Bacchus et Nirvana, une impossible issue

Dans mon immeuble, le "céleste" fait un carton !

Bacchus, chien blanc et noir, fantasme sur Nirvana*, chien noir, tandis que Joséphine, chienne blanche (même pas impératrice), se voit éconduite !

Bacchus va déménager.

Nous attendons Zeus ou Antiope. Pas moins. Même Napoléon ne nous ferait pas lever le nez, euh, pardon !… baisser le regard !

* Nirvana a déjà eu une note ici

Femme française, femme d’argent ? Patience !??!?!

Deux ans de tolérance supplémentaire ! "Les entreprises qui au 31 décembre 2009 n’auront pas mis en place un plan de résorption des écarts salariaux devront verser une sanction financière", dit notre ministre Xavier Bertrand.

On a beau jeu d’ergoter sur la frénésie dépensière des femmes, sur les bénéfices superbes que font certaines entreprises, sur le pouvoir d’achat en baisse, sur la consommation des ménages à la traîne, sur l’éducation des jeunes qui devrait être améliorée… car tous ces ingrédients pourraient bien s’équilibrer les uns les autres. Il suffirait d’augmenter vite fait le salaire des femmes et les dépenses suivraient, tous azimuts. C’est sûr !

De plus, on évoque rarement la situation de certains conjoints qui travaillent ensemble et créent leur boîte : un salaire pour l’homme et une reconnaissance "éternelle" (vous y croyez, vous ?) pour celle qui, dans l’ombre, gère l’administratif, les fournisseurs, etc. Situation "provisoire" due au lancement de l’affaire ? Pas sûr…

Deux ans de tolérance !?! Tandis que le rythme de vie des entreprises et de leurs salarié(e)s s’affole, que certaines entités ont 6 mois de visibilité pas plus, on décide que là, pour les femmes, il y a encore deux ans de marge, deux ans d’attente…

Les hommes ont sacrément de la chance car certaines femmes ont deux vertus bien commodes : la patience et l’abnégation.

En France, la consommation stagne. Le temps presse, l’argent manque, les femmes patientent…

Une restauration éclairée

Image_0731 Lorsqu’une douleur vous coupe le souffle, vous vous pliez, repliez, comme si se rendre compact, tassé, dense allait aider à survivre, à revivre. C’est mécanique.

Et quand ce corps contracté se déroule, redevient silhouette, quand il se grandit pour s’oxygéner, se régénérer, alors vous existez de nouveau et les autres vous font cadeau de leurs mots et regards. Ils vous redonnent votre identité, celle qui compte car ils vous ont vu, écouté, aimé pour ce que vous êtes tandis que d’autres, à travers votre rôle social, sans vous voir vraiment, alimentaient leurs propres chimères.

Image_044_2 Enfin vos larmes, autrefois gênantes et désobéissantes, ont lénifié vos souffrances. Puis elles se raréfient. Et elles se tarissent.

Cette photo-là, c’est moi aujourd’hui : une ombre, grandie, chauffée par le soleil, qui se projette sur des ruines. Une photo prise l’autre jour que j’interprète aujourd’hui. Car à la place de ces pierres cassées, bientôt, se verra une restauration soignée : des pierres, du bois, du verre, de la couleur.

La casse est finie. Je reconstruis. Mon projet se dessine.

« Vive la fac de Papa ! » Aïe !

"Changez notre société, donnez-nous des diplômes cotés, embauchez-nous en aveugle mais ne changez rien à notre vie d’étudiant !" Est-ce ça le sens du blocage actuel des facs ? Tous les ans, notre pays vit une tentative de remake à la mai 68 ! A mon avis, il y a mieux à faire. Et ce n’est pas parce que Valérie Pécresse est née en 67 que ce qu’elle prône est d’un autre âge.

Certains étudiants préfèrent préserver "la fac de Papa" alors que l’internationalisation tous azimuts fait péter les verrous habituels. Nous avons besoin d’une jeunesse inventive, audacieuse, mobile, instruite. Et l’hymne à la jeunesse que chantait la poésie de Du Bellay est toujours d’actualité :

"Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !…"

Si les jeunes ont tant de mal à entrer dans la vie active, c’est bien parce que les entreprises ne leur font pas confiance ou ne font pas confiance à la qualité du savoir reçu. Car l’Etat manque d’argent pour financer correctement les études de notre jeunesse : c’est un fait. Alors, si les entreprises s’impliquent dans les formations, deviennent mécènes, le recrutement suivra. C’est évident car l’entreprise a de grands besoins et de beaux projets. Et le savoir se conquiert de mille manières, toute la vie, et pas seulement grâce à des piquets de grève. Il faut donc oser le changement. L’immobilisme tue.

Alors, oui, très concrètement dans les facs, "la glande" et les inscriptions 1ère année "bidon" seront moins tolérées ! Il faudra davantage anticiper et réfléchir avant de s’inscrire quelque part, une fois le bac en poche. Et la société toute entière devra accompagner cet engagement.

Ce qui me paraît essentiel, en revanche, c’est d’obtenir des garanties fortes sur des diplômes qui resteront nationaux, encourageant ainsi la mobilité de la main d’oeuvre.

Un avis ? Vous êtes le bienvenu :

Dérisoire amplitude.

Souhaiter qu’une belle vague propulse la barque vers un nouveau rivage… Et subir cette sensation d’agiter les doigts à fleur d’eau et de ne provoquer que des vaguelettes.

Ca vous est déjà arrivé, ça ?

C’est une période entre deux, entre parenthèses. Un rythme à prendre. Deux pas en avant, un pas en arrière. Un corps qui s’élance vers l’avant, un regard qui se penche vers l’arrière, une nostalgie qui pointe, inutile buée, un sourire qui s’esquisse, une main tendue qui attend.

Espoir. Ce mot s’étiole pour donner forme à autre chose. Autre chose.

La vie nous fait tourner, la vie est à inventer.

Grève… Peur des oisifs pas des bosseurs ?!?

La ligne de RATP qui alimente le Stade de France fonctionnait le soir du match France Algérie. En revanche, dans la journée, les salariés subissaient la grève de plein fouet.

"Loisir", "oisif" : deux mots ayant la même étymologie. Pour ceux-là, on crée l’exception car on craint les casseurs, peut-être… En revanche, pour les bosseurs, les salariés, ceux qui créent l’économie d’un pays jour après jour, on leur fait payer le prix fort. Des grèves à répétition, sans vergogne, car ce sont des sages, sans doute, des tranquilles qui, même épuisés, sauront subir sans révolte.

Maladroit, très maladroit…

Pour ma part, je n’ai pas à me plaindre. Appelée en province, mardi et mercredi, j’ai suivi ce tumulte parisien de loin. Et jeudi et vendredi, les deux événements auxquels je devais participer à Paris ont été annulés. Alors je suis restée en province.

Une grève nationale, dites-vous ? Ah bon ? Je n’ai quasiment rien vu de compliqué là où j’étais. L’Ile-de-France n’est pas la France de même que New York ne figure pas les USA !

Vive la vie parisienne ! Tout y est plus intense ! Un côté "On achève bien les chevaux" !

Pennac va encore me clouer le coeur !

J’ai toujours du mal à m’en remettre ! Etre arrivée au mot "fin" d’un livre de Pennac. Car l’écriture de ce gars-là m’emballe. Alors, avec un prix Goncourt, j’imagine déjà mon régal !

J’aurais aimé savoir écrire "Au bonheur des ogres", "La fée Carabine", "La petite marchande de prose"… J’ai lu avec bonheur sa pièce "Merci" dont on a finalement peu parlé.

Pennac, j’ai commencé à le lire lorsqu’il a publié "Comme un roman", paru au même instant que mon livre "Devenir un lecteur performant". Deux facettes d’un même sujet : l’art de lire… Et bien sûr, j’ai adoré son approche.

Il y a quelques auteurs, comme ça, dont l’écriture me grise : Anouilh, Cocteau, Giraudoux, Réza, Nothomb, Pennac… Un style aiguisé, vif, rapide, ciselé passant du comique au tragique avec agilité. J’adore !

Un avis ?

Bernard Kouchner, Simone Veil, Léon Schwartzenberg, des gens qui comptent…

Les stigmatiser de gauche, de droite… Quelle erreur ! On s’en moque ! Leur engagement pour les autres dépasse leur engagement politique.

Je détestais les critiques que des médiocres faisaient de Schwartzenberg, de son vivant, alors que j’étais au courant de sa réelle humanité. Je supporterais mal qu’on attaque sottement Simone Veil. Et je m’énerve aujourd’hui qu’on attaque par un biais détourné Bernard Kouchner parce que survient le sujet "Arche de Zoé". Je vous incite vivement à écouter sa magnifique riposte condensée ici par "Le monde des sons".

De ces gens-là, il suffit de se souvenir qu’ils sont ou étaient intelligents, généreux, reconnus, charismatiques et qu’ils ont su agir pour ceux qui souffrent. C’est déjà pas mal !