Gare à la mauvaise graine !

La particularité de la mauvaise herbe, cette garce destructrice  ? Elle s’incruste souvent à proximité d’une belle plante en pleine croissance qui a des feuilles qui ressemblent aux siennes. La mauvaise  s’installe à côté de la belle et bonne pour l’étouffer, prendre sa place, régner, troubler le maître des lieux qui ne sait plus, en les regardant,  laquelle arracher. Elle grandit à toute allure, se montre traîtreusement vorace dans le sol gorgé d’eau, se fait aimable avant d’être si envahissante qu’elle méritera, enfin, le coup de grâce qui laissera sa voisine vivre et occuper la place qu’elle mérite !

Alors, oui, au printemps, après avoir semé, il faut désherber.  Au boulot !

Cette inspiration bucolique est due au printemps. Cela pourrait, par exemple, ressembler à la vie professionnelle lorsqu’on laisse la sauvagerie ou la compétition s’installer entre confrères ou consoeurs. Par moments, c’est au chef d’intervenir et de remettre au net le terrain, repenser les prés carrés, redéfinir les fonctions, mettre en valeur ce qui mérite de l’être. L’harmonie de l’ensemble peut être gâchée par une seule mauvaise pousse.

Regardez-moi dans les yeux ! J’ai dit : « les yeux » !

Gros nouveau coup de pub pour Wonderbra,  grâce à Ségolène (paraît-il)… « Regardez-moi dans les yeux ! J’ai dit : ‘les yeux’ !  » Ca va être plus facile, maintenant ! Oui ! Les décolletés sont interdits dans certains bureaux… Il paraît que c’est mieux pour l’environnement ! Ah, ah !  C’est moins polluant pour l’écoute et l’attention !

J’imagine déjà les parades : des seins pigeonnants, rehaussés par des coussinets cachés dans le soutien-gorge… Des seins  couverts d’un vêtement en voile léger transparent… Des cols roulés affriolants déchirés ici et là…

Attendez-vous à être les uns et les autres aguichés subtilement ! Ce qui est suggéré fait souvent mouche et fait causer…  La créativité est en route ! Le langage du corps ne peut ni se taire ni se cacher…

A propos, et les hommes ? Un beau poitrail bien musclé, bien bronzé, genre pub pour Coca Light, etc. ? Ca va être interdit ? Rhabillez-vous, Messieurs !!!

Bon sang ! Que fera la police face à ces désordres ????

 

Un métier d’avenir… Paf ! Et repaf !

Ca devait arriver. Pollution oblige. C’est chose faite en Chine. La mort des abeilles fait cesser la pollinisation des fleurs, notamment dans le Sichouan. Pour y remédier, nos sociétés se voient obligées de créer un nouveau job… : l’homme-abeille. Grosse claque ! De plein fouet.

D’autant que l’homme et la femme sont beaucoup moins rapides que l’abeille. Attention, deuxième claque prête à partir : le prix des fruits va grimper !

  1. Certes, ça va aider à diminuer le chômage…
  2. La photo (ci-après) parue dans Le Monde est superbe, ok.
  3. On le sait, les chimistes sauront reconstituer le goût des poires, des pommes, des cerises, parfait !

Tout va bien, alors ?!??!?  Sans rire, « ça me fout le bourdon ! »

Extrait de l’article/2014/04/23/dans-les-vergers-du-sichuan-les-hommes-font-le-travail-des-abeilles_4405686_3244.html : « La saison de la pollinisation bat son plein dans les vergers du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine. Perchés aux branches des pommiers, les agriculteurs du village de Nanxin se contorsionnent pour atteindre les fleurs les plus éloignées. »

Par ailleurs, dans les champs, les cultivateurs utilisent largement les produits phytosanitaires pour éliminer les insectes qui menacent leurs fruits.Photo parue dans l’article du Monde du 24 avril 2014 

Pour rester au top !

Rien de mieux que de couper, parfois, pour régénérer l'ensemble...
Pour régénérer l’ensemble, rien de mieux, parfois, que de couper une branche !

Les élagueurs de talent connaissent et comprennent la vie des arbres et une fois perchés là-haut, ils semblent se ressourcer grâce au ciel en voyant la vie lilliputienne ici-bas et l’horizon lointain.

Une fois perchés,  dans le calme et la concentration, ils s’assurent, repèrent leurs points d’appui, naviguent de branche en branche, chacun dans un arbre. Sans s’apostropher les uns les autres, ils semblent se  nourrir chacun de l’immensité du ciel et de l’horizon.

Ils ont fait fuir pour quelques temps les écureuils et ils les terrifient davantage encore avec le bruit des tronçonneuses. Les hommes sont partis vers ces sommets pour ça mais ils tranchent avec le respect des arbres, dans le souci de les rafraîchir, de les alléger pour entretenir leur bonne santé.

Puis le calme revient. Les élagueurs font une pause : ils grignotent là-haut et  se désaltèrent, assis sur une branche… A les voir vivre en hauteur, on devine qu’ils sont heureux d’être au top, de survoler les toits du monde, d’observer de loin l’agitation des gens ordinaires.

Les écureuils sont loin, inquiets peut-être des caches qui risqueraient d’être dévalisées ou perdues

Puis le travail reprend et se termine. Les élagueurs redescendent, des étoiles dans les yeux. Oui, le spectacle du monde vu d’en haut les ravit toujours. Oui, jamais de cris quand ils sont dans les arbres. Les cris ne résonnent que lorsqu’il y a prise de risque ou drame : c’est une convention, la leur. Ils travaillent avec méthode dans le calme et l’écoute, avec le respect de leur environnement et de leur client.

Exemplaire, non ?