Archives pour la catégorie La stratégie : de la pensée aux mots puis aux actes

Les 5 jours de Stéphane Gatignon (et Sevran) devant l’Assemblée Nationale

J’admire le courage d’un maire, responsable de plus de 50 000 citoyens, qui a pris des risques pour que la France ait conscience de ce que vivent ses administrés.  J’ai aimé la façon dont il a posé le sujet, la dignité qu’il a su garder tout au long de son action, les mots pesés qu’il a eus en permanence malgré le froid, la faim et le stress. Pas d’écart, pas de dérapage. Un homme sincère, provisoirement mal installé dans un des plus beaux quartiers de Paris, pour faire entendre la voix de 50 000 personnes voire plus.

Car, au delà de la ville de Sevran, il a plaidé pour toutes les villes pauvres du pays. Il s’est donné, certes, mais pour un grand projet, pour des gens qui ne sont pas responsables de la fermeture des usines, des ateliers, des commerces…

Pas facile de camper dans le froid pour attirer l’attention sur sa ville. Il a su être au bon endroit au bon moment pour être entendu par tous. Et les critiques des premières heures ont vite laissé place à une prise de conscience profonde. Enfin, par chance, le gouvernement a eu l’intelligence de l’entendre et de réagir dans le bon sens.

Bravo à Stéphane Gatignon et à son équipe qui a su l’entourer.

Une kyrielle de femmes au gouvernement ! Enfin !

Enfin, un homme qui n’a pas eu  peur  ! Enfin quelqu’un qui donne corps à la parité ! Enfin, on n’entend pas cet insupportable discours machiste disant : « Les femmes sont décalées dans leur carrière par rapport aux hommes donc on ne peut pas avoir recours à elles pour des postes importants »… « On veut bien en nommer mais elles n’ont pas le niveau, pour l’instant »… « Si on les nomme mais qu’elles ne savent pas tenir leur rôle, on sera bien !… » ou toute autre fadaise dont on nous abreuve depuis tant d’années !

Oui, il a nommé des femmes, oui, il a bien fait, oui, il a raison d’avoir confiance en elles autant que dans les hommes.

Bravo ! Voilà qui est fort ! C’était quoi le slogan déjà ? Ah oui : « Le changement, c’est maintenant. » Eh oui, Messieurs, les Femmes arrivent… Accueillez-les, il est temps ! Et vous verrez, elles vont beaucoup apporter à la Nation. Yes !

Campagne en politique. Présent et Futur. Indicatif et conditionnel.

« Si je suis président » ou « Lorsque je serai président ». Quels mots les plus utiles au candidat ?

  • « Si je suis président » confère une attitude modeste et juste mais qui peut laisser supposer un doute sur soi-même, sur sa carrure ou ses propres capacités à être choisi. Mais bon, cela a le mérite d’éviter de sembler prétentieux ou suffisant.
  • « Lorsque je serai président », dans le meilleur des cas, induit une projection positive de soi en poste, une situation de réussite envisagée et que l’on considère comme réaliste ; dans le pire des cas,  cela peut passer pour de l’arrogance, un éventuel aveuglement, une certitude effrontée. Cela peut inciter l’électeur à montrer qui a le pouvoir dans le bureau de vote : ça passe ou ça casse.

Mais, en face, sous pression, le contradicteur du candidat peut être tenté d’osciller lui aussi entre : « Si vous devenez président » ou « Lorsque vous serez président »… Et là, l’impact est autre !

  • « Si vous êtes président » ramène bien le candidat à une situation encore hypothétique et l’y cantonne.
  • Mais si, soudain, par mégarde, le contradicteur lâche quelques mots comme : « Quand vous serez président, vous verrez bien que vous devrez faire des choix »… Paf ! Il a utilisé le futur, temps qui semble dire que la situation est envisagée comme une future réalité, donc, qu’elle aura lieu.

Présent et Futur. Indicatif et conditionnel. Parfois un maigre petit « s » change le sens…

  • « Je t’aiderai volontiers. » Indicatif. Futur. = « Je vais le faire. »
  • « Je t’aiderais volontiers mais… » Conditionnel. Présent. = « J’en ai l’envie mais… »

Ainsi, des paroles, des promesses, des prises de risque bien ou mal calibrées en période de campagne électorale permettent aussi de savourer la richesse de la grammaire française.

Les femmes… L’impensable combat contre les hommes politiques

Messieurs des villes, Messieurs les hommes politiques, Vous, les décideurs et les puissants

Ouvrez les yeux. Cet artisan que vous appréciez, qu'il soit ébéniste, horticulteur, maçon ou peintre, tandis qu'il travaille pour vous, sa femme, bien souvent, en jonglant avec les horaires scolaires des enfants, prend en charge la compta, les fournisseurs, les salaires, les assurances, la banque, etc. Bienheureuse si elle touche un mini-salaire…

Pour beaucoup, c'était du travail au noir, sans le savoir, parfois pendant des années simplement parce qu'un comptable d'autrefois a décrété que l'entreprise ne pouvait assumer ce salaire-là en plus des autres, plus visibles sur le terrain. Maintenant, c'est bien (!), on envoie directement l'inspection du travail pour faire enfin comprendre que "tout travail mérite salaire"… Soit. En attendant, les Femmes ont souvent toléré d'être traitées petitement ou avec des salaires au rabais pour le bien de la famille…C'est souvent la générosité ou l'esprit de famille qui les ont animées. Mais, si elles se font plaquer par leur mari en fin de vie professionnelle ou si elles deviennent veuves ou si l'entreprise fait faillite, leurs rentrées d'argent sont parfois réduites à moins que rien !

Quant à la "Bourge" qui fait si peur, bardée de diplômes souvent, mais qui préfère pendant un temps privilégier la famille, elle aussi, elle est cuite parfois avec les années ! Elle ne connaît plus ses talents passés, elle se croit devenue une valeur négligeable pour la société, alors qu'elle a souvent su, avec intelligence, s'investir au quotidien dans mille sujets qui nous concernent tous, alors  qu'elle s'est consacrée à ses enfants, en consommant moins l'argent public que d'autres.

Et pour la femme qui a toujours travaillé tout en menant des grossesses, on le sait (faut-il le rappeler !) elle a souvent vu des hommes prendre avec facilité les meilleures places et les meilleurs salaires dans l'entreprise.

Alors, oui, soyons honnêtes, une femme qui a eu des enfants, une femme qui s'est investie dans mille choses (professionnelles ou pas), a épaulé la carrière du mari et reste au top jusqu'à 67 ans, c'est un leurre ! Et les employeurs ne s'y tromperont pas. Ca va valser !

Messieurs, ayez donc soit de la raison soit de la pitié. Mais ne mettez pas en place l'inacceptable. Réparez plutôt les erreurs passées. Quand vous pensez "retraite", pensez à vos mères, vos soeurs, vos filles. Que seriez-vous sans elles ?

 

Bilan : ingrédients incontournables pour créer sa boîte

Imaginer le monde de demain et les besoins d'aujourd'hui

Savoir parler de son idée et solliciter un retour

Avoir un a priori positif sur autrui

Savoir communiquer

Etre un battant, être innovant

Oser, y croire, être capable de déplacer des montagnes 

Pouvoir supporter une période d'investissement sans profit

Savoir changer et se former à de nouvelles techniques

Savoir se plier aux règles à suivre dans sa profession, son pays, etc.

Vivre sa liberté sans devenir un cheval fou !

10 bonnes raisons de ne surtout pas créer sa boîte !

  1. C'est fou le nombre de "crétins" que vous pensez avoir repéré dans votre entourage immédiat. C'est clair, ils ne seront ni vos clients ni vos prescripteurs !
  2. D'après vous, la France est un pays de "loosers".
  3. L'administratif vous fait horreur et les séances courrier vous font flipper !
  4. Parler au téléphone vous semble du temps perdu… Et vous prenez toujours un malin plaisir à ne répondre que par monosyllabes ou borborygmes…
  5. Il y a deux trois personnes de votre entourage à qui vous souhaitez faire la nique en créant votre structure ! Elles sauront enfin qui vous êtes.
  6. Vous vous méfiez comme de la peste de la modernité !
  7. Vous n'avez aucune idée de votre éventuelle clientèle mais votre idée est bonne et cela vous suffit.
  8. Quand les gens écoutent votre idée de boîte, ils disent juste : "ah, bon…" Cela vous confirme dans l'idée que : "c'est vrai, des crétins, y en a vraiment beaucoup !"
  9. Vous venez de toucher un petit héritage et créer votre boîte, c'est une manière intelligente de le dépenser.
  10. Il est temps que vous soyez enfin le patron dont tout le monde rêve et que vous n'avez jamais eu la chance de rencontrer ! Car, bien sûr, vous êtes certain d'avoir toujours été sous la coupe de patrons que vous estimiez être des nuls arrivés là par copinage…

10 bonnes raisons de créer sa boîte !

1° Vous en avez toujours rêvé !

2°  Vous avez identifié un besoin pour la société, l'Europe, le monde… et une clientèle ciblée vous attend !

3° Vous avez une bonne idée pas chère à mettre en oeuvre… ou une idée très chère mais vous avez déjà une longue liste d'investisseurs potentiels !

4° Vous êtes trop vieux ou trop jeune ou "trop ci" ou "pas assez ça" pour intéresser un quelconque recruteur européen qui vous insèrerait en tant que salarié dans un système bien huilé !

5° Vous avez un petit ou gros pactole qui vous permet de prendre le risque sur une période courte.

6° Vous êtes courageux et prêt à ramer 2 ans s'il le faut. Au bout de 2 ans, les charges augmentent ; il faut l'avoir prévu.

7° Vous osez aller à la rencontre des autres, tous les jours par tous les temps. Et "se prendre une veste" ne vous met pas KO.

8° Vous êtes multicarte : expert, secrétaire, livreur, juriste, sportif, lecteur, vendeur, manager, rédacteur, roi du phoning, de l'internet et du mobile…

9° Vous avez la pêche ! toujours, tous les jours, pour tout le monde…

10° Vous savez prendre conseil tous azimuts, vous entourer, écouter, relativiser, adapter et… foncer !