Archives pour la catégorie Dire : l’art du leader

Bravo, Didier Deschamps !

Finalement, depuis le coup de tête de Zidane, je crois n’avoir jamais plus regardé un match de foot… Les catastrophes pour l’équipe de France qui ont suivi cet événement, puis le management hermétique de Domenech et enfin les histoires de la prostituée mineure  de Ribéry et de son acolyte ont eu raison de mon éventuel intérêt pour ces sportifs.

Depuis que Deschamps était aux manettes, je voyais bien que cela avait changé. Mais bon…  Et soudain je devine une équipe jeune, motivée, au travail, soudée,  respectueuse de la France et de  son entraîneur… Alors, hier, je décide d’être devant mon écran : bingo ! Fantastique état d’esprit ! Gestes de solidarité constants entre les joueurs pendant le match !

Et ce matin, je lis que Ribéry remet en cause le médecin français qui lui a refusé certains traitements à base de sang de veau (prodigués en Allemagne et interdits en France…) et qui, selon lui, auraient pu lui permettre de guérir à temps !… Allez ! C’est fini le mauvais spectacle… Les jeunes jouent très bien, l’ambiance est bonne, que peut-on demander de plus sinon de les voir porter loin les couleurs de la France, de faire leur job et de nous faire rêver à de beaux projets ?

Bravo, DIdier ! La classe ! Tous à l’honneur ! Tout cela ressemble à du bon boulot de patron.

 

Quand l’appétit de pouvoir rend ridicule

Cocasse, distrayant, rigolo, ridicule…

Où est la vérité ? Qui a triché ? Qui croire ? Mais de quoi parle-t-on, en somme ? D’une guerilla de bon ton ? D’un jeu de Monopoly ou de loto ? Non. D’un futur candidat à la présidentielle. Alors, ce genre de couac ne sert personne. Car, en toile de fond, dans l’oeil de mire, on vise les « valeurs ». Toujours et encore, pour tous : « les valeurs qui donnent le cap ».

Ainsi, ce flou et ce déballage desservent les deux candidats, comme à chaque fois. Une supputation de tricherie ?…  Mais comment faire confiance ensuite, sur le long terme, quand le flou et le doute semblent régner dès les élections ? Car c’est la démocratie que l’on veut voir maintenue, même à travers le vote de quelques Français.

L’Histoire se répète. Qu’on soit de gauche ou de droite, le peuple n’aime pas ça dans les primaires, cet oubli de l’essentiel… Ce genre de péripéties laisse des traces dans la mémoire du peuple. Et il y a pléthore de gens, aussi capables que ces deux-là, qu’on sera tenté d’écouter et pour qui on pourra voter…

De l’importance de donner du sens, en politique comme ailleurs…

Se voir confier le soin de défendre les valeurs auxquelles le peuple tient :  l’enjeu d’une élection présidentielle… Mais peut-être vous, à la tête d’une équipe, menez-vous au quotidien un combat similaire : obtenir l’adhésion…

Ah si Sarkozy avait su combien son « N’ayez pas peur ! » a foutu les j’tons ! Car son dynamisme d’il y a 5 ans s’était transformé en vélleités et soubresauts, son ouverture d’esprit de l’époque s’était muée en raideurs, son art de commander transformé en exigences assénées, ses ministres en marionnettes silencieuses, ses porte-paroles en femmes courageuses allant au front à la place des hommes qui se taisent pour avoir le temps de prendre leurs distances…

Sarkozy avait bien commencé son mandat de « Président de tous les français » avec la nomination de gens de gauche et du centre dans son gouvernement afin d’intégrer des opinions variées dans ses décisions… mais il l’a mal fini en optant ces derniers mois pour un choix d’alliance totalement opposé. Ainsi, entre les deux tours, les appels du pied renouvelés par Sarkozy à l’extrême-droite, ont été son erreur. Le candidat s’est alors affiché totalement incompréhensible, donc imprévisible donc dangereux.

De même que son arrogance, snobant Bayrou en l’estimant acquis à sa cause, l’a pénalisée : c’est toujours une grosse erreur en communication d’avoir l’air d’oublier celui que l’on croit déjà de son bord…

A cela s’est ajoutée l’impossibilité pour les hésitants de voter blanc car cela aurait pu s’apparenter à un vote Front National.

Ainsi, tandis que l’un s’époumonait, s’agitait de droite à gauche, semblant égaré, papillonnant et inconstant, l’autre a maintenu sa ligne, son discours, ses valeurs facilement accessibles, tout en modulant le ton du discours et des réparties (pour afficher sa combativité), mais en traçant avec constance le sillon annoncé… On avait, d’un côté : « Après moi, le chaos ! »,  de l’autre : « Je vous ressemble, nous allons nous comprendre. »

Alors la cause fut pliée : Sarkozy pris en étau ! Tout le bouscule et se mue contre lui. Et hop, Hollande prend le pouvoir ! Il faut dire qu’en 1 an Hollande s’est remarquablement construit… et il a joué « vrai ».

Et le peuple, lorsque il comprend les valeurs de quelqu’un, il a des facilités à le suivre. Car celui qui ne donne plus le « bon sens » à ce qu’il fait ou dit, on le lâche !  Et Sarkozy a tellement changé en passant d’une ouverture à gauche en 2007 à un appel à  l’extrême droite en 2012 qu’il était impossible qu’il rassemble sur son nom. Ce manque de constance l’a pénalisé.

Vive la démocratie qui impose à nos élus de savoir parler de leurs valeurs ! Vive ces mandats de 5 ans qui permettent d’adapter la vie politique à la rapidité de ce monde hyperconnecté  ! Vive le pouvoir de l’image qui donne à voir les sincérités, les élans, les raideurs, les grimaces ou la hargne des candidats ! On les cerne plus vite, on les repère, on les comprend, on les rejette ou on les adopte… Car on peut mentir plus facilement avec les mots qu’avec les attitudes. L’image rend donc le peuple plus clairvoyant.

Diriger un pays est toute une affaire ! Pour recevoir le pouvoir des électeurs, il faut leur avoir expliqué ses valeurs, les leur faire partager puis s’y tenir.

Maintenant ce qui va compter, c’est que les attentes des Français soient comblées… et que les déceptions soient prises en compte et justifiées.

Et vous, face à vos équipes : vos valeurs, votre cohérence, votre stratégie… ? Ca va ? Vous en parlez souvent, vous les partagez  avec elles ?

Les brumes de la campagne bientôt levées

J’ai renoncé à commenter ici ces longs mois de campagne électorale, de prévisions, d’attentes, de combats de coqs, de déchirures et d’injures. J’aurais pu décrypter sur ce blog les tics verbaux, les tics gestuels, les regards fuyants, les gorges nouées, les lapsus, les phrases assassines, les kyrielles de tournures négatives, les chiffres faux, les épouvantails brandis, les « fais-moi peur ! » et les « tu me fais mal ! », les colères rentrées, les joutes verbales par micros interposés, les non-dits, les alliances soudaines et improbables, les vestes retournées, les abandons de poste, le discours phraseur et onctueux, les mensonges, les pitreries volontaires ou subies, les conjoints ou compagnons pistés et utilisés à leur tour, les mines sombres, les yeux cernés, les maquillages ratés ou bien dosés, etc.

J’aurais pu choisir de vous alarmer sur ces mots appris par coeur, écrits par des communicants, et qui sont plaqués ici ou là parce qu’il le faut… ou encore ces mots qui  viennent spontanément aux candidats et qui dénotent des tempéraments qui sont comme ceci ou comme cela… Non. Rien. Ici, vous n’avez eu le droit à rien. Et j’ai pourtant presque tout suivi, jusqu’à saturation. L’affaire était trop grave… et le vote est libre, individuel. En tant que « Professionnel de la communication », dans cette période pré-électorale je me suis donc imposé un devoir de réserve.  C’est déjà capital d’accepter qu’il y ait d’éventuelles divergences de vue en famille, entre voisins, entre amis… D’autant que les journalistes, nombreux sur le coup, ont fait leur boulot. Alors, mes commentaires eussent été superflus voire déplacés…

Moi, maintenant, j’attends le lundi 7 mai. Que la page se tourne ! Qu’on reparte vers l’action, les décisions, l’émulation ! Que l’activité reprenne ! Qu’on s’attelle de nouveau à anticiper, réfléchir, innover, programmer, lancer des pistes, réveiller les esprits, désengourdir les bras, fabriquer, créer, bâtir, sauver des usines, garder les emplois, faire travailler les petits à côté des grands.

Le droit de vote, c’est formidable !… mais l’attentisme qui précède le jour J est une énorme perte d’activité économique car cet horizon si longuement flou incite à laisser les projets enfouis !

Alors, j’aspire au 7 mai…  tout simplement ! Vivement lundi !

Maladresse : la mine, l’image et le mot

Ce que l'on dit et ce que l'on fait !

Etre journaliste, avoir une mine jubilatoire parce qu'il a donné aujourd'hui un nouveau rythme au journal ou parce qu'il finira son topo sur une bonne blague de citrouille qui fera rire toute l'équipe, pourquoi pas ?

Mais les deux dernières minutes, être déjà souriant et enchaîner les images des Haïtiens mourant du choléra devant la caméra, puis la route bien sécurisée qui s'effondre joliment dans le Tenessee, puis les otages en Afghanistan et enfin le concert recommandé pour le week-end, c'est totalement anachronique et maladroit ! La comm' n'a pas tous les droits. Certaines images méritaient au moins une respiration, un silence ou une attitude différente.

La mine, l'image, le mot, le temps : c'est le quotidien du journaliste. Alors, le bon mot pour l'équipe sur le plateau, ce n'est pas le sujet.

 

Les idées et les actes, chez Arthemia

Un extrait de : Méfiez vous des gens qui ont des idées, publié sur le blog d'Arthemia, suivi d'un de mes commentaires…

Bruno a écrit : "En tant qu’entrepreneur nous sommes entourés de gens qui savent plein de choses et qui ont plein d’idées pour nous. La difficulté pour l’entrepreneur est de faire le tri dans tout ça et de décider ce qu’il veut faire, créer, mettre en place. Mais ce cas là est assez simple à gérer. Au final il s’agit de se poser la question : « Cette feature que me propose ce client/prospect/ami est-elle vraiment une bonne idée, est elle faisable? ». En général on apprend assez vite à faire le tri.

Mais le véritable danger vient d’ailleurs. Quand on crée une société, les premiers temps (pour ne pas dire les premières années) il faut faire. Simplement faire. Et cela veut dire mettre les mains dans le cambouis, développer du code, se coltiner la paperasse dont l’administration française a le secret, faire les comptes, prendre son téléphone, prospecter…

Avoir des idées c’est bien. C’est génial. Mais trop souvent les gens qui ont ces idées ne sont pas prêts à faire ce qu’il faut pour les concrétiser.

Donc quand vous entreprenez. Ne vous entourez pas parce que tout le monde vous dit qu’il faut le faire. Entourez vous parce que vous avez trouvé des gens qui font, avec vous."

bettina soulez said: "Article intéressant. J’aime bien ce constat. Par chance, il y a des gens qui sont des exécutants et de bons suiveurs. D’autres qui sont surtout des créateurs et des innovants. D’autres encore qui imaginent et se donnent les moyens de créer. Et puis, il y a les étapes à franchir… Former, déléguer, etc. La confiance. Maître-mot. Confiance en soi et confiance en les autres. Et à cela s’ajoute encore : apprendre à repérer ses ennemis et ses alliés qui, en plus, peuvent être mutants parce qu’opportunistes. La vie, c’est tout ça et cela a du bon. Ca nous évite de nous endormir dans le ronron ; ça nous booste pour entreprendre et créer pour demain ! Evoluer toujours, tout en restant soi-même, fidèle à ses valeurs faciles à lire pour les proches. Ainsi, tout l’entourage avance au même rythme, sans faux-semblant, en regardant dans la même direction. Bravo, Bruno ! Continue, on est là, admiratifs et confiants !"

Ted Kennedy à Barak Obama : une bien belle lettre…

  1. Voici le texte original en anglais

THE WHITE HOUSE

Office of the Press Secretary

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May 12, 2009

Dear Mr. President,

I wanted to write a few final words to you to express my gratitude for your repeated personal kindnesses to me – and one last time, to salute your leadership in giving our country back its future and its truth.

On a personal level, you and Michelle reached out to Vicki, to our family and me in so many different ways. You helped to make these difficult months a happy time in my life.

You also made it a time of hope for me and for our country.

When I thought of all the years, all the battles, and all the memories of my long public life, I felt confident in these closing days that while I will not be there when it happens, you will be the President who at long last signs into law the health care reform that is the great unfinished business of our society. For me, this cause stretched across decades; it has been disappointed, but never finally defeated. It was the cause of my life. And in the past year, the prospect of victory sustained me-and the work of achieving it summoned my energy and determination.

There will be struggles – there always have been – and they are already underway again. But as we moved forward in these months, I learned that you will not yield to calls to retreat – that you will stay with the cause until it is won. I saw your conviction that the time is now and witnessed your unwavering commitment and understanding that health care is a decisive issue for our future prosperity. But you have also reminded all of us that it concerns more than material things; that what we face is above all a moral issue; that at stake are not just the details of policy, but fundamental principles of social justice and the character of our country.

And so because of your vision and resolve, I came to believe that soon, very soon, affordable health coverage will be available to all, in an America where the state of a family’s health will never again depend on the amount of a family’s wealth. And while I will not see the victory, I was able to look forward and know that we will – yes, we will – fulfill the promise of health care in America as a right and not a privilege.

In closing, let me say again how proud I was to be part of your campaign- and proud as well to play a part in the early months of a new era of high purpose and achievement. I entered public life with a young President who inspired a generation and the world. It gives me great hope that as I leave, another young President inspires another generation and once more on America’s behalf inspires the entire world.

So, I wrote this to thank you one last time as a friend- and to stand with you one last time for change and the America we can become.

At the Denver Convention where you were nominated, I said the dream lives on.

And I finished this letter with unshakable faith that the dream will be fulfilled for this generation, and preserved and enlarged for generations to come.

With deep respect and abiding affection,

[Ted]

 

* texte vu sur le blog de Corine Lesnes, Big Picture 


2. Voici, en français, ce que j'y ai lu et ce que j'en retiens : 

Très beau texte où il remercie Barak Obama d'être comme il est pour lui et sa famille, pour les Etats-Unis et pour le monde. 

Ted Kennedy va quitter la vie bientôt en ayant espoir et confiance en l'avenir grâce à lui. Il est fier d'avoir combattu à ses côtés, heureux en somme d'avoir commencé sa vie politique auprès d'un homme qui a eu beaucoup d'impact dans la vie des Américains et de la finir avec un homme qui rayonne lui aussi grandement.

Il sait que le combat pour une assurance maladie sera gagné avec Obama car la couverture maladie des Américains doit devenir un droit et non un privilège obtenu par l'argent. Préserver la santé d'un peuple, c'est agir pour sa prospérité.

…Voilà une bien belle lettre adressée à un grand président.


3. Je reste fan d'Obama et sourde aux critiques ! Il est exceptionnel. Il sait donner beaucoup de lui pour donner du sens à ce qu'il entreprend.

 

Chefs d’entreprise, où en sont vos sites web ?

Des gouvernants qui communiquent… donc des exemples à suivre :

La Maison Blanche, opérationnel à la minute du serment d'Obama,

L'Elysée, à jour toujours,

10 Downing Street, à jour aussi,

Gouvernement Fédéral, à jour encore, version française possible, et celui de La Chancellerie, version allemande et anglaise.

Blog d’entreprise : oui, on y parle de vous !

Le blog, vous êtes pour, vous êtes contre ?

Et pourtant le monde du blog parle de l'entreprise, des dirigeants, des cadres, des employés, des produits, des services… souvent à mots couverts… pour en dire du mal !… et nominativement pour en dire du bien.

Alors, si vous, Patron de PME, vous avez à proposer, montrer ce que sont votre stratégie, votre entreprise et ses offres, allez-y ! Faites-vous plaisir, offrez-vous un espace de parole. Créez un blog qui, en existant, prolongera d'autant vos communications plus officielles. Profitez-en pour donner aussi à voir, de ci de là, qui vous êtes ou ce que sont vos convictions. En paraissant à visage découvert dans votre blog, vous gagnerez du temps car vos contacts en face à face, précédés ou suivis par la consultation de votre blog, seront plus denses et plus constructifs.