Noël, le nouvel an et le 13 novembre…

Noël, le nouvel an et le 13 novembre… Même si nous avons décidé de nous maintenir debout, de sortir « comme avant », de rester joyeux, même si nous défendons plus que jamais notre liberté, même si nous préservons au maximum les très jeunes enfants de toutes ces horreurs qui nous ont brisé le coeur, nos pensées sont pleines de la douleur et du chagrin inconsolables qui étreignent les familles touchées. Il y a plus de 50 orphelins qui vont vivre ces fêtes avec un ou plusieurs parents absents. Pour chaque disparu, il y a sans doute plus d’une centaine de proches dans la peine, sans compter les voisins, la ville, etc.
Moi, je pense tous les jours depuis le 13 novembre à ces familles touchées, celles que je connais et les autres, et je lis les magnifiques portraits des disparus qui paraissent dans le journal Le Monde.fr… et plus que jamais, aujourd’hui, j’ai du chagrin pour ce que ces familles vivent au coeur de ces jours de fête sans leur précieux absent ou blessé. Bien sûr, on n’oublie jamais ceux qui sont partis trop vite, trop tôt ; et pourtant il faut continuer à vivre pour ceux qui sont bien vivants. Oui, votre force pour survivre à ce drame va renaître grâce à ceux qui ont encore besoin de vous.
Mes amis, courage. Même de loin, je vous aime. Et de toutes parts, des pensées aimantes, même anonymes, convergent vers vous.