Maladresse : la mine, l’image et le mot

Ce que l'on dit et ce que l'on fait !

Etre journaliste, avoir une mine jubilatoire parce qu'il a donné aujourd'hui un nouveau rythme au journal ou parce qu'il finira son topo sur une bonne blague de citrouille qui fera rire toute l'équipe, pourquoi pas ?

Mais les deux dernières minutes, être déjà souriant et enchaîner les images des Haïtiens mourant du choléra devant la caméra, puis la route bien sécurisée qui s'effondre joliment dans le Tenessee, puis les otages en Afghanistan et enfin le concert recommandé pour le week-end, c'est totalement anachronique et maladroit ! La comm' n'a pas tous les droits. Certaines images méritaient au moins une respiration, un silence ou une attitude différente.

La mine, l'image, le mot, le temps : c'est le quotidien du journaliste. Alors, le bon mot pour l'équipe sur le plateau, ce n'est pas le sujet.

 

Le mea culpa de quelques parlementaires

Bien en sécurité, avec de bonnes retraites programmées, ils décidaient pour les autres Français…

Le  civisme de quelques uns leur permet, juste à temps, d'annoncer haut et fort qu'il est temps de regarder sur quoi ils sont assis. Car ce petit tas d'or d'une retraite bien dosée aurait bien pu se transformer en une bombe sociale à retardement.

Mieux valait en effet mettre un peu de justice là aussi et passer au peigne fin ces têtes bien pensantes méritant elles-aussi une juste retraite !

Dégustation : les vins du Brésil. Mmmmh !

Le genre d'invitation qu'on est drôlement content de pouvoir honorer : goûter les vins du Brésil à l'Ambassade du Brésil ! Des merlots, du champagne… Je vous fais rêver ? C'est normal ! C'était délicieux !

Le Brésil, éternellement attirant.

Ah, la France ! Mille patrimoines, mille copies et, il faut le reconnaître, certaines de ces copies valent le détour ! Car les vins d'Amérique du Sud vont nous épater souvent.

Vite ! Vite ! Inventons encore ! Au lieu de perdre du terrain, dans le vin comme ailleurs, prenons de l'avance !

Quand les pannes de la SNCF aident à la réussite des concours…

Arrêt sur la voie ! Une heure  à ajouter à un voyage de 3 heures. Un voisin qui soupire… Demain, il passe l'épreuve orale d'un concours ! Sa soirée s'annonce brève…

Qu'à cela ne tienne ! Je lui propose de m'en dire plus sur les enjeux de l'oral et lui annonce ce que j'apporte aux gens que j'accompagne avec "Beaucoup de Vous". Il est partant ! Et nous voici en train d'improviser un échange fructueux.

Il est à l'aise, intéressant, confiant. Il parle bien. Il écoute avec attention les quelques pistes que je lui donne pour sortir du lot des 300 candidats qui restent en lisse. Il est preneur, trouve cela astucieux et me remercie.

Une heure plus tard, le train redémarre. En gare, nous échangeons nos cartes.

Un mail, hier : il a réussi son concours !

Pas mal, non, le cours improvisé dans un wagon en rade ? Ce genre d'impro, c'est sympa !

Malin, zeroprospectus.com ! Trop malin ?

Autour de moi, des "Carrefour", des "Auchan", pas de "E.Leclerc"… Aucune importance, me direz-vous, car, finalement que ce soit l'un ou l'autre, la concurrence les maintient tous compétitifs !

Mais là, Edouard marque un point ! Il a créé le site que tout le monde aurait rêvé d'inventer :

www.zeroprospectus.com

Astucieux, non ? Maintenant, à lui de savoir l'alimenter et l'ouvrir aux autres, aux concurrents par exemple, pourquoi pas ?

Quant au spot télévision qui lance le site, il est génial car ce "vieux, étriqué et solitaire" qui classe des floppées de prospectus insipides dans son appartement, comme le ferait un "rat de bibliothèque", cela donne envie de hurler et de fuir ! Heureusement, le visage de l'anti-héros s'éclaire quand il est intelligemment assis devant son écran pour lire les prospectus virtuels ! Il redevient donc sympathique !

Bon… il y aura bien un autre petit malin qui va calculer combien nous coûte la consommation d'énergie ou la connection internet ou la fabrication de l'ordinateur ou… que sais-je encore, pour tout simplement faire la balance entre les coûts de ces lectures sur papier ou sur le net…

Alors, si toute cette comm' est une ruine, déjà que je n'aime pas faire les courses et me coltiner les paquets, si en plus on m'enlève toute la mise en appétit orchestrée autour de mon porte-monnaie, je vais acheter de moins en moins !

Il faudra peut-être revenir à l'achat minimum et intelligent  qui se fait, selon l'approvisionnement du jour, sur le marché ou dans la boutique du coin… l'achat qui, en somme, ne fait pas rêver à l'avance mais nous force à vivre au rythme des saisons, en nous recentrant sur nos vrais besoins.

Est-ce donc un début d'adieu qui se trame entre les consommateurs et "Auchan", "Carrefour", "E.Leclerc" et les autres ? Le consommateur réussira-t-il encore longtemps à s'offrir et le paiement de la comm' de ces grandes enseignes et la bonne qualité des produits vendus ?…

Une conférence « La loi Engagement National pour l’Environnement » : quels enjeux pour les entreprises ?

C'est le genre de conférence à laquelle on s'inscrit parfois en craignant le pire : des gens pontifiants, imbus d'eux-mêmes nous baladant de clichés en clichés, sans rien prouver…

Ce fut tout le contraire !

De l'excellence, huit orateurs de grande qualité, un passage de l'un à l'autre fluide, des complémentarités bien mises en valeur, des spécificités dans l'expérience tout à fait accrocheuses, un meneur de débat donnant le ton avec une belle voix, une langue française parfaite et précise, qui situait haut le degré d'exigence qu'il avait pour les autres.

Il était question d'environnement, de défi technologique, d'enjeux de recrutement et de financement, de pollutions diverses dont celles dont on parle encore trop peu -sonores et visuelles-, de labels et de certifications, d'anticipation et de changement générationnel, des limites du système dues à l'insolvabilité de certaines demandes, de globalisation des risques, des risques subis et des risques acceptés, des lois ou des normes décrétées ici et non respectées ailleurs…

Tout ce monde-là avait préparé son contenu et son regard par rapport au contenu des autres, tous avaient un avis pointu et professionnel sur le sujet, tous nous ont apporté de quoi sortir grandis.

Merci.

Merci à Maîtres Trébulle, Delmotte, Martinet et Huglo.

Merci à Didier Kling, Rémi Dorval et Guy Lallour.