Adecco, Daher et Serieyx, un message : la confiance

Hier, Adecco a organisé une conférence à laquelle j'étais invitée. Excellent moment ! J'ai aimé le témoignage de Patrick Daher sur la gestion de cette entreprise familiale, Daher, créée au 19ème siècle par son arrière-grand-père. Un grand monsieur ce patron-là, qui parle avec modestie, clarté et humour de son art de gouverner l'entreprise, de ses choix stratégiques pour l'orienter vers de nouveaux créneaux, de son respect pour cette famille de 450 personnes, etc. On a entendu parler de "sens", de "valeurs", "d'éthique". Bravo !

Hervé Sérieyx est là, accompagne ce témoignage et nous offre son dernier livre "Confiance mode d'emploi", publié chez Maxima. J'y retrouve des idées que je partage. Et, en le feuilletant, je tombe sur une page rédigée pour des gens comme moi où il est dit que les littéraires peuvent être plus que "la plume" d'un dirigeant ; ils peuvent devenir "des aides à penser" s'ils savent associer (entre autres) : "culture littéraire", "culture d'ouverture au monde", "pensée déliée" et "élégance" ! Dopant, non, ce cocktail ici imaginé ? :))

Merci à Adecco d'avoir organisé, avec Sérieyx comme "allié de pensée", cette conférence autour de Patrick Daher. Un très bon moment.

Le mardi soir, la Nouvelle Star, M6 et rien d’autre !

Non, je ne réponds pas aux appels téléphoniques du mardi soir  ! Je suis fan de la Nouvelle Star, et ce depuis les débuts de l'émission avec Marianne James, Dove, Manoukian et Manu.

J'adore cette émission et l'incroyable sélection de talents que le jury fait à chaque fois. Cette année, la pioche est exceptionnelle ! Manoukian, Manoeuvre, Lio et Sinclair se régalent et nous aussi !

Dalé, Camélia Jordana, Lary, Soan sont tellement justes et habités par leurs chansons à chaque fois ! C'est plus que du spectacle ! C'est de l'émotion et ils sont bouleversants. Ils méritent tous les 4 d'être en final. Leila et Damien sont intéressants mais plus irréguliers donc fragilisés.

J'aime voir ces jeunes, qui osent, qui nous envoûtent et font le show par amour de ce "don du chant"… Un talent pareil mis à jour, c'est cadeau… pour nous.

Quand la diction de l’un tue l’écoute de l’autre !

Frédéric Mitterrand, dont le timbre de voix très particulier a son charme, nous a assommés hier soir à La Nuit des molières. Diction lente, lentissime même, pédagogue à l'extrême voire parfois même infantilisante… Il s'en rend vaguement compte car le public, poli (à part Baffie) reste coi et soumis, et Mitterrand s'embourbe, espérant que son timbre va sauver la mise. Mais non, rien n'y fait, on s'endort doucement, on ouvre un oeil de loin en loin, désespéré d'être si peu sollicités.

Parler lentement est loin d'être l'art de bien parler. Et trois heures durant, cela donne envie de prendre à l'autre le micro et de bâcler la fin, vite fait bien fait !

« Une erreur de la banque en votre faveur » : ouf ! ce n’est qu’un film…

19059334 A voir absolument !

Distrayant, affolant, tellement plausible… Mais chacun est libre de voir ici des excès ou des égarements permettant de rire…

Film réalisé par Michel Munz et Gérard Bitton avec des acteurs grandioses : Gérard Lanvin, Jean-Pierre Darroussin et Barbara Schulz !

 

 

OSS 117 ? Pfff…

Samedi, sans lire de critique, je suis allée voir "OSS 117 : Rio ne répond plus" pour le craquant Jean Dujardin. J'y vais en confiance : il y a 3 ans, OSS 117 Le Caire nid d'espions m'avait vraiment plu.

Est-ce un signe ? La salle à 13H 30 est vide ou presque. Bon, passons… L'heure sans doute est ingrate.

Mon Dieu ! Quelle lourdeur ! Il en fait des tonnes pour faire passer des blagues pesantes. La fibre comique est éculée au bout de 10 minutes mais non, on nous l'impose tout au long du film ! Dujardin gesticule, caricature le personnage à l'extrême mais ne sauve rien. On peut être grandiose en jouant des grands beaux ignares stupides et racistes mais on peut aussi s'y épuiser en pure perte ! C'est le cas de Jean Dujardin…

J'attends ailleurs cet acteur génial qui n'a été ici qu'un pantin s'essoufflant dans la lenteur d'un mauvais scénario.

Mitterrand, Molière, la nuit : le somnifère sans le rêve !

J'aime tant le théâtre ! Et sa nuit des molières, donc, que je ne rate jamais ! Parfois, il a été dit que la cérémonie était ennuyeuse. Jamais pour moi ! Mais cette fois-ci, quelle horreur ! Tous ces bons acteurs, dans la salle, ont dû, plus que moi encore, mourir d'ennui à écouter le ton ânonnant de Frédéric Mitterrand ! Et ce catalogue de citations sur le théâtre ! Pour louper une épreuve, rien de mieux ! Tous les bacheliers le savent : tout est dans la mesure ! Trop, c'est trop ! Surtout si c'est pour nous les asséner à 2 à l'heure ! Et l'impertinent Baffy à qui l'on confie la gestion sauvage du temps ! Il manquait simplement une oreillette dans l'oreille de Mitterrand pour lui dire : "Active, mon pote ! On est dans les choux !" On a pressé tous les autres, les heureux, les primés, sauf ce rabat-joie de mâitre de cérémonie…

Mitterrand m'a tuée !

Après Molière, Ségolène. Après Sarkozy, bientôt Obama.

Molière a excellé dans toutes les fibres du comique, notamment dans le comique de répétition.

Ségolène s'essaie à  la répétition et a entamé le filon de l'excuse. Savoureux ! Sa mission : "Excuser les bourdes des autres". C'est beau… Il fallait y penser ! Le terrain est vierge…

Elle focalise actuellement son attention sur quelques stars de la politique :

  • Sarkozy, son anti-héros,

  • Obama, son double héroïque,

  • Aubry, sa rivale.

Avec les trois profils, elle a de quoi faire ! Il suffit d'une veille journalistique efficace et la prochaine utilisation médiatique du mot "excuse" ou "pardon" nous fera sourire, c'est sûr… Et bientôt, elle s'excusera peut-être auprès du monde pour le monde ! Grandiose !

Moi, je me reconnais dans les personnages de Molière et j'en ris de bon coeur. Avec Ségolène… Ca me fait pas pareil… Et vous ?

Hommes… de Yasmina Reza

Reza, j'adore. D'habitude.

D'ailleurs, "d'habitude" n'est pas la bonne expression pour exprimer la délectation que j'ai lorsque j'attrape un de ses livres et l'achète.

J'achète ses livres en aveugle. Pas bonne, l'expression, là non plus. Aveugle et lecteur d'un livre acheté en gare, pas bon ménage non plus.

31CtOxxWa9L__SL500_AA240_ Bref, j'aime lire du Yasmina Reza.  La quatrième de couverture annonçait ce livre comme déjà paru en 2003 avec un titre qui n'avait pas accroché. Changement de titre, donc et là, le titre parle : "Hommes qui ne savent pas être aimés". On se dit qu'on va tout comprendre des mal aimés. Mais non, on tombe sur l'histoire d'un type devenu "un raseur de première" ! Et on s'ennuie à le lire, comme le souhaite l'auteur, qui veut décrire à quel point ce gars est devenu ou se croit casse-pieds.

Malgré l'ennui de la lecture, j'avoue aimer l'histoire et ce rappel incongru, l'air de rien, des années lycée où les gars et les filles fantasment sur les meneurs, sur les plus beaux, sur les plus disjonctés de la classe, les plus charismatiques… en s'oubliant soi.

J'aime aussi le contraste ici offert entre cet Adam, désireux de création et éternellement frustré, et cette brave fille qui s'est arrangée avec ce qu'elle est et avec ce qu'elle vit.

Alors, oui, comme d'hab', j'attends son prochain livre. Un thème comme l'euphorie m'irait bien, pour changer de celui-là…

Cirelli et Mestrallet, trop gourmands, rendent le sujet « gaz » explosif ! Gare au « bouc » !

Ils ont attendu le 1er avril pour appliquer une baisse du prix du gaz. Normal ! Le prix du gaz brut avait baissé pendant l'hiver mais nous, les consommateurs, il fallait bien qu'on paie le triplement de salaire de Cirelli et les 15% de hausse de celui de Mestrallet.

C'est révoltant ! Et dans "révoltant", faites attention, Messieurs, il y a le mot "révolte". Et vous faites prendre des risques à la société toute entière. Il faut atterrir, vite fait.

Et les patrons de PME qui ont mis LEUR argent personnel dans LEUR entreprise risquent bien de faire chorus avec le consommateur de base qui en a marre d'enrichir, en permanence, ceux qui vivent, au quotidien, choyés et servis, et qu'il faut en plus dédommager, pour cette vie de chien, par des salaires annuels de 2 ou 3 millions d'euros, sans parler de tout ce qui est prévu au cas où il faut les faire partir  ! 

Alors, oui, ces grands patrons montrés du doigt par la presse vont bientôt devoir payer aussi pour davantage de costauds gardes du corps car, à force de tirer sur la corde, elle devient élastique et le boomerang, quand il se reçoit en pleine gueule, fait très mal !

Faut-il le leur rappeler ? Quand les gens souffrent ou ont peur, ils cherchent un bouc émissaire. C'est basique ! Tout le monde sait ça… sauf, visiblement, certains patrons. J'ai une solution pour eux, hygiénique, discrète, accessible ; mon lien wikipedia sur le sujet "bouc émissaire". Ils vont comprendre d'un clic ce qui se passe…