Archives pour la catégorie Du cinoche et du cinéma

En 3 volets, l’enfer pascal chez les bêt-à-chocs !

Volet 1 :

Ca tient du miracle ! Mon lapin pond des oeufs ! Miam !

bêt-à-chocs volet 1

 

Volet 2 :

Attaqué aux oreilles par les p’tits loups, mon lapin a une vie de chien en tentant de couver son impossible marmaille !

L’enfer pascal chez les bêt-à-chocs !

bêt-à-chocs volet 2

Volet 3 :

La nuit n’a pas été la même pour tout le monde !

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Au voleur ! Au voleur !

Qui m’a volé mon lapin ?

N’est-il point caché là parmi vous ?

Rends-moi mon lapin, canaille !

Clint Eastwood, délicatement fondamental.

« Au-delà », superbe film pour parler délicatement de sujets fondamentaux : nos vies sur terre et dans l’au-delà, le poids de l’absence de l’autre et du doute, le besoin de parler encore à celui qui n’est plus,  la douloureuse nécessité de parler pour soi et non toujours pour celui qui est parti, la rupture et le lien ténu qui restent peut-être entre ces deux mondes, la merveille de la gémellité, le poids sur les épaules de celui qui se sent ou se sait medium, le mystère des sciences dites occultes, l’impossible deuil qui est une affaire tellement personnelle et unique… En somme : « Mourir, et après, mmh ? »

Le talent de Clint Eastwood, porté par Cécile de France et Matt Damon, mérite que vous filiez en salle voir ce très beau film. Un éclairage délicat sur l’impossible absence.

Zabou, « No et moi » en avant-première

D'incroyables jeunes acteurs, Antonin Chalon, Nina Rodriguez, Julie-Marie Parmentier, bien filmés, aux caractères bien tranchés. Bernard Campan et Zabou Breitman, aussi excellents que d'habitude. Une histoire traitée sur fond de documentaire, avec des vues sur Paris et sur la misère moins glorieuses que dans les films qu'on ira vendre volontiers à l'étranger.

MV5BMTQyODM1MTg2MV5BMl5BanBnXkFtZTcwMzk2Njc5Mw@@__V1__SY314_CR129,0,214,314_    Les thèmes : les solitudes qui se cassent grâce à une main tendue, l'électron libre et marginal qui bouscule et redonne de la force à ceux qui l'ont perdue, l'enfance surdouée avec sa fragilité, son décalage, son hypersensibilité, son goût du risque et sa capacité à grandir les autres.

Zabou dans la salle ensuite pour répondre aux questions. De la mesure des deux côtés, dans la salle et sur la scène. Des compliments. Pas d'extrapolation particulière.

Un joli film, oui, sur les "sans abri", la jeunesse et l'espoir…

OSS 117 ? Pfff…

Samedi, sans lire de critique, je suis allée voir "OSS 117 : Rio ne répond plus" pour le craquant Jean Dujardin. J'y vais en confiance : il y a 3 ans, OSS 117 Le Caire nid d'espions m'avait vraiment plu.

Est-ce un signe ? La salle à 13H 30 est vide ou presque. Bon, passons… L'heure sans doute est ingrate.

Mon Dieu ! Quelle lourdeur ! Il en fait des tonnes pour faire passer des blagues pesantes. La fibre comique est éculée au bout de 10 minutes mais non, on nous l'impose tout au long du film ! Dujardin gesticule, caricature le personnage à l'extrême mais ne sauve rien. On peut être grandiose en jouant des grands beaux ignares stupides et racistes mais on peut aussi s'y épuiser en pure perte ! C'est le cas de Jean Dujardin…

J'attends ailleurs cet acteur génial qui n'a été ici qu'un pantin s'essoufflant dans la lenteur d'un mauvais scénario.