous vouliez la casser, votre ancienne rivale… c’est chose faite. Gros dégât. Avec un affront public ni souhaité par le parti socialiste ni par le Président de la France. Très dérangeant tout cela. D’autant que Ségolène avait plutôt été très « classe », pendant la campagne, dans sa façon d’accompagner la montée en puissance de son ancien compagnon. Apparemment, elle ne méritait pas ça.

Mais les conséquences de ce twit sur votre image sont désastreuses. L’a priori du public, ne vous connaissant pas, était très favorable. Intelligente, bosseuse, jolie : vous aviez des atouts maîtres pour représenter la France (et les Françaises…). Et là, d’un coup, surgit la noire facette : pour certains, vous devenez « la jalouse »,  celle qui semble avoir déjà tout mais qui en veut plus encore… pour d’autres, vous êtes celle qui utilise la visibilité donnée par le nouveau statut de son compagnon pour épingler ceux qui la dérangent… enfin, pour tous, vous êtes celle qui choisit ouvertement la dissidence face à son parti, celle qui méprise la ligne de conduite tracée par le Président de la France. Car comment imaginer que vous, journaliste, vous auriez pu faire ce twit par inadvertance, bêtement, sans conscience,  sur un coup de tête ?

Vouliez-vous paraître comme une femme extraordinaire qui s’offre de twitter librement, même depuis le palais de l’Elysée, à côté d’un président « ordinaire » aux fonctions extraordinaires ? C’est ça l’idée ?!

A moins que… à moins que… cela soit une tactique politique, concoctée à plusieurs, pour éviter le risque de voir Ségolène Royal obtenir l’éventuel « contre-pouvoir » du perchoir… Aïe, aïe, aïe… Si c’est cela, c’est machiavélique et que de « belles valeurs » de la gauche volent en éclats !

Je n’ai pas aimé ce coup de maître. Ainsi, malgré votre apparence plaisante, vous m’avez glacée. Quand le prestige allié à la beauté sont mal utilisés, c’est toujours décevant.

Vous nous donnez là en tout cas un bel exemple de communication débridée, incompréhensible, dangereuse, dont les effets seront vos boulets pendant 5 ans. Car ces 140 petits caractères vont vivre longtemps alimentés par des milliers de supputations ! On en a vu d’autres dont l’image des premiers jours est restée collée à leurs basques pendant 5 ans, quoiqu’ils fassent ensuite pour rattraper le tir ! Alors, courage maintenant pour redorer votre blason co-élyséen !

Maladresse : la mine, l’image et le mot

Ce que l'on dit et ce que l'on fait !

Etre journaliste, avoir une mine jubilatoire parce qu'il a donné aujourd'hui un nouveau rythme au journal ou parce qu'il finira son topo sur une bonne blague de citrouille qui fera rire toute l'équipe, pourquoi pas ?

Mais les deux dernières minutes, être déjà souriant et enchaîner les images des Haïtiens mourant du choléra devant la caméra, puis la route bien sécurisée qui s'effondre joliment dans le Tenessee, puis les otages en Afghanistan et enfin le concert recommandé pour le week-end, c'est totalement anachronique et maladroit ! La comm' n'a pas tous les droits. Certaines images méritaient au moins une respiration, un silence ou une attitude différente.

La mine, l'image, le mot, le temps : c'est le quotidien du journaliste. Alors, le bon mot pour l'équipe sur le plateau, ce n'est pas le sujet.

 

Quand les pannes de la SNCF aident à la réussite des concours…

Arrêt sur la voie ! Une heure  à ajouter à un voyage de 3 heures. Un voisin qui soupire… Demain, il passe l'épreuve orale d'un concours ! Sa soirée s'annonce brève…

Qu'à cela ne tienne ! Je lui propose de m'en dire plus sur les enjeux de l'oral et lui annonce ce que j'apporte aux gens que j'accompagne avec "Beaucoup de Vous". Il est partant ! Et nous voici en train d'improviser un échange fructueux.

Il est à l'aise, intéressant, confiant. Il parle bien. Il écoute avec attention les quelques pistes que je lui donne pour sortir du lot des 300 candidats qui restent en lisse. Il est preneur, trouve cela astucieux et me remercie.

Une heure plus tard, le train redémarre. En gare, nous échangeons nos cartes.

Un mail, hier : il a réussi son concours !

Pas mal, non, le cours improvisé dans un wagon en rade ? Ce genre d'impro, c'est sympa !

Une conférence « La loi Engagement National pour l’Environnement » : quels enjeux pour les entreprises ?

C'est le genre de conférence à laquelle on s'inscrit parfois en craignant le pire : des gens pontifiants, imbus d'eux-mêmes nous baladant de clichés en clichés, sans rien prouver…

Ce fut tout le contraire !

De l'excellence, huit orateurs de grande qualité, un passage de l'un à l'autre fluide, des complémentarités bien mises en valeur, des spécificités dans l'expérience tout à fait accrocheuses, un meneur de débat donnant le ton avec une belle voix, une langue française parfaite et précise, qui situait haut le degré d'exigence qu'il avait pour les autres.

Il était question d'environnement, de défi technologique, d'enjeux de recrutement et de financement, de pollutions diverses dont celles dont on parle encore trop peu -sonores et visuelles-, de labels et de certifications, d'anticipation et de changement générationnel, des limites du système dues à l'insolvabilité de certaines demandes, de globalisation des risques, des risques subis et des risques acceptés, des lois ou des normes décrétées ici et non respectées ailleurs…

Tout ce monde-là avait préparé son contenu et son regard par rapport au contenu des autres, tous avaient un avis pointu et professionnel sur le sujet, tous nous ont apporté de quoi sortir grandis.

Merci.

Merci à Maîtres Trébulle, Delmotte, Martinet et Huglo.

Merci à Didier Kling, Rémi Dorval et Guy Lallour.

Eurostar… Des infos ?!? Ah, ah ! Mais pour dire quoi ?

Exceptionnellement, cette année, pour revenir en France, mes enfants londoniens ont pris… l'avion et non le train ! Alors, deux heures de retard à cause de la neige, un accès aéroport un peu compliqué, rien ne paraît grave comparé aux galères des voyageurs d'Eurostar.

Et voici l'annonce réparatrice ! Belle opération de communication ! Eurostar va rembourser les billets aux voyageurs malchanceux !!!! C'est royal ! Fallait-il le dire et ne dire quasiment que cela ?  Ah, ah !

J'imagine plutôt que l'entreprise se montre déjà économe pour se préparer à affronter quelques procès ! Le manque d'informations, le manque de prévoyance, le manque de nourriture, boissons, électricité, couvertures, le manque d'attention donnée aux plus fragiles comme les enfants, les bébés, la durée invraisemblable de la panne et du sauvetage, le stress provoqué chez chacun, la désorganisation totale enclenchée dans les familles ou les entreprises, bref cette crise sans doute prévisible mais pas préparée et mal gérée est une calamité pour leur image de marque !

Et alors ? Eurostar, sans concurrence et pratiquant des prix exorbitants, se sent peut-être hors d'atteinte depuis le départ… Alors, tout glisse… Même ce rappel de "wagons, de gens traités comme du bétail, embarqués vers la mort, sans savoir pourquoi"…

Peut-être que, nous, les voyageurs, devrions opter de nouveau pour le bon vieux ferry… avec son tangage et ses mauvaises odeurs mais qui rend moins banale l'arrivée sur la terre ferme !