Deux minutes d'antenne et le piège a fonctionné. L'avocat, l'air jovial, sourit de toutes ses grandes dents pour parler de la défense qu'il fera de sa cliente, celle qui a assassiné le banquier Stern : il va plaider le crime passionnel. Il a peut-être en tête mille détails croustillants qui le font largement sourire ou bien il se retient de rire encore car il a glissé un bon mot à l'oreille d'un confrère...
Résultat : inadéquation totale entre le moment grave que vit la première famille de cet homme et l'apparente jubilation de l'avocat de la défense de l'accusée à l'ouverture du procès.
Parfois la rapidité de l'information chez les journalistes de télévision provoque le même type de télescopage : les uns sourient encore du sujet précédent et entament, la mine réjouie, le dramatique sujet suivant ; d'autres finissent une phrase dramatique sur un sujet dramatique et s'amusent déjà du sujet léger qui va suivre.
Attention ! Le corps et les mimiques parlent plus que les mots !







Commentaires