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Bravo, Didier Deschamps !

Finalement, depuis le coup de tête de Zidane, je crois n’avoir jamais plus regardé un match de foot… Les catastrophes pour l’équipe de France qui ont suivi cet événement, puis le management hermétique de Domenech et enfin les histoires de la prostituée mineure  de Ribéry et de son acolyte ont eu raison de mon éventuel intérêt pour ces sportifs.

Depuis que Deschamps était aux manettes, je voyais bien que cela avait changé. Mais bon…  Et soudain je devine une équipe jeune, motivée, au travail, soudée,  respectueuse de la France et de  son entraîneur… Alors, hier, je décide d’être devant mon écran : bingo ! Fantastique état d’esprit ! Gestes de solidarité constants entre les joueurs pendant le match !

Et ce matin, je lis que Ribéry remet en cause le médecin français qui lui a refusé certains traitements à base de sang de veau (prodigués en Allemagne et interdits en France…) et qui, selon lui, auraient pu lui permettre de guérir à temps !… Allez ! C’est fini le mauvais spectacle… Les jeunes jouent très bien, l’ambiance est bonne, que peut-on demander de plus sinon de les voir porter loin les couleurs de la France, de faire leur job et de nous faire rêver à de beaux projets ?

Bravo, DIdier ! La classe ! Tous à l’honneur ! Tout cela ressemble à du bon boulot de patron.

 

Un fringant vieillard file à l’anglaise vers la Normandie le 6 juin !

J’adore !

Un « vétéran » anglais, considéré comme faiblard parmi les pensionnaires de sa maison de retraite, embarque toutes ses médailles, file à l’anglaise et s’installe incognito dans un car en partance, le 5 juin, pour la Normandie !

Il a un rendez-vous le 6 juin qui mérite la désobéissance à un personnel conventionnel et trop sécuritaire.

Oui, son passé glorieux, ses potes d’antan l’attendent ; oui, il fera bon raviver un moment fort de sa vie de jeune homme  ; oui,  il mérite aujourd’hui la reconnaissance des chefs d’état et de l’Europe ; oui, il fait partie des exemples qui ont droit de cité pour les jeunes générations ; oui, enfin, il montre qu’il n’est jamais trop tard pour encore oser franchir les barrières !

Congratulations, Sir !  Being there, what else ??

Le wagon couinant, « chutttuintant » !

On entre dans le TGV… Trois femmes de la même famille sont déjà installées : une maigre très âgée très ridée, une très très grosse de cinquante ans, une jeune plus qu’obèse. Bon.  Trio pas banal, affublé d’un chien demi-portion maigrichon, mi-chien mi-raton, qui tient dans un petit sac à main… En réalité,  je n’ai pas vu tout de suite qu’il y avait un chien : je m’en suis aperçue quand la  plus jeune et la plus fessue s’est assise dessus et qu’on a entendu un couinement étouffé et étrange… Entre voyageurs, on s’est regardé : d’où vient ce son inénarrable, semblant provenir de l’au-delà ?

Début de voyage pas trop cool : la jeune fille crie souvent sur sa mère ou sur son chien. La mère répond en criant et le chien en grondant et aboyant (agressif, le petit pépère !).  Heureusement, la jeune fille ne crie jamais sur sa grand-mère. D’ailleurs, cette femme-là, à l’inverse des deux autres, semble vouée au silence.

A chaque éclat de voix, on sursaute tous,  d’autant que cela met en mouvement le corps de la jeune fille qui bondit debout dans l’allée, et que cela fait glisser son pantalon très bas et  qu’on a le maigre avantage de voir ses fesses, ses hanches… et sa raie des fesses, bien sûr !  Ca fait beaucoup d’un coup, et souvent !

De surcroît, quand la fille s’énerve ou quand le chien-rat, bien vivant aboie , la mère et la grand-mère font en duo un énorme « CHHHHUUUUTTTT ! » qui réveille définitivement tous les somnolents du wagon !

Entre la fascination qu’exerce sur nous ce quatuor atypique et le bruit de l’énorme chuuutttt, le wagon est partagé entre fous-rires et indulgence. N’empêche qu’il nous tarde d’être arrivés car c’est quasi impossible de lire ou de dormir ou d’avoir une conversation suivie.

Plus qu’une demi-heure… On approche… Et là, d’un coup, la grand-mère, la vieille dame recroquevillée de tout à l’heure apparemment si docile, se met à raconter haut et fort sa vie, sa santé, ses idées, son époque ! Et tatali et tatalère ! Maintenant, les deux autres femmes se taisent, comme assommées elles aussi par le discours de l’Ancêtre ! Le chien rentre dans son sac à main et ferme un oeil. Et nous autres, tous les autres, dans le wagon, claquons bouquins, ordis et tout le toutim, car là, on a conscience que tout est dit, qu’on n’a plus qu’à assumer cette ambiance wagonnesque qui part en vrille, qu’on n’a plus qu’à surveiller nos montres, en espérant ne pas devenir dingues dans ces dernières minutes ensemble !

L’arrivée à quai libère les gens et les esprits. Les trois femmes et le doggybag sont attendus sur le quai par deux armoires à glace avec qui mieux vaut ne jamais avoir à en découdre ! Et pêle-mêle, on se rue tous dehors à notre tour, heureux de quitter l’étrange théâtre où l’on a été pris au piège d’une saga familiale bizarroïde !

J’adore le train ! Vrai de vrai !

Gare à la mauvaise graine !

La particularité de la mauvaise herbe, cette garce destructrice  ? Elle s’incruste souvent à proximité d’une belle plante en pleine croissance qui a des feuilles qui ressemblent aux siennes. La mauvaise  s’installe à côté de la belle et bonne pour l’étouffer, prendre sa place, régner, troubler le maître des lieux qui ne sait plus, en les regardant,  laquelle arracher. Elle grandit à toute allure, se montre traîtreusement vorace dans le sol gorgé d’eau, se fait aimable avant d’être si envahissante qu’elle méritera, enfin, le coup de grâce qui laissera sa voisine vivre et occuper la place qu’elle mérite !

Alors, oui, au printemps, après avoir semé, il faut désherber.  Au boulot !

Cette inspiration bucolique est due au printemps. Cela pourrait, par exemple, ressembler à la vie professionnelle lorsqu’on laisse la sauvagerie ou la compétition s’installer entre confrères ou consoeurs. Par moments, c’est au chef d’intervenir et de remettre au net le terrain, repenser les prés carrés, redéfinir les fonctions, mettre en valeur ce qui mérite de l’être. L’harmonie de l’ensemble peut être gâchée par une seule mauvaise pousse.

Regardez-moi dans les yeux ! J’ai dit : « les yeux » !

Gros nouveau coup de pub pour Wonderbra,  grâce à Ségolène (paraît-il)… « Regardez-moi dans les yeux ! J’ai dit : ‘les yeux’ !  » Ca va être plus facile, maintenant ! Oui ! Les décolletés sont interdits dans certains bureaux… Il paraît que c’est mieux pour l’environnement ! Ah, ah !  C’est moins polluant pour l’écoute et l’attention !

J’imagine déjà les parades : des seins pigeonnants, rehaussés par des coussinets cachés dans le soutien-gorge… Des seins  couverts d’un vêtement en voile léger transparent… Des cols roulés affriolants déchirés ici et là…

Attendez-vous à être les uns et les autres aguichés subtilement ! Ce qui est suggéré fait souvent mouche et fait causer…  La créativité est en route ! Le langage du corps ne peut ni se taire ni se cacher…

A propos, et les hommes ? Un beau poitrail bien musclé, bien bronzé, genre pub pour Coca Light, etc. ? Ca va être interdit ? Rhabillez-vous, Messieurs !!!

Bon sang ! Que fera la police face à ces désordres ????

 

Comme les skieurs, oubliez vos spatules, regardez au loin !

Vers quoi et comment...Fixez l’horizon, voyez grand. Projetez-vous, imaginez le futur que vous vous souhaitez. Cela donne des ailes !

Si les skieurs regardent leurs spatules, ils perdent pied. S’ils regardent au loin, ils savent le but qu’ils veulent atteindre et se donnent les moyens d’y arriver. Après… le temps qu’on met pour atteindre le but, c’est affaire de talent, d’anticipation, de chance, aussi… parfois…

Se dire « normal » : un « laissez-passer » ! V. 2

Il avait dit qu’il était un homme normal. Et nous avons  pourtant espéré que le pouvoir le rendrait hors du commun, donc plus tolérant, plus à l’écoute, plus généreux, moins centré sur lui-même et sur son plaisir. « La fonction fait l’homme », dit-on. Lorsqu’il y a une mission à mener, une nation à faire vivre et à représenter, on aimerait que l’ego, le flou, le mensonge, la trahison, l’insulte publique disparaissent au profit du devoir ou de l’engagement pris… Utopie.

Alors, si être un homme comme les autres, c’est avoir supporté un tweet de trop de sa compagne qui grillait inutilement la mère de ses enfants, si c’est faire du gringue à une autre, faire le mur et rouler en scooter… OK, merci, le tableau est peu reluisant pour un président.

Oui, on l’a cru ordinaire. Bon, il l’est.  Ses compagnes aussi, peut-être…  Mais quand on est le n°1 des Français, si l’affront donné devient public, il est d’une violence inouïe.  Et les souffrances imposées à sa compagne en titre sont d’une cruauté terrible.

Il avait dit de lui-même qu’il était un homme normal : c’était son « laissez-passer ». On regrette qu’il ait mis la normalité à ce niveau-là.

PS J’ai allégé ce texte le lendemain de la conférence de presse.  Le président a donné de la gravité à sa fonction et à ses engagements. Il a  montré sa détermination à alléger les charges des entreprises françaises pour rendre leurs offres plus compétitives : bon choix. Et il a su éviter les questions qui risquaient de le cantonner à être un coureur de jupons.

Incompréhensibles appétits de pouvoir politique…

Quel bain de catastrophes ! Quand on les voit tous, à gauche comme à droite, s’étriper, se faire des coups bas, faire du rétropédalage, créer des alliances d’un jour, promettre, promettre encore, promettre toujours à des citoyens plus du tout dupes qui voient le travail s’effriter, leurs rentrées d’argent diminuer, leurs impôts s’augmenter, les dépenses publiques toujours élevées, quand on entend les journalistes s’acharner sur les uns ou les autres et vilipender l’un et l’autre à tout bout-de-champ, les sans-ressources nous solliciter tous les deux pas, l’éthique et la confiance mises en doute, les chiffres publiés erronés ou contestables, quand on observe le chacun pour soi et le départ des nantis, les jeunes qui jonglent entre bardage de diplômes et stages, CDD puis précarité… bref, quand on fait la liste des mille raisons de désabusement du peuple, on se demande à qui confier la Nation, comment croire la plupart de ces gens qui, mus parfois uniquement par leur ego, veulent encore se jeter dans la bataille électorale.

Incompréhensibles appétits de pouvoir politique ! Car, pour réussir, il faut tant de talents et de modestie mêlés, tant de charisme sans la certitude d’être l’unique, tant d’écoute pour fédérer, et d’humilité pour entendre, tant d’intelligence pour savoir imaginer demain, tant de temps également pour savoir tout à la fois aller vite avec les autres et  faire « retraite dans le désert » pour, à tout moment, ajuster son jugement et son idéal à la réalité du monde.

Comment peut-on encore trouver des hommes qui ont l’inconscience de penser qu’ils seront le sauveur, le prochain Président, le seul, l’unique qui… ? Savoir cumuler l’humilité sans la fadeur, l’intelligence sans l’outrecuidance, le charisme sans la prétention, la bonne intuition sans la mauvaise : c’est l’oiseau rare qu’il nous faut. Pour l’instant, en France, il est bien caché. Aux USA, c’est plus grand, les Américains l’ont trouvé mais ils le chahutent aussi : c’est Obama.

Ici, un Obamabis, nous ferait du bien, par Toutatis ! Cherchons !