Modiano, ‘L’herbe des nuits »

Il faut s’habituer à lire du Modiano*. Une reconquête à chaque fois. Je le lis parce que les critiques sont généralement dithyrambiques… et je sais que « ne pas le lire », c’est prendre le risque de passer à côté de quelque chose de « grand ».

« L’herbe des nuits » m’a plu, certes, mais je suis avec ce livre comme je l’étais avec « L’étranger » de Camus (beau compliment, non ?). Je suis captivée mais je reste extérieure à l’histoire, spectatrice contrainte à la lenteur…

Finalement, c’est cela qui crée la nuance de plus entre mes romans-coup-de-coeur et les autres : puis-je m’imaginer dans l’histoire, puis-je en être le narrateur ou pas ? Pour certains textes, je suis emballée parce que…

Continuer la lecture de Modiano, ‘L’herbe des nuits »

L’UMP cassée après un racolage impossible…

L’UMP part en vrilles. D’ailleurs, elle est ingérable depuis belle lurette car ses valeurs sont floues, tiraillée qu’elle est entre deux conceptions inconciliables laissées en héritage par le précédent Président de la République.
Les costumes de scène des candidats Fillon & Copé, enfilés ces derniers temps pour racoler large sans qu’il y ait pour eux deux une solide base de valeurs communes, ne pouvaient que mener là. Deux hommes qui ne se ressemblent pas, ne s’entendent pas, avec des troupes chauffées à blanc, et qui ne savent plus que dénigrer parce qu’ils n’ont pas de vision commune d’avenir et pas de pouvoir…
Alors, leurs mots depuis des mois servent à détruire la Majorité au travail, puis à s’auto-détruire dans cette course individuelle effrénée à la prise de parole et au vedettariat. Comment ces gens-là seraient-ils dignes, un jour, de gouverner le pays ?!? Car si chacun est tenté de se dire que l’un est sans doute mieux que l’autre, au final les deux sont définitivement esquintés.
C’est la preuve qu’en politique, comme en entreprise, il est difficile voire impossible qu’un chef…

Quand l’appétit de pouvoir rend ridicule

Cocasse, distrayant, rigolo, ridicule…

Où est la vérité ? Qui a triché ? Qui croire ? Mais de quoi parle-t-on, en somme ? D’une guerilla de bon ton ? D’un jeu de Monopoly ou de loto ? Non. D’un futur candidat à la présidentielle. Alors, ce genre de couac ne sert personne. Car, en toile de fond, dans l’oeil de mire, on vise les « valeurs ». Toujours et encore, pour tous : « les valeurs qui donnent le cap ».

Ainsi, ce flou et ce déballage desservent les deux candidats, comme à chaque fois. Une supputation de tricherie ?…  Mais comment faire confiance ensuite, sur le long terme, quand le flou et le doute semblent régner dès les élections ? Car c’est la démocratie que l’on veut voir maintenue, même à travers le vote de quelques Français.

L’Histoire se répète. Qu’on soit de gauche ou de droite, le peuple n’aime pas ça dans les primaires, cet oubli de l’essentiel… Ce genre de péripéties laisse des traces dans la mémoire du peuple. Et il y a pléthore de gens, aussi capables que ces deux-là, qu’on sera tenté d’écouter et pour qui on pourra voter…

Le berger à la bergère : baguettes dorées contre morne City…

Ouf !  Le berger répond à la bergère ! La guerre de la presse sert aujourd’hui la France ! Le Nouvel Economist a moqué notre pays hier, Les Echos répondent aujourd’hui en pointant La City :

Scandales, bonus, emploi : la City en pleine dépression

16/11 | 07:00 | Nicolas Madelaine

« Du scandale du taux Libor au choc provoqué par les milliers suppressions de postes chez UBS, Londres a perdu de son attractivité. D’autant que la conjoncture reste morose et que la régulation se renforce.

Scandales, bonus, emploi : la City en pleine dépression16/11 | 07:00 | Nicolas Madelaine
Du scandale du taux Libor au choc provoqué par les milliers suppressions de postes chez UBS, Londres a perdu de son attractivité. D’autant que la conjoncture reste morose et que la régulation se renforce… »

Extraits :

« Le Centre for Economics and Business Research (CEBR) s’attend à ce que les emplois à la City revienne l’an prochain à leur niveau d’il y a vingt ans. »

« Le Royaume-Uni a trop compté sur ses banques pendant les années de bulles. Leurs excès ont laissé les finances publiques du pays dans un état désastreux. »

L’attaque du Nouvel Economist, jeudi, était une calomnie ! Faire douter de la France sert le Royaume-Uni. Cela permet aussi d’inquiéter les 400 000 Français qui vivent là-bas afin d’éviter qu’ils quittent l’Angleterre et ne reviennent en France… On le sait, nos jeunes (et moins jeunes) diplômés sont très appréciés au Royaume-Uni, au Canada et aux US.  Les Français (quoiqu’on dise) sont bien formés et plus cultivés que bien d’autres… avec, en plus, cette French Touch qui plaît tant !

D’autant que, si des baguettes explosent, il n’y a pas trop de dégâts ! Mais si la City se vide, cela sera autrement plus dévastateur !

Les 5 jours de Stéphane Gatignon (et Sevran) devant l’Assemblée Nationale

J’admire le courage d’un maire, responsable de plus de 50 000 citoyens, qui a pris des risques pour que la France ait conscience de ce que vivent ses administrés.  J’ai aimé la façon dont il a posé le sujet, la dignité qu’il a su garder tout au long de son action, les mots pesés qu’il a eus en permanence malgré le froid, la faim et le stress. Pas d’écart, pas de dérapage. Un homme sincère, provisoirement mal installé dans un des plus beaux quartiers de Paris, pour faire entendre la voix de 50 000 personnes voire plus.

Car, au delà de la ville de Sevran, il a plaidé pour toutes les villes pauvres du pays. Il s’est donné, certes, mais pour un grand projet, pour des gens qui ne sont pas responsables de la fermeture des usines, des ateliers, des commerces…

Pas facile de camper dans le froid pour attirer l’attention sur sa ville. Il a su être au bon endroit au bon moment pour être entendu par tous. Et les critiques des premières heures ont vite laissé place à une prise de conscience profonde. Enfin, par chance, le gouvernement a eu l’intelligence de l’entendre et de réagir dans le bon sens.

Bravo à Stéphane Gatignon et à son équipe qui a su l’entourer.

Le « Réseau Entreprendre », l’aide fondamentale donnée à des jeunes entreprises

Ils sont accompagnés dans le lancement de leur entreprise. Des sujets de réflexion les réunissent de loin en loin par petits groupes…

Pour la deuxième fois en quelques mois, je viens donc échanger avec des managers, créateurs ou repreneurs d’entreprise, sur les thèmes de la gestion de leurs priorités et de leur art de communiquer.

J’ai une feuille blanche, j’écoute,  je note quelques uns de leurs mots et je donne des pistes d’amélioration, des exemples, des conseils… C’est intense, concret, visiblement utile voire salvateur. Mon expérience sert. Je suis donc utile. J’aime bien.

http://www.reseau-entreprendre.org/

Mon Bricorama… Help !

Il est là, massif, au coin d’une avenue pas terrible de Boulogne mais lui, ce Bricorama, il est sacrément utile ! Tout le monde y va, tout le temps, parce que les prix sont corrects, l’accès facile, les rayons sans frime particulière et aussi, parce qu’il est possible d’acquérir à tout moment ce qu’il faut pour bricoler le week-end puis se rendre compte sans panique le dimanche qu’il faut encore aller chercher ceci ou cela.  Possible aussi d’y acheter des plantes pour les balcons à fleurir un jour de fête ou un jour de suprême beau temps.

S’il ferme, ce magasin, poumon de vie familiale accessible de tous les quartiers sud de Paris, les voitures parisiennes passeront en trombe dans Boulogne pour aller plus loin jusqu’à Vélizy, chez Castorama et autres magasins déjà saturés du monde qui vient des autres coins des Hauts-de-Seine. Et bingo ! Pollution, consommation d’essence accrues…

Bricorama tous les jours, accessible via le métro parisien ? J’adore !