« Une erreur de la banque en votre faveur… » Dans les banques, joue-t-on au Monopoly ?

Je vois la photo d'un patron de banque et, bizarrement, une phrase me revient en tête : "Une erreur de la banque en votre faveur…" Mais oui, bien sûr ! le Monopoly de mon enfance ! Avec les cartes toutes vieilles et les beaux billets, les violets notamment, si importants à amasser.

On était zen quand on tombait sur cette carte "chance" qui nous annonçait cette intéressante erreur de la banque ! Et soudain, je vois ce patron, zen lui aussi au moment de l'affaire Kerviel… Un souci, Monsieur le Président ? Pas vraiment.

Peut-être, lui était-il facile de se raisonner : "Un souci, pourquoi ? Tout pète de partout, alors Kerviel ne sera qu'une péripétie de plus, une perte à répartir sur l'ensemble des clients… De toute façon, mes stock-options sont déjà votés. Et les parachutes dorés, ça existe. Quant à ma retraite, 1 million d'euros annuel, elle est déjà calculée. Alors, je ne vais pas me faire de cheveux pour si peu. D'ailleurs, cheveux ou pas, Loréal ou pas, ces sommes à me verser, je les vaux bien !"

Messieurs les patrons de banque, et s'il y avait vraiment une grosse erreur de la banque en votre faveur ? Le truc qui ne reste vraiment pas inaperçu ? Moi, depuis le temps que j'ai des comptes à la banque, je n'ai jamais eu le droit à "une erreur de la banque en ma faveur"…

Pourquoi nous sommes fâchés…

Nous sommes fâchés… parce que chaque manquement d'un patron brocardé dans la presse ravive le souvenir d'autres erreurs d'autres patrons. Et nous oublions que certains, heureusement, sont ou ont su être de grands patrons, soucieux de leurs stratégies et attentifs à leurs équipes.

Nous sommes fâchés… parce que chaque faux-pas à la tête des banques nous rappelle les discussions de marchands de tapis que nous avons menées pour des taux de prêt trop hauts, des agios tombant facilement, des placements annoncés juteux et s'avérant catastrophiques, des délais surprenants de mises à disposition de nos sous, etc.

Nous sommes fâchés… parce que chaque fois que le mot "chômage" est prononcé, nous avons devant les yeux les visages de nos proches qui sont touchés. Et le nombre de ces visages s'accroît à toute bombe !

Nous sommes fâchés… parce que des puissants nous ont déçus et nous savons que, pour survivre, nous devons encore les croire et que cela demeure risqué. Mais a-t-on un autre choix ? 

Oui ! La fâcherie est de taille ! Car on a trop facilement nommé à de hauts postes des loups, des tueurs, des requins (mots consacrés pour qualifier certains profils) alors qu'il fallait peut-être privilégier les ingénieux, les innovants, les francs, les humanistes, les rassembleurs.

A force de croquer, les hommes aux dents longues se sont bien nourris et laissent une partie de leur entourage en lambeaux !

 

Des pépètes avant que ça pète !

Solidarité et exemplarité ? Certains savent, d'autres pas…

Heureusement, moi je connais certains patrons qui sont formidables. Ils ont des valeurs, du respect pour autrui. L'intérêt général, pour eux, a du sens. Ils sont proches de leur personnel et font le maximum pour maintenir tout le monde debout.

En revanche, quelques autres, notamment ceux dont on parle dans la presse en ce moment, ont perdu le sens commun. Solidarité ? Exemplarité ?  Impossible ! C'est l'heure du "Moi, je ! Moi ! Moi, d'abord ! Parce que je le vaux bien !" Leurs réflexes ? Vite, des primes, fermons les yeux, croisons les doigts ! Des pépètes avant que ça pète !

Comportement à risque dans un monde qui souffre.

Pour eux, les chômeurs sont réduits à un chiffre qui varie tous les jours, comme la bourse : une abstraction issue de la société de consommation. Courage, fuyons… avec un pactole.

Des pépètes avant que ça pète !

Solidarité et exemplarité ? Certains savent, d'autres pas…

Heureusement, moi je connais certains patrons qui sont formidables. Ils ont des valeurs, du respect pour autrui. L'intérêt général, pour eux, a du sens. Ils sont proches de leur personnel et font le maximum pour maintenir tout le monde debout.

En revanche, quelques autres, notamment ceux dont on parle dans la presse en ce moment, ont perdu le sens commun. Solidarité ? Exemplarité ?  Impossible ! C'est l'heure du "Moi, je ! Moi ! Moi, d'abord ! Parce que je le vaux bien !" Leurs réflexes ? Vite, des primes, fermons les yeux, croisons les doigts ! Des pépètes avant que ça pète !

Comportement à risque dans un monde qui souffre.

Pour eux, les chômeurs sont réduits à un chiffre qui varie tous les jours, comme la bourse : une abstraction issue de la société de consommation. Courage, fuyons… avec un pactole.

« Des soucis, M’sieu Thierry ? »

– Oui. On m'a déjà baissé mon salaire d'à peu près un tiers.

– Ah bon ? Oh, c'est dur, ça ! Pour quel motif ?

– Je n'ai pas atteint mes résultats !

– Oh, mon pauvre ! Et z'êtes passé de combien à combien ?

- De 1 500 à 1 100…

– Oh, là, là… Et vous avez des emprunts ?… Heureusement, vous n'avez peut-être plus d'enfants à charge ?

- Ne vous en faites pas pour moi. Je ne vous ai donné qu'une fourchette de baisse. Ajoutez trois 0 et vous saurez ce que j'ai gagné et perdu.

– …

– Et maintenant je négocie mon départ et ça, j'sais faire ! Pour mon indemnité de licenciement, si j'ai deux ans et demi de salaire, je reste tranquille. La boîte va devoir sortir plusieurs millions d'euros.

– Ca fait pas un peu désordre tous ces sous pour un seul homme pendant que le chômage se répand ? C'est pas dans vot'boutique qu'il y a du chômage et des fermetures d'usines ?

 - Oui, comme partout !

– Et après ça, vos amis ? Vous croyez que vous allez les garder, vos amis ?

– Mais oui !

– C'est sûr, vous garderez les pique-assiette et ceux qui mangent à tous les rateliers. Mais les amis, les bons, ils pourront plus vous regarder en face. Je crois bien, M'sieu Thierry, que la société a changé et que, vous, tout là-haut, vous n'avez rien vu passer, rien vu venir, rien compris. J'vous salue pas, M'sieu Thierry, j'vous salue pas.

Quand j’ai zappé sur Juppé pour un « Thé ou Café » sans cerises…

Ce matin, au réveil : premières infos sur le web, puis mon café avec LCI. Puis je zappe sur Antenne2 pour l'émission "Thé ou café" (j'aime bien Catherine Ceylac). Et je tombe sur un condensé de phrases assassines sur Juppé dites par ses opposants. En haut à gauche, dans une vignette, le visage de Juppé encaisse. Un guet-apens ? Ca y ressemble.

Catherine Ceylac questionne ensuite son invité et semble surenchérir, tendue elle aussi, les yeux fixés sur lui comme sur sa proie, un petit rictus aux lèvres. A-t-elle vu et cautionné, avant l'émission, le montage final sans concession du reportage ou le subit-elle en direct ? L'ambiance est lourde… Juppé, sobre dans ses mots et sa gestuelle, affiche son malaise. Economie de mots, de respiration, de sourires, main devant la bouche, battements de cils, bribes de rire contrit qui ne sont que des moyens d'inspirer un peu d'air.

Puis Isabelle Juppé, "son" Isabelle, interviewée à son tour, évoque sa "maniaquerie" ! Allons bon ! On l'imagine du coup au quotidien : tâtillon, énervant, coincé, tout en retenue… Fatigant, en somme.

Je me demande : "Qu'est-il venu faire dans cette galère ?" Se rendre antipathique ? Je me raisonne car je sais que les Bordelais l'aiment et que la ville est devenue magnifique.

J'ai soudain la réponse : il est venu vendre un livre sur lui ! Un livre dont le titre est redoutablement stupide, un titre qui le coupe des gens ordinaires que nous sommes : "Je ne mangerai plus de cerises en hiver" (chez Plon). Des cerises en hiver ? Il s'offrait ça, lui ? Ce caprice de riche ? Ca fait désordre ! Y renoncer aujourd'hui ne nous paraît pas surhumain…

Oh, là, là ! Quelques conseils en communication lui auraient été utiles… Et j'en reviens à mon sujet : "Beaucoup de Vous… pour donner du sens". Tout cela en manque cruellement…

L’encombrant Benoît XVI et ses prises de position catastrophiques

Il y a des gens dont il faudrait calmer l'arrogance tranquille ! Benoît XVI en fait partie ! Sous ses airs signifiant : "moi, homme de sagesse, je comprends la misère du monde", voici un vieil homme aveugle, sourd et rétrograde. Oui, l'excès de voyage le fatigue. Oui, il porte une responsabilité trop lourde pour lui et, comme il n'en a pas conscience, il commence par faire boulette sur boulette (pas des bulles, non !)

Quant à nous, tournons la page. Cet encombrant Benoît, avec ses prises de position catastrophiques, donne envie de voguer vers d'autres cieux, d'autres chapelles… Il fait partie de ces gens qu'on n'a plus trop envie d'écouter car, même s'ils sont persuadés d'avoir raison, nous, nous savons qu'ils font… mal ! 

Benoît XVI et le Sida : sus au préservatif ! Mieux vaut passer de la gaudriole à la sinistrose et l’abstinence

L'histoire est entendue. Dix siècles nous séparent ! Benoît XVI est un très vieux monsieur, qui vit au Vatican dans un vase clos et doré : il sort dans le monde, parfois, dans sa Papamobile mais il n'est pas invité sur l'Ile de la tentation ! 

Il a ses convictions : ses ouailles sont faibles et il faut tracer la route de l'exigence de l'abstinence. En finir avec la gaudriole ! Tous curés, bientôt ! Car, dans sa tête peut-être, le préservatif est à bannir : c'est une facilité, voire une incitation à la turpitude !  Et ce n'est pas en visitant une boîte de nuit gay qu'il lance une phrase pareille, c'est en Afrique !

Peut-être, son prochain message sera : "Ne faites l'amour que pour faire des enfants !" Là, c'est sûr, le SIDA sera cadré ! Et on pourra tous aller se rhabiller plus souvent qu'à notre tour !

On ne peut pas se permettre, en tant que leader d'opinion, de rejeter un des palliatifs majeurs que la médecine préconise pour éviter l'étendue d'un mal dévastateur. Et les gens qui, actuellement, souffrent pour mille autres raisons (sociales, économiques, professionnelles, physiques, etc.), s'il leur reste au moins l'amour physique, dommage de leur retirer la protection contre le Sida ! "N'golo, n'golo dans la case !", comme disaient les humoristes, ça reste excellent en période de sinistrose mondiale !