La jeunesse, la raie et l’étiquette

Métro Odéon.

Un jeune garçon se lève avec sa bande de copains pour quitter la rame. Il ferme la marche. Je suis assise, les yeux dans le vague. Au moment où il passe devant moi, je réalise que son blouson est court et son pantalon baggy très bas. Je vois le haut de ses fesses, sa raie des fesses en somme. Ca devient un classique de voir les fesses des garçons !  Celui-là les a, à mon avis, joliment rebondies mais, dommage, il y a une petite étiquette foireuse qui gâche tout. Etiquette du caleçon ou du pantalon ? Ou pire encore d'un string ?! Ah ! Quel manque de soin ! Tout faire, sans en avoir l'air, pour montrer son arrière-train fessu et, au final, laisser une étiquette faire capoter partiellement la démarche ! C'est ballot, non ?

Avec un beau titre comme ça, j'aurais pu vous parler de protocole, de bienséance, d'une jeunesse exemplaire bien coiffée, la raie sur le côté… C'est tout de suite moins rigolo. Une tête bien sage, ça mérite pas un billet, en revanche des fesses impertinentes, oui…

Je suis passée de 713 kg à 97 kg ! Enfin… je parle de mon CO2 !

Quelle cure d'amaigrissement !

La SNCF m'indique que mes voyages en train de ces 3 derniers mois m'ont fait économiser 616 kg de CO2 car les mêmes trajets en voiture m'auraient fait émettre 713 kg au lieu de 97 kg. Et vous, les calculs sont faits ?

… "Eco-responsable" rime avec "formidable", c'est bien ça ? Non.

Rime avec "Responsable", seulement.

Les femmes… L’impensable combat contre les hommes politiques

Messieurs des villes, Messieurs les hommes politiques, Vous, les décideurs et les puissants

Ouvrez les yeux. Cet artisan que vous appréciez, qu'il soit ébéniste, horticulteur, maçon ou peintre, tandis qu'il travaille pour vous, sa femme, bien souvent, en jonglant avec les horaires scolaires des enfants, prend en charge la compta, les fournisseurs, les salaires, les assurances, la banque, etc. Bienheureuse si elle touche un mini-salaire…

Pour beaucoup, c'était du travail au noir, sans le savoir, parfois pendant des années simplement parce qu'un comptable d'autrefois a décrété que l'entreprise ne pouvait assumer ce salaire-là en plus des autres, plus visibles sur le terrain. Maintenant, c'est bien (!), on envoie directement l'inspection du travail pour faire enfin comprendre que "tout travail mérite salaire"… Soit. En attendant, les Femmes ont souvent toléré d'être traitées petitement ou avec des salaires au rabais pour le bien de la famille…C'est souvent la générosité ou l'esprit de famille qui les ont animées. Mais, si elles se font plaquer par leur mari en fin de vie professionnelle ou si elles deviennent veuves ou si l'entreprise fait faillite, leurs rentrées d'argent sont parfois réduites à moins que rien !

Quant à la "Bourge" qui fait si peur, bardée de diplômes souvent, mais qui préfère pendant un temps privilégier la famille, elle aussi, elle est cuite parfois avec les années ! Elle ne connaît plus ses talents passés, elle se croit devenue une valeur négligeable pour la société, alors qu'elle a souvent su, avec intelligence, s'investir au quotidien dans mille sujets qui nous concernent tous, alors  qu'elle s'est consacrée à ses enfants, en consommant moins l'argent public que d'autres.

Et pour la femme qui a toujours travaillé tout en menant des grossesses, on le sait (faut-il le rappeler !) elle a souvent vu des hommes prendre avec facilité les meilleures places et les meilleurs salaires dans l'entreprise.

Alors, oui, soyons honnêtes, une femme qui a eu des enfants, une femme qui s'est investie dans mille choses (professionnelles ou pas), a épaulé la carrière du mari et reste au top jusqu'à 67 ans, c'est un leurre ! Et les employeurs ne s'y tromperont pas. Ca va valser !

Messieurs, ayez donc soit de la raison soit de la pitié. Mais ne mettez pas en place l'inacceptable. Réparez plutôt les erreurs passées. Quand vous pensez "retraite", pensez à vos mères, vos soeurs, vos filles. Que seriez-vous sans elles ?

 

Les femmes… L’impensable combat contre les hommes politiques…

Messieurs des villes, Messieurs les hommes politiques, Vous, les décideurs et les puissants

Ouvrez les yeux. Cet artisan que vous appréciez, qu'il soit ébéniste, horticulteur, maçon ou peintre, tandis qu'il travaille pour vous, sa femme, bien souvent, en jonglant avec les horaires scolaires des enfants, prend en charge la compta, les fournisseurs, les salaires, les assurances, la banque, etc. Bienheureuse si elle touche un mini-salaire…

Pour beaucoup, c'était du travail au noir, sans le savoir, parfois pendant des années simplement parce qu'un comptable d'autrefois a décrété que l'entreprise ne pouvait assumer ce salaire-là en plus des autres, plus visibles sur le terrain. Maintenant, c'est bien (!), on envoie directement l'inspection du travail pour faire enfin comprendre que "tout travail mérite salaire"… Soit. En attendant, les Femmes ont souvent toléré d'être traitées petitement ou avec des salaires au rabais pour le bien de la famille…C'est souvent la générosité ou l'esprit de famille qui les ont animées. Mais, si elles se font plaquer par leur mari en fin de vie professionnelle ou si elles deviennent veuves ou si l'entreprise fait faillite, leurs rentrées d'argent sont parfois réduites à moins que rien !

Quant à la "Bourge" qui fait si peur, bardée de diplômes souvent, mais qui préfère pendant un temps privilégier la famille, elle aussi, elle est cuite parfois avec les années ! Elle ne connaît plus ses talents passés, elle se croit devenue une valeur négligeable pour la société, alors qu'elle a souvent su, avec intelligence, s'investir au quotidien dans mille sujets qui nous concernent tous, alors  qu'elle s'est consacrée à ses enfants, en consommant moins l'argent public que d'autres.

Et pour la femme qui a toujours travaillé tout en menant des grossesses, on le sait (faut-il le rappeler !) elle a souvent vu des hommes prendre avec facilité les meilleures places et les meilleurs salaires dans l'entreprise.

Alors, oui, soyons honnêtes, une femme qui a eu des enfants, une femme qui s'est investie dans mille choses (professionnelles ou pas), a épaulé la carrière du mari et reste au top jusqu'à 67 ans, c'est un leurre ! Et les employeurs ne s'y tromperont pas. Ca va valser !

Messieurs, ayez donc soit de la raison soit de la pitié. Mais ne mettez pas en place l'inacceptable. Réparez plutôt les erreurs passées. Quand vous pensez "retraite", pensez à vos mères, vos soeurs, vos filles. Que seriez-vous sans elles ?

 

Le TOC de la lime à ongles, vous connaissez ?

Imaginez… Vous êtes dans le train, prêt à piquer un petit roupillon réparateur. Vos yeux se ferment puis vous sursautez en entendant "un ongle qui crisse !" Xxxzzzxxx ! Un tableau noir, une mauvaise craie ? Non. La voisine se lime un ongle. Une urgence, peut-être ? Un ongle cassé par une mauvaise valise ? Un coup d'oeil me suffit pour voir qu'elle veut juste arrondir proprement un de ses ongles…. Mais ça dure… Et elle le peaufine par en-dessous et par au-dessus, recule sa main, regarde le résultat, et recommence, un bricolo par çi un bricolo par là, acharnée sur le même… Elle commence à me gonfler… Elle va finir par se limer le bout du doigt, ma parole ! Je guette, partagée entre exaspération et dégoût ! On va finir par respirer de la poussière d'ongle !

Merde ! Xxxzzzxxx ! Elle attaque un deuxième ongle !?!!! Et le manège reprend ! Doigt après doigt ! Xxxzzzxxx !!!  Pouvez-vous le croire ? Elle va se limer les dix ongles pendant une heure et demie !  Xxxzzzxxx… La moitié du wagon supporte ce crissement, observe ce long et intime face à face de la passagère avec ses ongles rebelles, s'imagine qu'elle a un problème psy qui empêche toute interférence de notre part. J'aurais pourtant bien envie de gueuler : "Personne n'a un coupe-ongle à prêter à la dame ?"

L'envie de dormir m'a complètement passé. Et j'ai fini par changer de place. Trop peur qu'elle attaque ses pieds… ou qu'elle m'attrape la main pour lui faire un sort à son tour !

Et vous savez, en arrivant en gare : elle n'avait pas de jolies petites mains de poupée… Elle avait toujours ses grosses paluches noueuses aux ongles ordinaires…

Siège social… Du beau, du luxe, du banal, du sinistre !

J'en ai vu des sièges sociaux ! Des luxueux, des modestes, des grands, des petits… Et toujours ce lieu transmet un message… L'âme. L'âme de l'entreprise. La cordialité, par exemple, ou l'esprit d'équipe, le soin des gens, l'accueil du client, l'information du personnel, les ouvertures sur le monde ou encore la tradition, l'amour du métier, l'élégance ou la culture.

Et parfois, pour une entreprise dont le sujet est porteur, on tombe sur un vieux siège social sinistre, dans un lieu inhospitalier, où l'on devine la pollution, la crasse, l'inconfort, la peinture vieillissante, le bidouillage éclectique tant bureautique qu'électrique de bureau en bureau… A fuir… Comme une vieille personne assise sur son tas d'or qui n'a rien compris au film et à l'évolution du monde et que plus personne n'a envie de venir voir. Beaucoup préfèrerait un garage mal chauffé plein de jeunes aux têtes bouillonnantes de projets et d'idées !

Pour faire venir les audacieux, pour attirer les intelligences et les compétences, ce n'est pas le luxe fatalement qu'il faut, c'est autre chose : faire deviner l'âme de l'entreprise. Avec, au minimum, de la propreté et de la clarté, une vie collective évoquée qui transparaît dès l'accueil ou dans les bâtiments de l'entreprise. Ou bien dans le quartier. La vie professionnelle, ce n'est pas un enterrement ! C'est un appel à la créativité et au partage. Ca passe aussi par du ressenti dès la première seconde !