Le journal "Challenges", avril 2009 publie un article "60 millions de penseurs - la philosophie, une passion française", écrit par Thierry Gandillot, qui explique en quoi ce mode de réflexion s'immisce fort heureusement dans notre quotidien. Cela m'éclaire notamment sur ma façon d'accompagner la réflexion des leaders et dirigeants.
J'ai tellement aimé la philo pendant mes études ! Et comme je n'ai pas cherché à obtenir un diplôme ou à faire carrière avec mes trois ans de sensibilisation à la philo, j'ai toujours mis en avant d'autres éventuelles compétences, axées sur la Communication et sur les Lettres et pour lesquelles j'ai reçu des "labels" (= diplômes) ! En cela, j'ai retenu les conseils de mon vieux prof à qui j'avais dit, il y a trente ans, mon souhait de faire des études approfondies de philo : "En France, un philosophe n'a qu'une voie possible : être professeur. Et il y a très peu de postes. Mieux vaut choisir une autre discipline et pratiquer la philosophie par ailleurs."
Alors, sans le savoir vraiment, sans le formuler, j'ai peut-être mis des miettes de philo partout, dans ma vie perso et dans ma façon de travailler.
Aujourd'hui, comme l'explique Thierry Gandillot, la philosophie est enfin devenue populaire, selon le souhait de Diderot. Mais dans cet article, TG a la sagesse de citer Diogène qui souhaitait enseigner comment "mener une vie dédiée à l'essentiel" et Raphaël Enthoven (33 ans) : "On nous demande de produire des certitudes (...) Mais la philo produit du doute. (...) Philosopher, c'est penser contre soi-même."
L'essentiel, le doute, le sens et le management : fructueux mélange enfin au goût du jour pour aider à la gestion des hommes, des projets et de résultats concrets et chiffrables.







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