Archives pour la catégorie Livres

Modiano, ‘L’herbe des nuits »

Il faut s’habituer à lire du Modiano*. Une reconquête à chaque fois. Je le lis parce que les critiques sont généralement dithyrambiques… et je sais que « ne pas le lire », c’est prendre le risque de passer à côté de quelque chose de « grand ».

« L’herbe des nuits » m’a plu, certes, mais je suis avec ce livre comme je l’étais avec « L’étranger » de Camus (beau compliment, non ?). Je suis captivée mais je reste extérieure à l’histoire, spectatrice contrainte à la lenteur…

Finalement, c’est cela qui crée la nuance de plus entre mes romans-coup-de-coeur et les autres : puis-je m’imaginer dans l’histoire, puis-je en être le narrateur ou pas ? Pour certains textes, je suis emballée parce que…

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Un article paru dans « Murmures » sur « La bulle de champagne et le grain de sable »

Bonne surprise !
Une critique de ma pièce, écrite par Noé Gaillard, et parue dans « Murmures ».
En voici un extrait :
« Je ne sais pas du tout comment procèdent les directeurs de troupe ou de théâtre mais il me semble que le seul critère de sélection d’un texte théâtral est sa “jouabilité”. Une pièce est jouable ou ne l’est pas…
Là pas de problème. Ça l’est ! Trois femmes (Ingrid, Margot, Anita), cinq hommes (Omam, Jean-Jacques, Marius, Pierre, Le cuisinier) en trekking dans un désert caillouteux. Bettina Soulez donne à voir et à entendre quelques travers de notre société confrontés à l’inconfort et à des situations catastrophiques. Dans ce genre d’exercice le risque de sombrer dans la caricature est très grand. Il faut ridiculiser les personnages en finesse sinon le spectateur peut vous reprocher l’outrance et l’invraisemblance. Bettina Soulez dont c’est la deuxième pièce et qui remercie Molière – en se permettant de le citer avec subtilité – sait manifestement où se trouvent les limites entre outrance et vraisemblable. Elle rend ses personnages plus ou moins ridicules mais parce qu’ils ne savent réagir qu’en fonction de stéréotypes auxquels ils veulent échapper et non parce que leurs réactions sont excessives. Elle montre qu’un des ressorts du comique est la distance entre une situation donnée et l’appréhension que l’on en a. Nous spectateurs ajoutons à ce décalage en apportant notre vision – notre imaginaire – de la situation donnée. Vous avez bien dû remarquer que les représentations qui nous plaisent le plus sont celles où nous sommes surpris sans être agressés…
A lire et à voir.
Noé GAILLARD
http://www.murmures.info/index.php kro=9621&action=view&highlight=bulle+champagne

« Analyste au coeur de la folie financière »

Il est toujours temps de lire cet excellent livre écrit par Edouard Tréteau, publié en 2005, qui expose le pouvoir énorme de ces (parfois) très jeunes analystes financiers.

Ce livre "Analyste au coeur de la folie financière", publié chez Grasset, se lit comme un  roman, à toute bombe ! Les faits commencent en mars 2002, en pleine affaire Vivendi Universal, ou un peu plus tôt en 1998 quand notre jeune analyste est embauché par le Crédit Lyonnais.

Pas si vieux, tout ça, non ?…