Archives pour la catégorie L’actualité, si nous en parlions ?

La pédophilie = péché, = crime. => La prison : ça calmerait, non ?

Enfin, l’Eglise de terrain  dit « péché » pour qualifier la pédophilie. Il était temps que les évêques entendent les mots du Pape François qui, lui, avait déjà parlé de « péché grave » et de « monstruosité » !

Pour ce « crime » insupportable sur la jeunesse, une peine de prison et un accompagnement psychologique pourraient faire réfléchir davantage qu’un monastère ou un confessionnal, non ?

Et on ne doit plus pouvoir envisager de rester en charge des enfants si on a été pédophile.

A LIRE :

Pour Mgr Lalanne, la pédophilie est finalement « un péché grave »

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Cécile Chambraud

http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/04/06/pour-mgr-lalanne-la-pedophilie-ne-serait-pas-un-peche_4897264_1653130.html

 

La place de la République a-t-elle 1 âme ?…

20160121_150933Jeudi, je suis passée par la Place de la République pour la 1re  fois depuis le 11 janvier 2015. Quelle émotion ! Car ce n’est pas 1 âme que j’ai reçue en plein cœur, ce sont des centaines ! Celles de tous ces martyrs partis parce qu’on n’a pas su enseigner à quelques damnés le bonheur qui nous est donné via la tolérance, la diversité, la joie, la liberté.

Avant, la place de la République était le cauchemar des voitures et des piétons. On savait qu’en allant là, on tombait sur un coin de Paris impraticable, passage imposé pour atteindre les théâtres, les salles de spectacle, le cirque d’hiver, etc. Et vaguement, on savait qu’il y avait là, planquée au milieu, une statue qu’on n’avait jamais le loisir d’admirer.

Puis un jour, enfin, tout a changé. Un architecte a eu du génie. Il s’est intéressé au sens de cette place de Paris : les trottoirs ont été aplanis, le centre est devenu lieu de vie, la circulation des voitures s’est assagie et une large partie de la chaussée a été donnée aux piétons. Enfin,  la place avait gagné une âme, avec au cœur, dressée vers le ciel, sa fière statue que les Parisiens pouvaient enfin découvrir.

Jeudi, cette place de la République m’a offert ce melting-pot d’âmes autant par son ambiance presque feutrée (malgré le temps glacial !) que par les écrits qui foisonnent,  les graffitis colorés de créateurs anonymes ou par le sentiment qui m’animait : oui, quelque chose d’indéfectible dans notre pays règne là. Des milliers d’âme comptent sur nous. Notre mission : rester joyeux, éduquer, échanger, transmettre, aider la jeunesse à grandir heureuse et courageuse, les yeux bien ouverts, avec des projets innovants pour les générations qui lui succéderont.

Oui. Œuvrons pour ce qui reste essentiel.

Ca me tombe dessus, dites donc, là, bingo à la mi-septembre !

Une sensation bizarre !

Des envies de courir dans un champ… dès que je passe à proximité de mon bureau ! Des envies de bon goûter sur le chemin du cinoche… au lieu d’afficher mon agenda sur mon ordi ! Des envies de grass’mat jusqu’à 11h suivie d’une plongée dans de l’eau glacée… quand je ramasse mon courrier !

Mais oui, c’est ça ! J’ai attrapé une tév-noudette carabinée ! Son nom savant : « phobie administrative ». C’est pas dangereux comme l’Ebola mais l’emmerdant, c’est que ça peut coûter cher !

Le pharmacien ne peut rien pour moi, le psychiatre non plus. Y paraît qu’il faudrait que je demande quoi faire à un homme à papiers, un député, par exemple  !  C’est du grand n’importe quoi !

Alors, pour entériner mon mal,  j’opte pour la méthode Coué : « Courage, je vais bien, je vais de mieux en mieux, j’ai passé d’excellentes vacances, courage, je vais bien, je vais de mieux en mieux, j’ai passé d’excell… vac… zzzzzZZZZ »

 

Mais qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? Du grand cinéma, que diable !

Tout a été dit sur ce film magique ! Courez-y ! C’est un régal d’humour, d’intelligence, de jeux d’acteurs fabuleux !

C’est constructif, dopant, réaliste, optimiste ! On rit de tout, on se délecte ! Bref, le talent est là, partagé par tous !

 Ah ! J’adore !!!

La pêche ! On en veut des milliers comme celui-ci.

Bravo  et merci à tous à Philippe De Chauveron
et Christian Clavier, Chantal Lauby, Ary Abittan, Medi Sadoun, Frédéric Chau, Frédérique Bel et tous les autres !

A voir et à revoir, dès que possible…

« Pas son genre » : l’excellence ! alors que les 2 autres, « Une rencontre » et « La vie d’Adèle »…

Trois films,  trois histoires d’amour : des points communs…  Des nuances de taille :

« Pas son genre » , un film  de Lucas Belvaux avec Emilie Dequenne et Loïc Corbery (de la Comédie Française)

Consulter la fiche du film 'Pas Son Genre' EXCELLENT !

Emilie Dequenne est Top, comme d’habitude ! Son partenaire, Loïc Corbery, est lui aussi remarquable dans ce rôle d’homme qui se pense épicurien  mais qui, arc-bouté dans ses principes de liberté absolue, reste sectaire et égoïste, et incapable de déchiffrer ce qui lui arrive.

Clément, philosophe, parle de philosophie, initie à la réflexion philosophique et l’écrit. Jennifer, coiffeuse,  a une compréhension intuitive, franche et pertinente de ce qu’elle donne ou fait, et… (on le devine) vit, sans y réfléchir, avec philosophie. L’un se croit fort, bardé de sa réflexion, de ses connaissances et de ses choix personnels fortement affirmés, et l’autre est véritablement forte, en sachant tenir compte de ce qu’elle est, de ce qu’elle ressent et de ce qu’elle peut donner et recevoir dans la vie.

Merci, Monsieur Belvaux !

Un film excellent, plein de gaieté, d’intelligence et d’énergie et qui m’incite, par contraste, à parler de deux autres  que j’ai vus aussi.

Hier, nouvelle virée au cinoche pour voir le film de Lisa Azuelos avec Sophie Marceau et François Cluzet…

Une Rencontre AÏE !!!

Voilà, c’est fait. En regardant l’affiche du film, vous avez tout vu ou presque… Il vous manque les minauderies et la superbe silhouette de cette excellente actrice et les airs benêts de cet excellent acteur ! Quel gâchis !

Cela aurait été astucieux de vraiment traiter le sujet tel qu’il a été évoqué par Sophie Marceau lors d’une interview : le thème du fantasme et du désir qu’on ne concrétise pas. A la place de cela, vous avez un film aux scènes creuses avec des techniques de vire-voltage de la caméra, des flous mille fois vus et un contenu au ras des pâquerettes ! La première scène, la rencontre, est accablante de bêtise ! Patience, on espère que cela va s’arranger… Mais non !

Ces deux personnages-là ont des super jobs mais on les voit constamment dans des situations professionnelles totalement creuses elles aussi ! Et pour bien nous faire comprendre que François Cluzet est l’homme le plus craquant dès la première scène, il est constamment entouré d’hommes rendus totalement ordinaires… Enfin, comme le film est surtout une ode réussie à la beauté de Sophie Marceau, on se dit que les cachets des deux stars étaient tels qu’il fallait économiser pour le reste…

On est donc très loin de tout ce que l’on peut aimer chez ces deux acteurs d’exception qui se sont fourvoyés en acceptant ces rôles archi-plats. (Ouf, le battage médiatique fonctionne : cela leur servira au moins à payer leurs impôts dus pour les réussites passées…)

Enfin, parlons ensemble de « La vie d’Adèle ». Quand le film est sorti, j’ai pensé : « Un grand film annoncé. Soyons modernes, allons-y… »

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2Un film d’Abdellatif Kechiche

avec Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux…

Là encore, le battage médiatique est fort ! On a l’impression de tout connaître : la difficulté du tournage, les cadences de travail pour toute l’équipe,  le comptage des cuisses et du reste puisqu’on a appris qu’en plus des actrices stars, il y a eu des doublures pour les scènes les plus hard, etc.

Alors oui, notre Adèle actrice mérite  son ou ses prix. Oui, le point de vue sur la société et le déterminisme des milieux sociaux se défend. Oui, le trouble du coup de foudre en pleine rue et la drague subtile qui s’ensuit sont de belles images.

Mais, Diable !  Que de lourdeurs… Comme ces scènes de repas spaghettis, avec gros plan insistant sur les bouches ouvertes, sont dégoulinantes et lentes !… Comme ces scènes en gros plan de léchage et tripotage de corps sont longues et pesantes ! Cela devient technique. Peut-être que  tout cela est filmé pour faire fantasmer  certains publics. Subtilité out. Emotion nulle.

Si Abdellatif Kechiche voulait faire comprendre au spectateur qu’aller voir son film, c’est du voyeurisme, c’est réussi, on est servi.  Cependant, cela restera une aide au combat à mener contre l’homophobie et l’exclusion.

Les points communs des trois films ? Le coup de foudre, l’amour, la confrontation des milieux sociaux. Le premier joue sur les messages, le deuxième sur le choix des comédiens, le troisième sur le choc des images.

Vous avez compris ma préférence : de l’amour, certes, avec du subtil et du sens. Le seul à voir absolument : « Pas son genre », de Belvaux.

 

 

 

Un métier d’avenir… Paf ! Et repaf !

Ca devait arriver. Pollution oblige. C’est chose faite en Chine. La mort des abeilles fait cesser la pollinisation des fleurs, notamment dans le Sichouan. Pour y remédier, nos sociétés se voient obligées de créer un nouveau job… : l’homme-abeille. Grosse claque ! De plein fouet.

D’autant que l’homme et la femme sont beaucoup moins rapides que l’abeille. Attention, deuxième claque prête à partir : le prix des fruits va grimper !

  1. Certes, ça va aider à diminuer le chômage…
  2. La photo (ci-après) parue dans Le Monde est superbe, ok.
  3. On le sait, les chimistes sauront reconstituer le goût des poires, des pommes, des cerises, parfait !

Tout va bien, alors ?!??!?  Sans rire, « ça me fout le bourdon ! »

Extrait de l’article/2014/04/23/dans-les-vergers-du-sichuan-les-hommes-font-le-travail-des-abeilles_4405686_3244.html : « La saison de la pollinisation bat son plein dans les vergers du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine. Perchés aux branches des pommiers, les agriculteurs du village de Nanxin se contorsionnent pour atteindre les fleurs les plus éloignées. »

Par ailleurs, dans les champs, les cultivateurs utilisent largement les produits phytosanitaires pour éliminer les insectes qui menacent leurs fruits.Photo parue dans l’article du Monde du 24 avril 2014 

La France souffre. Quel bazar !

Entre les deux tours…

Il nous manque des gens miraculeux avec des idées solides et un punch à toute épreuve dans un parti atypique !

On ne sait plus qui croire, on se méfie de tous… Tous, à tour de rôle,  nous déçoivent ou nous font peur. Comment avancer et vers quoi ?

Pourtant, la France est un pays génial !

Le problème : les politiques s’aiment souvent plus eux-mêmes qu’ils n’aiment leur pays.

Ah, si on pouvait faire notre marché ! Oublier les extrêmes, prendre les 5 ou 6 meilleurs à gauche, à droite, au centre et leur demander de bosser ensemble ! Ca serait formidable, non ?

Modiano, ‘L’herbe des nuits »

Il faut s’habituer à lire du Modiano*. Une reconquête à chaque fois. Je le lis parce que les critiques sont généralement dithyrambiques… et je sais que « ne pas le lire », c’est prendre le risque de passer à côté de quelque chose de « grand ».

« L’herbe des nuits » m’a plu, certes, mais je suis avec ce livre comme je l’étais avec « L’étranger » de Camus (beau compliment, non ?). Je suis captivée mais je reste extérieure à l’histoire, spectatrice contrainte à la lenteur…

Finalement, c’est cela qui crée la nuance de plus entre mes romans-coup-de-coeur et les autres : puis-je m’imaginer dans l’histoire, puis-je en être le narrateur ou pas ? Pour certains textes, je suis emballée parce que…

Continuer la lecture de Modiano, ‘L’herbe des nuits »

London Bridge, Tate Gallery, William Klein

La semaine dernière, j’étais à Londres.

Belle expo sur Klein, ses photos et films qui retracent des époques, des pays, des coups de coeur, des révoltes. Couleurs, vie, audace sont au rendez-vous. Bravo, Monsieur Klein ! On ressort de là, smartphone à la main, prêt à tout mettre en images ! :))  Mais je vais vous épargner… Rien qui vaille dans mes photos sur Londres gris ce jour-là…