la maigreur, mode discriminante… pour qui, au fait ?

A Paris, le monde de la mode aime les femmes. Les vêtements sont parfois colorés, cintrés, flatteurs. OK. Portés par des filles grandes. OK, plus de tissu, cela met en valeur le motif choisi…

En même temps, à l’heure où l’on s’inquiète de « l’indice corporel » des mannequins, de leur taux de gras dans le corps en somme…

Ma... comme Maigre Mal nourrie Mannequin

A l’heure où l’on vient de proclamer -en France- que se soucier de la maigreur des mannequins, ce serait avoir une politique discriminatoire à l’embauche… je me demande ce que la cliente ressent lorsqu’elle voit cette  femme au corps d’adolescente longue et sans poitrine qui lui propose des vêtements qui devraient la faire rêver.

Alors, oui, ce métier est bien payé, oui, être une icône de la mode, cela doit être fantastique pour l’ego (!), oui, ça doit tournebouler bien des têtes… mais, la santé dans tout ça ?

Et, au final, c’est discriminant pour qui ?

Pour ces « MA… » « MAnnequins MAigres MAl nourries » qui devront réapprendre durablement à s’alimenter avant de retrouver leur job ? Apprendre à s’aimer même avec 3 ou 4 kilos de plus  (…ce qui les rendra encore plus jolies ) ?

Ou pour les clientes qui sont trop rondes pour entrer dans un 38 ? Sans parler évidemment de celles qui sont au delà du 44, 46 ou 48… Circulez, Mesdames, pour vous, y’a rien à voir… Vous ne porterez pas bien les couleurs de la maison, c’est sûr ! C’est du moins ce qu’une marque vous porte à croire quand elle associe une ou plusieurs femmes très maigres à toute sa collection !

 

 

Le pivert et la belette (photo et fable…)

Photo d’aujourd’hui  de Martin Le May

et…

ma fable à la manière de Jean de La Fontaine !

Image de Martin Le May

 

Le pivert et la belette

Un beau jour, un pivert affamé,

Avisant un grand pré clairsemé,

S’y posa pour picorer un ver

Dont la tête dépassait  de terre…

Tout asticot qu’il fût, l’animal

Résistait, ruait et mit à mal

L’attaque piquante du pivert.

Bien essoufflé et désarçonné,

L’oiseau gourmand tardait, s’épuisait.

Près d’une souche, Dame belette

De ce casse-croûte se réjouissait…

Il était bien gros bien gras bien bête !

En un coup de dent visant le cou

Elle saura vite en venir à bout.

La voici qui salive, impatiente

De gober l’oiseau séance tenante !

La faim la tenaille, elle caracole,

Saute sur le pivert-asticoté !

L’oiseau, en panique, au débotté,

Imaginant la bataille, décolle,

Son ennemie sur lui emportée !

Le pivert craint peu de s’épuiser…

Il aime le ciel et l’altitude !

Dans les airs, la dame se sent grisée,

Se prépare à changer d’habitudes :

« Diable ! Ce pivert m’a envoûtée

Plutôt mourir que de le quitter. »

Le pivert, fort de son expérience,

Sait qu’il faut débarquer la tueuse :

Un grand coup d’aile !… et hop ! la mangeuse

Glisse et le lâche ! Bonne sentence !

Ainsi…

Quand votre ennemi pointe son nez

Mieux vaut, pour le déstabiliser,

Fuir son territoire et le mener

Là où vous saurez tout maîtriser.

Bettina Soulez

Le 4 mars 2015, je me suis amusée… à la manière de…                            Jean de La Fontaine