Andy Warhol, vous connaissez bien sûr ?

 Mais oui, Marylin ainsi coloriée, vous l'avez vue partout ! C'est bien du Andy Warhol :

Marylin - A. Warhol  

Vous connaissez peut-être moins Mao, revisité en teintes pastels… C'est de l'audace Warhol : Photo Mao revu par A. Warhol

Vous voulez tout savoir ? Vous avez raison. Précipitez-vous au Grand Palais à Paris. Sublime expo sur cet homme fantasque, au talent exploité avec méthode et constance. Un style, une approche unique qui lui permettent de mettre en image les grands de son époque. Séduction absolue.

Ces photos sont extraites du livre publié chez Beaux Arts Editions :

Couv livre Beaux-Arts Editions

Cette couverture affiche quatre auto-portraits (sages) d'Andy Warhol.

Vivre l’amour près de la mer Rouge ? Un roman, une vieille histoire, paraît-il…

9782081217072 Les amours impossibles près de la mer Rouge…

Flammarion et Chezlesfilles.com m'ont envoyé un livre que je n'aurais sans doute pas acheté de mon propre chef : "Les amants de la mer Rouge". J'aurais trouvé le titre ringard ou à l'eau de rose et j'en serais problablement restée à la 4ème de couverture.

Ce premier livre de Sulaiman Addonia est en réalité dérangeant, démysthifiant, décrivant une jeunesse en Arabie Saoudite déboussolée sexuellement du fait du regard porté sur la femme, jugée "haram" ! Il y a donc tout un marchandage de la relation sexuelle, entre hommes ou entre homme et femme, chacun se débrouillant pour vivre des relations qui n'attirent pas l'attention de la police religieuse. Cela décrit du même coup un monde où la femme n'a pas le même avenir que l'homme puisque tout métier ou situation qui la rend visible lui est interdit.

Instructif, pesant, happant. Un livre marquant, assez inoubliable.

« Good Morning England » et « Etreintes brisées »

S'il faut choisir, choisissez "Good Morning England". Si vous le pouvez, allez voir les deux. Les deux films valent le détour et n'ont pas besoin de ma pub : les salles sont pleines et tout ce qui est bien à dire d'eux deux sera dit par d'autres !  Alors, juste deux mots pour  "Good Morning England" : "drôle et savoureux" !

Je m'économise…

Mon anniversaire avec Julien Clerc ! J’ai 20 ans !

J'ai encore eu un anniversaire ! Ca commence à me filer le bourdon ! Ca revient tout le temps ce moment-là ! On me félicite encore mais on me demande moins : "Quel âge t'as ?" Heureusement ! Et là, un cadeau : aller écouter Julien Clerc au Palais des Sports. A priori, un bon choix car le gars vieillit bien !

C'était… magique ! Cette voix, ce charisme, cet art de charmer, de faire rire sans casser lorsqu'il présente une chanson… et toutes ces mélodies qui donnent la vie à voir et à aimer, c'était grandiose ! Il a du talent, ce Julien, une voix exceptionnelle dont il sait mieux qu'à 20 ans dompter les trémolos, il nous offre aujourd'hui d'en savourer le timbre et nous envoûte ! Il a fière allure aussi, un air intemporel, de l'élégance obamienne même si, par flashs émouvants, on le revoit à 20 ans, prenant place dans la chanson française avec ses cheveux longs bouclés dans : "Hair".

Alors, vieillir comme ça, je veux bien ! Croisons les doigts !

Un grand du piano : le jeune Tigran Hamasyan Trio

Pas de nouvelle star pour moi hier avec M6. En revanche, au Carré Belle Feuille, un jeune pianiste et deux musiciens : Tigran Hamasyan Trio.

Ce jeune a de l'or dans les doigts, faisant tantôt courir tantôt voler ses mains sur son clavier, se levant ou s'asseyant selon les morceaux. Subtilement, le batteur et le guitariste l'accompagnent et la salle est sous le charme de ces trois jeunes si heureux de jouer là, ensemble.

Très bon moment de jazz.

C’est bizarre, le chagrin…

C'est bizarre, le chagrin. Il vous tombe dessus un jour trop tôt, un jour trop tard, sans crier gare.

Je n'avais pas retenu le jour de son départ. C'était sans importance puisqu'il me manque, manque…

Et là, un papier à déplacer, et j'ai révisé : il est mort le 5 mai.

3 ans déjà. Déjà.

Ca ne veut rien dire : "déjà".

Il est déjà venu, Il est déjà là, Il est déjà parti.

Joli petit mot banal qui n'essuie pas mon chagrin.

J'aimerais tant pouvoir dire : "Il est encore venu, il est encore là, Il sera encore là demain."

Déjà. Le temps a passé. Pas mon chagrin.

*Pour mémoire, la note : "Tu m'as dit…",  Car le 12 mai 2006, après avoir, pendant tant d'années, tant parlé avec eux, j'ai écrit pour eux, à leur place, ce texte-là parmi d'autres. Mes parents.

Assemblées Générales : cocktails variés avec ou sans shaker !

Une Assemblée Générale, c’est une ambiance cocktail ! Le tout est de savoir qui secouera le shaker ! L’actionnaire, le journaliste ou le Président ? Eviter le "chaud" et offrir le "show"…

Ce jour-là, tout est prévu, tout est offert ! Avant, cependant, il y a eu de longs préparatifs pour l'entreprise : le choix de la date et du lieu, les rapports annuels, les convocations, les annonces légales, les préparatifs avec les banques, le choix du traiteur, l'option champagne ou vin blanc (baromètre de la santé que l’on veut afficher de l'entreprise), commande d'un cadeau (pas trop cher, pas trop nase…), les films, les infos, l'invitation des journalistes, le staff briefé, l'organisation de l'espace dans les derniers instants, l'accueil…

Le jour J, le shaker donne le tempo :

–  Cocktail de preuves de la bonne santé de l'entreprise : reportages, rapports annuels, exposé des chiffres, topo du président, topo du directeur général, rappel du passé, projets avancés, commissaires aux comptes…  

-  Cocktail d'idées de la gouvernance de l'entreprise pour répondre aux questions prévisibles ou imprévues des actionnaires, émotions et chats dans la gorge, improvisation à plusieurs, humour qui sauve souvent et rend le dialogue supportable voire sympathique…

– Cocktail de votes : résolutions et résultats applaudis ou non…

Et pas le temps (ou si peu !) de faire une conclusion pour le président de séance ! Car, avant le résultat du dernier vote, les goinfres goujats de l’assistance sont déjà debout, manteau sur le bras, prêts à filer vers le buffet !

Après L’Assemblée Générale, chacun se lâche car :

Le vrai cocktail enfin, après L'Assemblée Générale, peut commencer : champagne ou vin blanc ou les deux, mon général !, petits fours avec ou sans foie gras, plateaux des serveurs pris d'assaut aux portes des cuisines par des nuées d'affamés. Car la razzia des actionnaires venant festoyer est bien connue : on leur doit bien ça !, chacun a payé plus ou moins cher sa présence ici. Tout est affaire du nombre d'actions et de son cours jour après jour… Doit-on pour autant réussir à en manger pour son argent ?!?

Cocktail encore de réseaux que l'on croise, d'actionnaires qui cherchent le contact, cocktail de représentants de l'entreprise qui sont heureux de se rencontrer une fois de plus, là, et deviennent ainsi, durant quelques heures, la vitrine patchwork de l'entreprise, cocktail encore de journalistes qui flânent là quelques instants encore à la recherche du scoop qui les différenciera des autres.

Puis, une fois les indispensables invités partis, cocktail de commentaires dans l'entreprise et passage au crible. « L'ai-je bien dit ? Lui ai-je bien répondu ? Le buffet était-il trop modeste  ? Les logos se voyaient-ils bien ? L’ambiance, comment était l’ambiance vue de la salle ? La banque a-t-elle travaillé en toute sérénité pour compter les voix ? Ah, Duschmoll était là, égal à lui-même, avec ses questions embarrassantes. Mais Martinouchon a baissé, cette année, etc. Oui, on peut le dire, c'était bien… »

Et demain, au turbin ! Faire du chiffre encore, jusqu'à fin décembre. Hauts-les-coeurs !

PJ Calendrier des AG des entreprises du CAC 40, extrait du blog : macrisebienaimée.com