Archives pour la catégorie Bien communiquer s’apprend

Souriez, racontez, donnez, risquez… et vous serez lus !

Les gens m’interrogent… Comment exister sur les réseaux sociaux ? Pour votre profil sur les réseaux sociaux, voici quelques pistes qui s’ajoutent à tout ce que vous pouvez glâner par ailleurs :
– Ce qui plaît souvent, c’est le « story telling » c’est-à-dire se décrire de manière différente et complémentaire du CV.  Alors, mettez-vous en scène, racontez ! :)
– Bien sûr, il faut ajouter une photo (même chose sur votre CV), une photo qui soit plaisante et différente de celle de vos papiers d’identité. Souriez, que diable !, c’est un minimum… et regardez l’objectif avec la tête légèrement tournée : il faut qu’au final, vous regardiez vers la droite de la feuille = l’avenir. (Alors, pensez  à tenir compte de l’inversion du regardant…)
– Proposez votre CV en français et en anglais.
– Mettez-vous en valeur aussi par des rubriques annexes comme : hobbies, bénévolat, etc.
– Augmentez vos amis en les choisissant bien : au départ des personnes en qui vous avez grande confiance et qui sauront parler en bien de vous.
– Si vous connaissez mal les personnes que vous ajoutez, vous prenez des risques ! Partagent-ils vos valeurs ?!??! Aïe !
– Donnez de temps en temps des nouvelles de vous via un post ou bien en citant quelqu’un ou en fêtant les anniversaires ou en réagissant sur le réseau à un écrit. Cela fait resurgir votre profil dans les liens que vous avez établis.
– Vous pouvez aussi publier via un blog ou différents réseaux et retwitter l’ensemble !
– Enfin, demandez à vos proches (perso ou pro) des recommandations.
Bref, sortez du lot en donnant du fun ou du charme ou du passionné à votre profil professionnel même s’il a déjà de belles qualités. Et soyez généreux : donnez de l’info, donnez du temps !

Le pivert et la belette (photo et fable…)

Photo d’aujourd’hui  de Martin Le May

et…

ma fable à la manière de Jean de La Fontaine !

Image de Martin Le May

 

Le pivert et la belette

Un beau jour, un pivert affamé,

Avisant un grand pré clairsemé,

S’y posa pour picorer un ver

Dont la tête dépassait  de terre…

Tout asticot qu’il fût, l’animal

Résistait, ruait et mit à mal

L’attaque piquante du pivert.

Bien essoufflé et désarçonné,

L’oiseau gourmand tardait, s’épuisait.

Près d’une souche, Dame belette

De ce casse-croûte se réjouissait…

Il était bien gros bien gras bien bête !

En un coup de dent visant le cou

Elle saura vite en venir à bout.

La voici qui salive, impatiente

De gober l’oiseau séance tenante !

La faim la tenaille, elle caracole,

Saute sur le pivert-asticoté !

L’oiseau, en panique, au débotté,

Imaginant la bataille, décolle,

Son ennemie sur lui emportée !

Le pivert craint peu de s’épuiser…

Il aime le ciel et l’altitude !

Dans les airs, la dame se sent grisée,

Se prépare à changer d’habitudes :

« Diable ! Ce pivert m’a envoûtée

Plutôt mourir que de le quitter. »

Le pivert, fort de son expérience,

Sait qu’il faut débarquer la tueuse :

Un grand coup d’aile !… et hop ! la mangeuse

Glisse et le lâche ! Bonne sentence !

Ainsi…

Quand votre ennemi pointe son nez

Mieux vaut, pour le déstabiliser,

Fuir son territoire et le mener

Là où vous saurez tout maîtriser.

Bettina Soulez

Le 4 mars 2015, je me suis amusée… à la manière de…                            Jean de La Fontaine

Nicolas Fargues, « Tu verras »

Prendre le train me permet toujours d’attraper un livre et de découvrir un nouvel auteur.  Cette fois-ci : « Tu verras », Prix France -Culture 2011*, a priori pas trop de risque d’ennui…

Et bien oui, j’ai eu raison. Une très belle écriture, une pensée profonde, un contexte moderne. L’histoire apparaît vite comme un moment de vie atrocement difficile mais l’auteur offre aussi à son personnage de laisser tomber ses oeillères et de s’ouvrir à autre chose. Pour survivre, il faut évoluer, changer.

Autre bonne nouvelle  : il a écrit 9 romans… J’ai donc de quoi vivre un autre coup de coeur Fargues ! A suivre.

*Par Nicolas Fargues, publié chez Folio

Regardez-moi dans les yeux ! J’ai dit : « les yeux » !

Gros nouveau coup de pub pour Wonderbra,  grâce à Ségolène (paraît-il)… « Regardez-moi dans les yeux ! J’ai dit : ‘les yeux’ !  » Ca va être plus facile, maintenant ! Oui ! Les décolletés sont interdits dans certains bureaux… Il paraît que c’est mieux pour l’environnement ! Ah, ah !  C’est moins polluant pour l’écoute et l’attention !

J’imagine déjà les parades : des seins pigeonnants, rehaussés par des coussinets cachés dans le soutien-gorge… Des seins  couverts d’un vêtement en voile léger transparent… Des cols roulés affriolants déchirés ici et là…

Attendez-vous à être les uns et les autres aguichés subtilement ! Ce qui est suggéré fait souvent mouche et fait causer…  La créativité est en route ! Le langage du corps ne peut ni se taire ni se cacher…

A propos, et les hommes ? Un beau poitrail bien musclé, bien bronzé, genre pub pour Coca Light, etc. ? Ca va être interdit ? Rhabillez-vous, Messieurs !!!

Bon sang ! Que fera la police face à ces désordres ????

 

Pour rester au top !

Rien de mieux que de couper, parfois, pour régénérer l'ensemble...
Pour régénérer l’ensemble, rien de mieux, parfois, que de couper une branche !

Les élagueurs de talent connaissent et comprennent la vie des arbres et une fois perchés là-haut, ils semblent se ressourcer grâce au ciel en voyant la vie lilliputienne ici-bas et l’horizon lointain.

Une fois perchés,  dans le calme et la concentration, ils s’assurent, repèrent leurs points d’appui, naviguent de branche en branche, chacun dans un arbre. Sans s’apostropher les uns les autres, ils semblent se  nourrir chacun de l’immensité du ciel et de l’horizon.

Ils ont fait fuir pour quelques temps les écureuils et ils les terrifient davantage encore avec le bruit des tronçonneuses. Les hommes sont partis vers ces sommets pour ça mais ils tranchent avec le respect des arbres, dans le souci de les rafraîchir, de les alléger pour entretenir leur bonne santé.

Puis le calme revient. Les élagueurs font une pause : ils grignotent là-haut et  se désaltèrent, assis sur une branche… A les voir vivre en hauteur, on devine qu’ils sont heureux d’être au top, de survoler les toits du monde, d’observer de loin l’agitation des gens ordinaires.

Les écureuils sont loin, inquiets peut-être des caches qui risqueraient d’être dévalisées ou perdues

Puis le travail reprend et se termine. Les élagueurs redescendent, des étoiles dans les yeux. Oui, le spectacle du monde vu d’en haut les ravit toujours. Oui, jamais de cris quand ils sont dans les arbres. Les cris ne résonnent que lorsqu’il y a prise de risque ou drame : c’est une convention, la leur. Ils travaillent avec méthode dans le calme et l’écoute, avec le respect de leur environnement et de leur client.

Exemplaire, non ?

Vais-je enfin le lâcher ?!?

Quoi ? Qui ? Hein ?

Mon boulot, l’homme de ma vie, mes enfants, mon job, mon tout dernier contrat, un de mes potes, mon blog, mon éternel engouement pour mon métier, mon appétit de vie ?????

Arrrgh ! Non, mille fois Non  !

Mon prochain bouquin, mon dernier manuscrit… Il est là, sur le coin de la table, achevé sans l’être, abouti et jamais prêt… C’est délicieux finalement d’attendre encore, il est perfectible tant qu’il est là, il m’appartient encore…

Eh ! Franchement ? Publier quelque chose en fin d’année, c’est nul ! C’est se débarrasser ! Alors que… attendre début 2014, cela a un petit goût de renouveau, c’est le début d’une ère nouvelle…

Patience ! Se délecter de l’attente a toujours une fin !

2014, je t’attends, je t’espère !

Najat Vallaud-Belkacem, très pro, j’adore !

Cette femme est extra ! A 36 ans, elle a pris ce beau rôle de porte-parole du gouvernement et elle connaît ses dossiers sur le bout des doigts. Elle a une répartie intelligente et constructive. Elle repère les chausse-trappes et les évite avec intelligence car elle sait pratiquer l’art de la reformulation et de la négociation. Elle donne d’elle-même, des femmes et de sa fonction une belle image qui nous sert tous.

Son talent ? Entre autres, savoir rester calme et monter au créneau avec volubilité quand il le faut sans jamais afficher un état de nerfs qui la piègerait.

Enfin, j’aime son engagement pour les femmes. Elle sait parler de la défense du travail des femmes, de la lutte nécessaire contre la prostitution, de l’accompagnement nécessaire qu’il faut avoir vis-à-vis des femmes battues, violées, sous l’emprise de quelqu’un d’autre.

Bref, quand le redoutable questionneur qu’est JJ Bourdin sur BFM/TV est face à elle, on voit bien qu’il la respecte, il écoute ses messages et admire son art d’éviter les écueils. Joli match commencé à chaque interview… et qui aboutit en général à : un consensus entre eux et une belle réflexion chez l’auditeur !

Photo : © Razak