Incompréhensibles appétits de pouvoir politique…

Quel bain de catastrophes ! Quand on les voit tous, à gauche comme à droite, s’étriper, se faire des coups bas, faire du rétropédalage, créer des alliances d’un jour, promettre, promettre encore, promettre toujours à des citoyens plus du tout dupes qui voient le travail s’effriter, leurs rentrées d’argent diminuer, leurs impôts s’augmenter, les dépenses publiques toujours élevées, quand on entend les journalistes s’acharner sur les uns ou les autres et vilipender l’un et l’autre à tout bout-de-champ, les sans-ressources nous solliciter tous les deux pas, l’éthique et la confiance mises en doute, les chiffres publiés erronés ou contestables, quand on observe le chacun pour soi et le départ des nantis, les jeunes qui jonglent entre bardage de diplômes et stages, CDD puis précarité… bref, quand on fait la liste des mille raisons de désabusement du peuple, on se demande à qui confier la Nation, comment croire la plupart de ces gens qui, mus parfois uniquement par leur ego, veulent encore se jeter dans la bataille électorale.

Incompréhensibles appétits de pouvoir politique ! Car, pour réussir, il faut tant de talents et de modestie mêlés, tant de charisme sans la certitude d’être l’unique, tant d’écoute pour fédérer, et d’humilité pour entendre, tant d’intelligence pour savoir imaginer demain, tant de temps également pour savoir tout à la fois aller vite avec les autres et  faire « retraite dans le désert » pour, à tout moment, ajuster son jugement et son idéal à la réalité du monde.

Comment peut-on encore trouver des hommes qui ont l’inconscience de penser qu’ils seront le sauveur, le prochain Président, le seul, l’unique qui… ? Savoir cumuler l’humilité sans la fadeur, l’intelligence sans l’outrecuidance, le charisme sans la prétention, la bonne intuition sans la mauvaise : c’est l’oiseau rare qu’il nous faut. Pour l’instant, en France, il est bien caché. Aux USA, c’est plus grand, les Américains l’ont trouvé mais ils le chahutent aussi : c’est Obama.

Ici, un Obamabis, nous ferait du bien, par Toutatis ! Cherchons !