2008 en beauté

Belle_vie_belle_ville_2Où que vous soyez,

je souhaite que 2008

se colore de vos projets,

vous porte loin et vous aime.

Belle_ecoute_et_dialogue_brillant Et que 2008 vous offre de l’écoute

et du dialogue pour que

puissiez donner à tous

« beaucoup de vous » !


Photos prises sur les champs élysées, cet hiver ; effets de lumière sur des silhouettes…


Gare Saint-Lazare, le couloir du hasard… Brrr…

Elle doit filer d’un rendez-vous à un autre. Pour arriver à temps, elle s’engouffre dans ce qu’elle croit être un raccourci, annoncé depuis la rue de Londres, par la SNCF.

Elle emprunte donc ce mauvais couloir de la gare Saint-Lazare, un goulet très long et totalement désert qui fait passer sous la vingtaine de voies de dépôt. Pas bonne, l’idée, elle le devine aussitôt !… Elle se retourne : un type à distance lui a emboîté le pas. Elle accélère, préoccupée. Ce couloir n’en finit pas, sans âme qui vive, à part lui et elle… Les accès aux quais en surface sont impossibles ; les escalators sont programmés à la descente ; et là-haut, elle le sent, c’est vide aussi. Le gars derrière elle a accéléré, mains dans les poches. Et face à elle, au loin, un type déboule. Elle trouve que lui aussi a une sale allure. Elle se dit que l’un a prévenu l’autre par portable qu’il y avait une pauv’conne à serrer en bas pour lui choper son matos. Elle va bientôt être approchée par les deux acolytes, l’un devant l’autre derrière. Merde !, elle a tort d’être là, dans cet endroit qu’elle découvre pour la première fois et où ils ne sont que trois. Elle s’imagine déjà, un couteau sous le pif, bousculée, dépossédée et hurlante dans ce couloir sordide. Et soudain,un troisième luron apparaît dans son champ de vision : celui-là a la tenue classique du voyageur ou du flic en civil, imper et écharpe en laine. Le larron qui la suit le voit aussi et du coup la dépasse en courant, comme si c’était le code pour dire à son comparse : "Passe ton chemin ! C’est cuit ! V’la quelqu’un derrière toi." Et comme par magie, celui d’en face bifurque quelque part et disparaît aussi !

Eh bé ! A quoi ça tient parfois d’échapper aux emmerdes, à un gars à écharpe en laine…

Alors, méfiez-vous des couloirs déserts, même si ce terrain-là est potentiellement quadrillé par des flics en civil… La police le dit : "dans les gares, il y a du boulot à plein temps pour une engeance qui pique tout ce qui traîne, tout ce qui est perdu ou à prendre… Brrr… A tel point que des bandes montent dans les trains juste arrivés à quai pour rafler tout ce que les voyageurs viennent d’oublier." Le bureau des objets trouvés en gare parisienne récupère peu d’objets de prix… mais si vous avez perdu un bonnet, un gant dépareillé, un trousseau de clés anonymes… m’est avis qu’ils vous y attendent !

 

Halte ! Pour que la faune passe et la flore pousse…

Dans le Monde du 13 septembre, Gilles Van Kote écrit un article sur la biodiversité. Cet article, plein de bon sens, ne va pas plaire à ceux qui se sont fixés comme mission de bétonner nos villes et nos campagnes ! Ainsi, le journaliste reprend les termes de l’Union mondiale pour la nature  : "Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers de tous les amphibiens et 70 % de toutes les plantes évaluées sont en péril."

"La solution, on la connaît, assure Robert Barbault, écologue français. C’est de maintenir de grands espaces naturels diversifiés." Les chiffres annoncés plus haut sont éloquents et la prise de conscience d’un monde à préserver va peut-être freiner l’urbanisme. Le tout est de savoir où…

A Boulogne-Billancourt, par exemple, c’est déjà tard ! La densité au m² dans mon quartier est terrible ! Et les projets béton de l’ile Seguin s’annoncent costauds ! 18 000 habitants supplémentaires attendus sur les terrains Renault (dont certains viendront encore avec des clebs, un millier peut-être !). Ah, si le futur maire pouvait calmer le jeu et proposer sur cette île une vraie respiration, un endroit de pause culturelle et oxygénante… Un poumon vert dans les Hauts-de-Seine ferait du bien, pourquoi pas un zoo, avec quelques espèces en péril transplantées ici et choyées : des couples de visons, d’écrevisses, d’ours, de grands singes et de perruches de l’Ile Maurice… 

L’écrevisse tendit sa patte blanche au vison d’Europe…

"L’écrevisse tendit sa patte blanche au vison d’Europe. Alors, serrés l’un contre l’autre, se tenant par la patte, l’écrevisse et le vison commencèrent à traverser le chantier…"

Vous vous croyez plongé dans le nouveau Walt Disney, évoquant les amours improbables d’une écrevisse et d’un vison ? Ce serait charmant. Mais non. J’évoque ici les espèces menacées paraît-il, par le chantier de l’autoroute Langon-Pau. Du coup, les travaux sont retardés. Car on a su rendre pyrénéen un ours venu de Slovénie mais, pour l’écrevisse, la science semble démunie : l’écrevisse à pattes blanches serait en danger de mort si on lui laisse voir du pays ! Impossible, dit-on, de la déplacer ! Quant au vison d’Europe, on a oublié de demander à la Slovénie si elle en avait quelques specimens de rechange, pour le cas où sa mort est programmée. Car même si le poil de vison ne se porte plus en manteau (trop cher et mal coté), on fait encore grand cas de l’animal vivant dans le sud ouest en liberté. Alors l’homme, s’il est mangeur d’écrevisses de surcroît, n’a plus qu’à aller se rhabiller.

Un jour, sans doute, je vous parlerai du "ver de terre langonais", à ondulation houlahop, qu’il faut protéger coûte que coûte, sans le déterrer de sa terre natale ! Sans lui, Langon n’est plus Langon.

Le wagon soumis au baiser bavant…

Je suis dans un wagon SNCF peu rempli. Je me suis octroyée deux places côte-côte et j’ai installé mon ordi, mes journaux, mes livres. Je suis embarquée pour 5 heures de tranquillité ou 5 heures à tuer, au choix.

Pas d’enfant dans le wagon, que des gens calmes et occupés.

A un arrêt, monte un couple. Ce ne sont pas des "bombes", ni l’un ni l’autre, mais c’est un couple amoureux. C’est attendrissant, les amoureux, en général. Mais là, le wagon a été assaisonné de baisers sonores, claquants, bavants, tantôt voraces tantôt titillants, répétitifs voire obsessionnels pendant 2 heures… Lèche-museau intense ! Je ne les voyais pas, je ne faisais qu’entendre, à croire qu’ils avaient des baffles connectés sur les lèvres ! Et pour ceux qui avaient le spectacle en plus, ce n’était pas Julia Roberts embrassant follement Richard Gere.

Les baisers s’arrêtaient parfois quand la femme avait un coup de fil sonore à passer : elle avait perdu son portable, sa puce, bref ! elle empruntait le portable du bécoteur insatiable pour appeler tous les opérateurs de la terre et comparer les prestations !

J’adore les ambiances de train ! Ca m’inspire ! Je vais essayer les cafés, maintenant qu’ils sont devenus non fumeurs…

Fricautopmania !

Le premier à payer le baril de pétrole 100 $ !

Le premier à recevoir une amende pour fumeur désobéissant !

La célébrité coûte que coûte !

"Ouf ! Mémée, Tonton, Bobonne, Baby, vous avez vu ? J’suis passé à la télé !"

Voilà un chèque qui leur fait du bien là où ils avaient mal…

Demain, les soldes : ces gens-là rangent le chéquier. Merde, quoi, non ?!?

bureau.fum

Quand on passe devant l’entrée d’une entreprise, des gens sont là, en réunion, sur le trottoir, clope à la main, et on capte des bribes de phrase du genre :

"Tu prépares ton brief et tu viens me voir ce soir…"

"Les points 1 et 3 de ton compte-rendu sont à revoir…"

"Tu appelles Georgette avant 16h pour savoir si la commande est bien partie de l’entrepot…"

Ils sont mal, les fumeurs… Ils donnent l’impression de se la couler douce dehors tandis que les non-fumeurs sont dedans, au travail bien sûr… Alors ils y remédient en faisant certaines réunions au grand air, sans prise de notes : excellent pour exercer sa mémoire, non ? D’ici à ce que ces conversations enfumées soient interdites au nom de l’image galvaudée de l’entreprise ou du secret professionnel… Le pas va se franchir, à mon avis.

Ah, fumeurs ! Encore quelques efforts à fournir… Mais après ! Quelle santé !