Archives pour la catégorie Cinéma

Mais qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? Du grand cinéma, que diable !

Tout a été dit sur ce film magique ! Courez-y ! C’est un régal d’humour, d’intelligence, de jeux d’acteurs fabuleux !

C’est constructif, dopant, réaliste, optimiste ! On rit de tout, on se délecte ! Bref, le talent est là, partagé par tous !

 Ah ! J’adore !!!

La pêche ! On en veut des milliers comme celui-ci.

Bravo  et merci à tous à Philippe De Chauveron
et Christian Clavier, Chantal Lauby, Ary Abittan, Medi Sadoun, Frédéric Chau, Frédérique Bel et tous les autres !

A voir et à revoir, dès que possible…

« Pas son genre » : l’excellence ! alors que les 2 autres, « Une rencontre » et « La vie d’Adèle »…

Trois films,  trois histoires d’amour : des points communs…  Des nuances de taille :

« Pas son genre » , un film  de Lucas Belvaux avec Emilie Dequenne et Loïc Corbery (de la Comédie Française)

Consulter la fiche du film 'Pas Son Genre' EXCELLENT !

Emilie Dequenne est Top, comme d’habitude ! Son partenaire, Loïc Corbery, est lui aussi remarquable dans ce rôle d’homme qui se pense épicurien  mais qui, arc-bouté dans ses principes de liberté absolue, reste sectaire et égoïste, et incapable de déchiffrer ce qui lui arrive.

Clément, philosophe, parle de philosophie, initie à la réflexion philosophique et l’écrit. Jennifer, coiffeuse,  a une compréhension intuitive, franche et pertinente de ce qu’elle donne ou fait, et… (on le devine) vit, sans y réfléchir, avec philosophie. L’un se croit fort, bardé de sa réflexion, de ses connaissances et de ses choix personnels fortement affirmés, et l’autre est véritablement forte, en sachant tenir compte de ce qu’elle est, de ce qu’elle ressent et de ce qu’elle peut donner et recevoir dans la vie.

Merci, Monsieur Belvaux !

Un film excellent, plein de gaieté, d’intelligence et d’énergie et qui m’incite, par contraste, à parler de deux autres  que j’ai vus aussi.

Hier, nouvelle virée au cinoche pour voir le film de Lisa Azuelos avec Sophie Marceau et François Cluzet…

Une Rencontre AÏE !!!

Voilà, c’est fait. En regardant l’affiche du film, vous avez tout vu ou presque… Il vous manque les minauderies et la superbe silhouette de cette excellente actrice et les airs benêts de cet excellent acteur ! Quel gâchis !

Cela aurait été astucieux de vraiment traiter le sujet tel qu’il a été évoqué par Sophie Marceau lors d’une interview : le thème du fantasme et du désir qu’on ne concrétise pas. A la place de cela, vous avez un film aux scènes creuses avec des techniques de vire-voltage de la caméra, des flous mille fois vus et un contenu au ras des pâquerettes ! La première scène, la rencontre, est accablante de bêtise ! Patience, on espère que cela va s’arranger… Mais non !

Ces deux personnages-là ont des super jobs mais on les voit constamment dans des situations professionnelles totalement creuses elles aussi ! Et pour bien nous faire comprendre que François Cluzet est l’homme le plus craquant dès la première scène, il est constamment entouré d’hommes rendus totalement ordinaires… Enfin, comme le film est surtout une ode réussie à la beauté de Sophie Marceau, on se dit que les cachets des deux stars étaient tels qu’il fallait économiser pour le reste…

On est donc très loin de tout ce que l’on peut aimer chez ces deux acteurs d’exception qui se sont fourvoyés en acceptant ces rôles archi-plats. (Ouf, le battage médiatique fonctionne : cela leur servira au moins à payer leurs impôts dus pour les réussites passées…)

Enfin, parlons ensemble de « La vie d’Adèle ». Quand le film est sorti, j’ai pensé : « Un grand film annoncé. Soyons modernes, allons-y… »

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2Un film d’Abdellatif Kechiche

avec Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux…

Là encore, le battage médiatique est fort ! On a l’impression de tout connaître : la difficulté du tournage, les cadences de travail pour toute l’équipe,  le comptage des cuisses et du reste puisqu’on a appris qu’en plus des actrices stars, il y a eu des doublures pour les scènes les plus hard, etc.

Alors oui, notre Adèle actrice mérite  son ou ses prix. Oui, le point de vue sur la société et le déterminisme des milieux sociaux se défend. Oui, le trouble du coup de foudre en pleine rue et la drague subtile qui s’ensuit sont de belles images.

Mais, Diable !  Que de lourdeurs… Comme ces scènes de repas spaghettis, avec gros plan insistant sur les bouches ouvertes, sont dégoulinantes et lentes !… Comme ces scènes en gros plan de léchage et tripotage de corps sont longues et pesantes ! Cela devient technique. Peut-être que  tout cela est filmé pour faire fantasmer  certains publics. Subtilité out. Emotion nulle.

Si Abdellatif Kechiche voulait faire comprendre au spectateur qu’aller voir son film, c’est du voyeurisme, c’est réussi, on est servi.  Cependant, cela restera une aide au combat à mener contre l’homophobie et l’exclusion.

Les points communs des trois films ? Le coup de foudre, l’amour, la confrontation des milieux sociaux. Le premier joue sur les messages, le deuxième sur le choix des comédiens, le troisième sur le choc des images.

Vous avez compris ma préférence : de l’amour, certes, avec du subtil et du sens. Le seul à voir absolument : « Pas son genre », de Belvaux.

 

 

 

Un « Caïn » sur France 2 qui tombe au plus mal !

Vendredi soir, encore un flic, encore des meurtres, encore des corps esquintés ! Décidément, les chaînes publiques ou privées raffolent de ces tueries mises en images…

Cette fois-ci, le policier de France 2 est atypique : handicapé et bougon. Un moyen de le rendre sympathique ? Faux calcul sur toute la ligne ! Il est limite sur tout : sa façon de mener ses enquêtes en se mettant hors-la-loi en dépit des ordres de sa hiérarchie, de claquer les fesses des femmes qu’il côtoie dans le boulot, d’engueuler les gens qu’il rencontre, de crocheter les portes de ceux qu’il veut espionner, etc.

Mais surtout, ce thème de l’anti-héros chez les flics tombe vraiment mal !… au moment où l’on pince, pour de vrai dans la vraie vie, sans que cela fasse rigoler quiconque une bande de flics ripoux à Marseille… et à Lyon !

Pour redorer l’image de la police, France 2 a mieux à faire que d’inventer des flics au caractère odieux qu’on félicite en fin d’enquête, en fermant les yeux sur les procédures non respectées parce que, bon…, le méchant est arrêté.

Heureusement, l’acteur est excellent, c’est déjà ça, et cela donne à voir la possibilité de mener une vie normale tout en étant en fauteuil roulant… Mais, même ça, les pros considèrent que c’est irréaliste : une filature ou une course poursuite en fauteuil roulant sont anachroniques ! Dommage… Car bien sûr, j’opte pour un regard bienveillant sur le handicap qui le rendrait mieux accepté par la société.

« Tout ce qui brille » de Géraldine Nakache. Le mensonge, ascenseur social.

Tout ce qui brille

Un film sympathique, touchant, vif, cadencé. Bien plus riche qu'il n'y paraît !

Je défendrai toujours les films qui mettent en scène la condition de la femme et l'appétit de la jeunesse pour changer le cours de la vie, reprendre la main et vivre autre chose.

Ce film de Géraldine Nakache mérite, me semble-t-il, une lecture plus fine qu'il n'y paraît.

Ces deux femmes, voire ces trois femmes car il faut intégrer le personnage de Virginie Ledoyen comme ayant un peu plus tôt suivi le même itinéraire, mettent leur joli minois, leur intelligence et leur liberté sexuelle au service de la réussite.

Et tout est construit sur du mensonge, jusqu'à cet enfant attachant, ballotté, étranger et perdu dans ce monde d'adultes "friqués", enfant qu'on attribue hâtivement dans une conversation de salon à une femme asiatique alors qu'il est typé d'Afrique du Nord et qu'il se sent enfin si bien, lové dans les bras de ces jeunes filles qui lui ressemblent.

Le mensonge, qui dans cette histoire parfois fonctionne parfois rabaisse, permet à ces jeunes femmes d'espérer sortir de leur ghetto de banlieue ; le mensonge est bas, énorme, humiliant pour les parents ; il offre du rêve à ces jeunes filles mais pas vraiment le bonheur.

Le mensonge comme ascenseur social. On a vu, dans d'autres vies d'autres films, des gens sans foi ni loi s'en servir pour se grandir soi tout en nuisant à autrui.

"Tout ce qui brille" met à l'honneur, par ricochet, des valeurs fondamentales : l'amitié et l'esprit de famille car l'une et l'autre savent pardonner le mensonge qui, lui, ne mène pas bien loin. Les parents de ces jeunes femmes regardent avec intelligence leurs enfants tenter de vivre différemment et de changer le cours de ce qui est écrit. Sans s'immiscer dans leurs vies, attentifs, ils veillent. Et les amis aussi.

Beau film.

« Une erreur de la banque en votre faveur » : ouf ! ce n’est qu’un film…

19059334 A voir absolument !

Distrayant, affolant, tellement plausible… Mais chacun est libre de voir ici des excès ou des égarements permettant de rire…

Film réalisé par Michel Munz et Gérard Bitton avec des acteurs grandioses : Gérard Lanvin, Jean-Pierre Darroussin et Barbara Schulz !