Ca ne sonne plus dans les bureaux !

On vous a vendu un service personnalisé appuyé d’une carte de visite… et aujourd’hui vous voulez joindre « vos » assureur, distributeur de gaz, edf, banque, postier, assurance maladie, distributeur téléphone ou internet, etc. Mais ces gens-là vous ont déjà oubliés ! Car votre appel tombe dorénavant sur un central qui vous force à pianoter mille musiques sur votre clavier téléphonique puis (si vous vous êtes bien débrouillés) ce central vous passe un être humain, qui écrit votre question dans un ordi, à distance (dans un autre pays parfois), laquelle doit être donnée ensuite à votre agence qui est peut-être au coin de la rue. Et de là, on va vous rappeler ! Mais on ne vous rappelle pas ! Car votre question vitale est tellement saugrenue, marginale, inattendue peut-être, que l’ordi la bouffe, la digère et ne la recrache à personne… Et nous restons comme des boeufs, ruminant nos questions qui resteront sans réponse jusqu’à ce qu’on ravive le circuit et qu’on s’épuise, ignards… prêts à accepter n’importe quoi pourvu qu’on ne nous balade plus inutilement de service en service, de papier en papier… France, je t’aime mais tu me tues à petits feux !

Paris ! On ne me demande pas mon avis mais je hurle : NON !!!!

Défigurer définitivement Paris sous la pulsion d'un maire de passage, qu'il soit de gauche ou de droite ?! Non !!! C'est inadmissible.

Qu'un maire fasse joujou avec les trottoirs, les motos à crotte, la couleur des autobus, les 4/4, les pistes cyclables, le sable en bord de Seine, une fontaine devant la mairie, bon, c'est correct. Et qu'il ait mauvais goût ou pas, le maire suivant pourra toujours revenir en arrière… Mais des tours ! Recommencer l'erreur de la Tour Montparnasse, les immondes dédales stupides de Nanterre, les tours peintes de nuages gris à l'ouest, les immeubles horribles d'Evry ou de Créteil, bon sang ! Faut se calmer ! Surtout dans une ville déjà surpeuplée !

Avec Paris, nous n'avons pas affaire à une ville de banlieue qui doit s'embellir sous l'impulsion de maires actifs. Nous parlons "patrimoine" et nous parlons d'un joyau mondialement admiré.

Je me méfie de ces pulsions de gens de pouvoir surtout si on se garde bien de nous parler "sous". Qui paie ? Qui gagne ? Y'a un truc, non ?

Des pieds de luxe !

Vous le savez déjà. Les recruteurs vous regardent de la tête aux pieds. Et vos chaussures en disent long… Et si la candidate arrive, chaussée ainsi, il faudra lui proposer le poste qui va avec ! Et non l’inverse.


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Ce modèle est une création de Roger Vivier ; la photo est parue dans le Monde daté du 7 juillet. Photo de D.R.

Rire ou sourire en public de ceux que l’on dirige…

Rire ou sourire en public de ceux que l’on dirige… C’est tentant dans l’euphorie du pouvoir, de la mise en scène d’une conférence… Tentant quand l’ambiance est bonne et qu’on s’imagine pouvoir oublier sa mission. D’autant que le public est un bloc qui rit et applaudit au même rythme !, croit-on, entend-on…


Casse-gueule ! Car dans ce public tissé d’individus, certains prennent déjà fait et cause pour les faibles, les petits, ceux dont on vient de rire. C’est une forme de compassion.


Le public, sur le coup, a ri de l’audace du conférencier (parce qu’elle est risible et amuse, ou encore parce que la bonne humeur se partage). Mais, individuellement, chaque membre du public comprend aussi qu’un jour, son tour d’être ridiculisé viendra.


Alors, chacun va penser à sa survie et choisir, par exemple, de flatter le puissant ou d’agir dans l’ombre ou de changer de leader.