Clint Eastwood, délicatement fondamental.

« Au-delà », superbe film pour parler délicatement de sujets fondamentaux : nos vies sur terre et dans l’au-delà, le poids de l’absence de l’autre et du doute, le besoin de parler encore à celui qui n’est plus,  la douloureuse nécessité de parler pour soi et non toujours pour celui qui est parti, la rupture et le lien ténu qui restent peut-être entre ces deux mondes, la merveille de la gémellité, le poids sur les épaules de celui qui se sent ou se sait medium, le mystère des sciences dites occultes, l’impossible deuil qui est une affaire tellement personnelle et unique… En somme : « Mourir, et après, mmh ? »

Le talent de Clint Eastwood, porté par Cécile de France et Matt Damon, mérite que vous filiez en salle voir ce très beau film. Un éclairage délicat sur l’impossible absence.

Les femmes en politique et les machos… Rions !

Vous voyez ces jeunes femmes en politique à la fois belles et intelligentes ? Ces femmes courageuses, entreprenantes, agréables à regarder, ni pestes ni aveugles, qui ont des ambitions pour elle-même, peut-être, mais aussi pour la collectivité et leur pays ?… Oui bien sûr vous savez qui elles sont.  Moi, je les regarde s’étoffer et cela me met en joie ! Elles nous font du bien, à nous toutes, et quand j’entends un macho qui prend ses propres rêves pour de futures réalités et qui enterre déjà ces femmes-là alors qu’elles sont en train d’émerger,  je me marre !…

Et le discours de ces hommes aveuglés devient ridicule : si elles sont diplômées, ils diront « surdiplômées ! », belles, ils penseront « totalement superficielles ! », déterminées, bien sûr « prétentieuses ! » , élégantes, « des coquettes », « des bourges », « des coureuses » voire pire… Et qu’entend-on encore ? « Elle s’intéresse à de petits sujets »… « Trop belle pour être intelligente »… « Elle est totalement décalée »… « Une arriviste, rien de plus »…

Bref,  ces machos-là n’ont rien compris à ce qui se passe… et quand leurs filles à leur tour prendront de la hauteur, ils se retrouveront bien nigauds à avoir imaginé que les seules femmes fiables sont celles qui restent à la traîne ou dans l’ombre !

Nathalie Kosciusko-Morizet et Rama Yade, qu’elles s’entendent l’une avec l’autre ou pas, qu’elles aient fait (comme beaucoup d’hommes) une ou deux erreurs dans le passé ou pas, voilà deux exemples de jeunes femmes qui, à mon avis, resteront dans le paysage politique. Habituez-vous, Messieurs ! Inutile de les imaginer tomber aux oubliettes ou affublées de fonctions secondaires… Car elles sont mises en lumière aujourd’hui parce qu’elles sont de droite, certes !… elles seront moins éclairées si la gauche reprend le pouvoir, OK, mais elles sont là pour longtemps !… Et même si leurs sujets vous paraissent secondaires, elles sauront les rendre prioritaires !

Des femmes de cette trempe-là, qui émergent tôt, vous en verrez de plus en plus, à gauche comme à droite ! Cela m’enchante ! Par conséquent, à leur propos, je dirais plutôt : « Du sang neuf, un regard différent, une approche du pouvoir innovante, un autre sens des priorités… »

Pour faire évoluer notre société et sa vue à court terme, donnons du temps à ces femmes aussi bien dans le monde politique que dans le monde des entreprises. Et si elles font peur à certains gars d’une autre époque, à eux de changer… et vite !

Beigbeder, surprise…

J’avais détesté « 99 francs », lu en 2000. Trop facile, trop cliché. D’après moi, « La pub, la drogue, les putes », trois thèmes distillés à un rythme lancinant toutes les 40 pages…

Ensuite j’avais même été surprise de savoir la jolie Laura Smet amoureuse de ce gars-là… Passons. Rien de vital pour moi. Ca ne méritait même pas un billet sur un blog un jour ou l’autre…

Et là, dans une gare, j’achète (pour voir…) ce livre qui a quand même reçu le Prix Renaudot ! Eh oui. Un prix pareil. Cela méritait sûrement que je révise mon jugement ! Et je tombe sur ce petit bijou, un texte bien ficelé, merveilleusement écrit, où l’auteur devient d’un coup attachant, capable de sincérité, empli d’émotions délicates.

Un vrai revirement ! Alors, je vous le recommande : Frédéric Beigbeder, « Un  roman français », Le livre de Poche.

Carte de voeux web et carte de voeux papier

D’habitude, j’ai deux versions : une carte avec adresse postale et une sans ! Cette année, tout est allé très vite ! Pas eu le temps de commander ma carte web et de la bloguer !  Alors, vous avez  juste eu le droit à des mots début janvier. C’était déjà ça !

En 2011, vous allez changer car le monde politique et économique évolue sacrément ! De beaux projets seront à mener. Ca nous boostera tous… ou presque !