La mort, la vie, la farce ? Pire qu’un film !

8h du matin. Tous le même but : quitter le quai de métro et entrer dans la rame.

La porte du wagon de queue s'ouvre. A l'intérieur, des gens sont assis sur les banquettes. Mais un corps (vivant, saoul ou mort) gît là, devant la porte, la tête sous un siège, le ventre à l'air, le pantalon sale, les pieds devant le sas d'entrée. Du jamais vu. Sur le quai, les gens ne se rendent compte de rien et poussent pour entrer. Les premiers sont pleins d'effroi, enjambent les pieds du gisant et s'éloignent à leur tour. Un homme au blouson rouge dit : "Il ne peut pas rester là"." Je suis d'accord", lui dis-je. Mais les hommes n'osent rien faire tandis que le train repart et que les femmes se sentent peu vaillantes. L'homme au blouson rouge sort à la station suivante, il part prévenir le conducteur, dit-on. D'autres voyageurs montent et je crains le pire : voir cet homme se faire piétiner dès que la rame sera trop pleine. Ouf, non ! Tout le monde s'écarte, à chaque fois silencieux. Indifférents ? Dur à dire. A la station suivante, un autre homme s'apprête à sortir du wagon, il est jeune et costaud, il pourra remonter le quai jusqu'au volet du conducteur, et quand je lui demande : "S'il vous plaît, pouvez-vous prévenir le conducteur ?", il acquiesce. Mais le train repart encore ! Un cauchemar !

A la station suivante, je n'en peux plus, je sors et je cours sur le quai, avec ma mallette qui me broie le bras, à contre-courant des gens, je veux arriver jusqu'à ce conducteur et sa fenêtre. J'entends qu'il sonne la fermeture des portes, elles claquent, merde !, je ne suis pas encore arrivée à la hauteur de la cabine conducteur. J'accélère, j'arrive à temps pour taper sur la vitre à toute force. Essoufflée, je dis : "Monsieur, c'est paniquant dans ce dernier wagon ! Il y a un homme par terre dont on ne voit pas le visage, il pourrait être mort, vivant, saoul ou malade ! Il va se faire piétiner avec tout ce monde !" La réponse m'apaise quelque peu : "J'ai été prévenu, je n'ai pas d'équipe dans toutes les stations pour qu'il soit emmené. Un peu plus loin, une équipe de secours se prépare et interviendra." Je comprends.

Mais ce qui m'a sciée, c'est qu'une bonne femme avait fini par s'asseoir sur la banquette, cette fameuse banquette sous laquelle disparaissait la tête de cet homme ! Vous imaginez ? Elle a mis ses pieds, voire ses talons aiguilles, à proximité de son visage ! Elle lui a foutu ses cuisses sous le pif en somme ! Alors, il y a peut-être de quoi réveiller un mort mais c'est quand même une sacrée insulte faite à un pauvre gars ! Si j'avais été plus près d'elle, je lui aurais bien crêpé le chignon à celle-là !

Le stand d’Eyrolles au Salon du Livre attire les auteurs !

Et pour cause ! Un stand bien placé, accueillant, peuplé, le jour de l'inauguration du salon, d'éditeurs et d'auteurs. Les éditeurs d'Eyrolles* sont attentifs et nous parlent de nos projets, nous présentent les uns aux autres. Ces professionnels sont tous chaleureux, accueillants. Nous nous sentons chez eux chez nous.

Je m'éclipse pour aller visiter d'autres stands du salon. Suis-je aveugle ou malhabile ? Beaucoup de grands de l'édition sont absents !

Pourtant tout l'espace est occupé. Alors, les exposants ont sans doute bénéficié de m² offerts. Bonne pioche pour ceux qui ont osé se montrer malgré la crise : sans doute des m² en plus, des auteurs regorgeant d'idées et apporteurs d'affaires, de la veille efficace, des relations publiques (et très humaines !) au top !

Bravo ! Exemplaire ! Merci aux éditeurs qui savent nous choyer ainsi.

* Les éditions d'organisation qui ont publié deux de mes livres font partie du Groupe Eyrolles

Une porte à pousser… Mon enfance réveillée.

 

Les réunions d'Anciens peuvent ressembler à des retrouvailles d'enfants. Ce fut le cas mardi. J'ai retrouvé mes copines de jardin d'enfants avec qui j'ai grandi jusqu'en 6ème !

Incroyable moment. Les rides sont là, certes, personne n’y échappe ; quelques brunes sont devenues blondes ; d'autres sont maintenant plus grandes ou plus rondes… Mais la bonne humeur est générale. Cris de joie, embrassades, photos, histoires abracadabrantes d'enfants espiègles, tenant tête à l'Autorité ! Et les discussions mélangent allègrement enfants, maris, adresses, réussites, virages, etc.

Soudain, la joie spontanée de l’enfant ou sa diablerie que l’on pensait oubliées surgissent dans un regard, un sourire !

J’ai adoré ce moment, tellement inattendu : retrouver… non pas mes dix-huit ans !, plutôt mes trois ans, mes six ans, mes dix ans… parmi ces gamines avec lesquelles je me sentais si bien et que j’ai quittées brutalement à 12 ans !

Savoureux. Audacieux mais goûteux.

Bon. Si je compte : je suis allée dans 5 écoles… ce qui veut dire qu'il me reste 4 écoles à redécouvrir… et… (A suivre. Peut-être.)

Simone Veil, enfin honorée comme il se doit ! Formidable ! Quelle femme d'exception !
Barak Obama : un vrai succès pour son peuple et pour lui-même : enfin une couverture santé à la hauteur de ce pays d'avenir… Oui, j'ose le dire !
La taxe carbone, out ! Ouf ! Un peu de raison sur ce sujet si mal abordé en France…

Une semaine de vacances et…

Une semaine de vacances et, pendant ce temps, l'actualité s'est emballée !… Où donner de la tête ?

L'Europe se délite, la livre sterling est attaquée, La Grèce se sent seule, la météo se dérègle, certaines régions sont inondées, des sans abri meurent de froid, L'Afghanistan préoccupe, la Sécurité Sociale fait ses comptes, les Régionales se préparent, les grands groupes fourbissent armes et chiffres pour leur AG, le chômage s'accentue, la poitrine de Carla Bruni affole le monde politique, Avatar reste dans l'ombre, les Femmes sont les oubliées des Conseils d'Administration, les routes françaises se désagrègent sous l'impact du gel et l'absence de budget travaux,  les salariés craignent les licenciements et menacent de faire grève, les écologistes tirent la sonnette d'alarme, Martine Aubry pointe du doigt, François Fillon encaisse, quelques trains sont immobilisés…

Du nouveau sous le soleil ? Heu…

Oui. Aussi. Et cela mérite la Une. Des entreprises développent des concepts nouveaux, de jeunes pousses grandissent avec leurs projets, les réseaux sociaux tissent leurs toiles, Google et Facebook se surveillent étroitement et agitent le monde, les livres électroniques interpellent, le développement durable est entré dans les réflexes quotidiens, les PME sont une force vive et combattive, les banques baissent les taux de leurs crédits, L'Australie regorge de projets et… et…

Ouf ! Je suis en bonne voie pour reprendre pied avec l'actualité !

A Saint-Dizier comme ailleurs, la mère et l’enfant… Est-ce suffisant ?

A Saint-Dizier comme ailleurs, la mère et l'enfant… Est-ce suffisant ?

Dans les cas d'abandon d'enfant, par facilité, "on" recherche toujours LA Mère, "on" est prêt à pointer du doigt la mère indigne… Ce n'est pas suffisant, bien sûr ! Le père, le géniteur ou le compagnon, alors ? Les titille-t-on un peu, ceux-là ? Ces hommes qui laissent une femme en détresse, parfois seule et débordée, partagée entre l'amour maternel à donner et l'accaparement que procure le petit enfant… Et je ne parle pas des conditions financières qui ont leur poids dans ce mal être. Dans ces cas dramatiques qui montrent des mères qui lâchent prise ou qui pètent les plombs, j'espère que l'on cuisine assidûment les géniteurs, ces hommes qui n'ont tantôt pas vu qu'elles étaient enceintes… pas compris qu'elles étaient débordées… pas su qu'elles étaient épuisées… pas deviné qu'il faut plus de sous pour vivre à deux. Trop facile !!! Je rêve !

La journée de la femme, décidément, c'est tous les jours. Et l'enfant, c'est nuit et jour.

Comédie sous le coude…

J'ai un de mes textes sous le coude et mon brave clavier sous les doigts… Une comédie encore. 

J'aime ça. Faire rire, sourire. Moins facile que de faire pleurer.

En ce moment, je hache menu mon contenu, je l'allège, le malaxe ; je lisse les mots, je densifie les thèmes. Deux ans de gestation pour un accouchement encore différé !

Laisser la comédie s'envoler… Trop tôt… Tant qu'elle est encore là, elle m'appartient, elle peut encore évoluer… Je la fortifie. Patience.

Mon souhait ? Vous voir avec des crampes aux zygomatiques et mal aux côtes ! Je rêve de vous voir pliés en deux !… de rire !