Sexisme à l’Assemblée… Tu t’es vu quand t’as bu, coq repu, malotru ?

Quand les élus deviennent des gens ordinaires, quand ils perdent pied par mépris de tout ce qui ne leur ressemble pas, il faut résister et sanctionner ! Car l’intolérance et l’irrespect ne font honneur ni à l’homme, ni à l’élu. Bravo pour la sanction ! 1/4 de mois de rétribution en moins, ce n’est pas cher payé mais c’est déjà ça  ! Ca fera au moins jaser dans « sa » chaumière ! Pas de quoi être fier !

L’on a beau jeu d’accuser la boisson pour minimiser l’événement… puisqu’à ce qu’il parait notre coq du jour était un coq au vin ! N’empêche… les effluves du vin laissent s’exprimer le vil sexisme et l’instinctif rejet de l’autre.

Courage, femmes élues, nous avons besoin de vous ! Continuez à tenir tête à ces hommes qui oublient qu’ils ont des mères, des femmes et des filles.

L’enfant dansant, l’enfant chantant, l’enfant mendiant

Mendicité dans le métro. Un enfant seul, 8 ans environ, arrive dans la rame avec sa musique en batterie et chante joyeusement en dansant entre les strapontins. Gros malaise général car… S’il rentre bredouille, il prendra peut-être des coups. S’il récupère des sous, il découvre qu’il sait vachement bien faire là où certains adultes échouent. Si on lui en donne, on encourage sa marginalisation. Si on ne lui en donne pas, c’est qu’on pense qu’un jeudi à 14h30, il devrait être à l’école. Personne n’a donné.

Mais « l’Ancien » qui, 5 minutes avant est passé, et qui nous a parlé de son enfant mort et de la dépression qu’il a eu ensuite n’a rien eu non plus.

En sortant du métro, au feu de circulation, il y avait cet homme boitillant entre les voitures avec sa béquille mal ajustée. Retour bredouille.

Deux heures que je suis chez moi. Je ressortirais bien acheter une salade pour ce soir. Mais chuis pas trop sûre d’avoir envie de me coltiner l’ambiance de la rue… D’autant que leboulanger, à cette heure-là, a un homme qui attend, assis sur la marche de la boulangerie… Et en passant, je verrai ces pauvres gens qui retroussent leurs manches pour farfouiller dans les grandes poubelles de toute notre rue. C’est l’éventrage quotidien de nos déchets.

Et si j’opte pour aller demain à la grande surface du coin, il y aura cette femme impeccable et digne qui est là depuis 18 ans, du matin au soir, la main tendue en bas des escalators. C’est son quartier général. Et depuis trois ans, elle vient avec sa chaise : un progrès bien mince.

Mais, heureusement, demain est un autre jour. Pathétique.

Ce soir, c’est décidé : pas de salade au menu.