Suicides ? Attention.

Est-ce pour dire son mal être ou pour arrêter de souffrir ? Ou pour répondre à une violence par une autre violence ? Est-ce être acteur ou devenir passif, mettre en cause ou s'abstraire, donner du sens, un vrai, un faux ou un semblant de vrai à son envie de partir ? Est-ce pour être enfin connu, reconnu et compter pour autrui ? Est-ce la peur de ne plus être aimé, apprécié avec les changements que la vie impose ? Est-ce une impulsion ou une stratégie mûrement réfléchie, une liberté ou un conditionnement, est-ce un droit ou une libération, une force ou une faiblesse ? Est-ce pour soi ou pour les autres, pour devenir un poids ou ne plus en être un, faire du mal ou se faire du bien, passer à autre chose ou marquer la mémoire ? L'un se sent-il trop petit, l'autre voit-il son avenir trop noir ? Est-ce l'espoir d'une autre vie ou le désespoir de vivre celle-ci ?

Que de questions et de souffrance pour ceux qui restent…

Patrons, familles, éducateurs, collègues, amis… Tous, nous devons réfléchir à notre relation aux autres. Attention donc à ceux que la vie a bousculés soudainement sans qu'ils en aient gardé les rênes… Intensifions notre écoute dans cette société en crise. Car la société, c'est nous tous.

Hier chez Leclerc ? Vous avez dit « reprise » ?

La reprise est là ! La bourse s'envole ! Les traders font la fête ! Les banques vont mieux !

Aaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh ?

Mais où sont les gens ? Un 29 septembre ? Pas dans les magasins ! C'est la "dèche" ! L'immense magasin est vide de monde. Certains rayons frais, d'ailleurs, sont peu fournis : du jambon, il y en a, oui, mais 2 sachets au lieu de 100 ! Cet hyper grand magasin a, je l'imagine, décalé avec raison la livraison de ses produits frais. Bon point, bonne gestion. Même si cela ressemble à une fin de gloire : la surconsommation est terminée.

N'empêche ! Il y a bien ceux qui clament que tout s'améliore et puis, il y a l'individu, le gars normal, celui qui fait ses comptes, celui qui sait que "à chaque jour suffit sa peine", "un sou est un sou", "on ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué", "les conseillers ne sont pas les payeurs", "il y a Jean qui rit et Jean qui pleure" et… les délocalisations… les restructurations… les taxes… le chômage… le déficit public…

Décidément, on n'a pas tous les mêmes lunettes pour voir le monde !

Et puis, il y a "des gens" qui ne verront jamais "les autres gens": ils savent lire les chiffres mais pas les visages.

Supérettes et paniers sales ! Crasse dans les commerces de proximité !

Berk ! Souvent, pour acheter écolo, au coin de la rue, en évitant de prendre la voiture, il faut accepter la crasse. Je suis dégoûtée par la saleté des paniers à anses ou à roulettes qui ont le fond qui poisse et qui, du coup, salit les produits que je vais ensuite stocker dans mon réfrigérateur.

Dès l'entrée du magasin, on sait déjà, au vu de la pile, dans quelle densité de crasse on se lance ! Car la saleté du panier dès l'accueil me semble pire que celle des sols…

Alors, Patrons de supérette Casino, Franprix, Champion (Carrefour), Monoprix, aux heures creuses, faites donc laver vos paniers ! Une façon de respecter sa clientèle et de l'inciter à revenir.

Car votre concurrent, l'hyper, avec ses caddies en métal lavés à l'eau de pluie, marque un point et semble nous accueillir avec davantage de propreté…

La gauche triche ? Chut ! Ségolène, chut… Et puis quoi encore ?

La gauche a triché ? Jean-Marc Ayrault, Jean-Christophe Cambadélis et quelques autres espèrent voir Ségolène Royal s'écraser et se taire. L'élection de Martine Aubry est indue ? Pas de vague, s'il vous plaît, dans un parti moribond.

Se taire, Ségolène ? Avoir l'air d'accepter la fraude sur les bulletins de vote qui l'a évincée du poste qu'elle convoitait ? J'espère bien que non ! Pourvu qu'elle résiste, au contraire, et qu'elle permette à la politique de se grandir un peu.

Car si vraiment Cohn-Bendit a raison : "Bourrer les urnes c'est une tradition d'une certaine gauche française", il est temps de moraliser tout ça !

A l'école, il y a des enfants à qui l'on donne un zéro pointé en cas de fraude ! Le but : les éduquer. Aujourd'hui, le PS mérite peut-être son zéro pointé !

Le mauvais restau !

A quoi le reconnaître ?

  1. L'odeur. Vous poussez la porte et, ça y est, vos habits sentent pour la journée le poisson ou la frite ou les deux réunis. (J'aurais du tourner les talons aussi sec !)
  2. L'entrée froide est correcte, sans panache particulier : en l'occurrence, une salade avec des ingrédients mélangés par hasard. Rien n'est fait pour flatter le contraste des couleurs dans l'assiette ou le "croqué" sous la dent.
  3. Le plat principal : des calamars méconnaissables, trop salés et tout mous. On devine la conserve ouverte dès votre entrée dans le restau.
  4. Les ravioles aux cèpes (en accompagnement) ressemblent aux gros raviolis Lustucru que j'achète à Carrefour.
  5. Une part de tiramisu, trop volumineuse et fleurant bon le dessert qui est tout sauf maison. Goût sans personnalité.

1/4 pichet de rouge, une eau gazeuse et 2 cafés, le tour est joué : 52 € pour deux.

A ce prix-là, à raison de trois pauves tables occupées, on ne s'étonnera pas que le restau mette la clé sous la porte car, c'est sûr, le client ne revient pas ! Pigeon une fois mais pas deux ! D'autant qu'il va falloir que je mette mes habits au pressing, parce que 3 heures plus tard, bonjour l'odeur ! Elle tape l'incruste !

Aller au restau, ce n'est pas "bouffer loin de chez soi !", c'est une parenthèse dans la journée, avec de bons produits, même simples et surgelés, qui sont cuisinés sur place par des gens qui aiment recevoir.

« Le coach » avec Richard Berry et Jean-Paul Rouve

Berry et Rouve sont époustouflants dans cette comédie bien écrite mettant en scène quelques requins opportunistes aux prises avec un manager gentil et débordé ! Et voici l'excellent coach qui entre en scène pour relever ce nouveau défi ! Il est cher, très cher !, mais son aiguillon c'est… le… (Allez-y, vous saurez…)

Pas de clichés lourds et répétitifs dans ce film ! L'histoire tient bien la route.

 Voici donc une comédie au rythme soutenu, remarquablement jouée.

Labro et « Les gens » ; Barbery et « L’élégance du hérisson ». Lire l’un puis l’autre… Aïe !

J'ai fait prendre un risque terrible à Philippe Labro. J'ai lu son livre "Les gens" après "L'élégance du Hérisson" de Muriel Barbery. Pari impossible à tenir : captiver autant que Barbery ! Pari donc pas tout à fait tenu.

Muriel Barbery a une écriture travaillée, superbe, du Proust revisité : ses phrases ont une syntaxe parfaite, sinueuse et pourtant limpide. L'histoire nous accroche car, dans cet immeuble, les contrastes entre habitants s'avèrent intéressants ou rigolos : certains sont figés dans leur maturité, d'autres discrètement en plein devenir. Et cette concierge, atypique, fait rêver…

Labro, d'habitude, j'adore ! Son dernier livre, bien sûr, mérite d'être lu car son personnage central, Maria, est attachant. Mais le côté séquencé des premiers chapitres retarde le lancement de l'intrigue.On sera malgré tout diverti d'autant qu'on retrouve des thèmes typiques de Labro (le choc et l'amnésie, les différences France-USA…).

Tarantino sans peur

Méfiante, je suis allée avec des pieds de plomb voir le dernier Tarantino, de peur d'être glacée par la violence dont il est coutumier. Et j'ai énormément aimé cet excellent film : "Inglorious Bastards" car, dans le fond, la violence vient du sadisme de ces SS et Tarantino met en images une réplique à cette violence. Le résultat ironique, c'est que nous sommes dans un cinéma et qu'en tant que spectateurs, nous  nous réjouissons de voir brûler un autre cinéma dans lequel le monstre, Hitler, et toute sa clique se retrouvent faits comme des rats !