Sarkozy, chef de chantiers (au pluriel) et dircom’

En avant, la pelleteuse ! On creuse un max pour rebâtir de bonnes fondations. Transformation prévue de l’horizon français :

– des budgets grossis ou dégraissés selon les secteurs,

– du développement durable à tous les étages,

– une répartition repensée du domaine public et du domaine privé,

– des banlieues davantage prises en considération,

– du mécénat mieux ciblé,

– une vision partagée de la France dans le bassin méditerranéen et en Europe…

A quand pour Sarkozy la casquette de Directeur des Ressources Humaines pour s’occuper du "petit" qui observe et qui vit au rythme des premiers soubresauts ?

Et la casquette (ou le casque… !) de Directeur Financier bien arrimé parce qu’il va falloir ouvrir le porte-monnaie sacrément pour financer vite fait toutes ces réformes essentielles ?

J’admire le fait que tous ces chantiers soient lancés, j’admire qu’il soit possible de parler de tous ces sujets à la fois, je me réjouis que la France reprenne sa course vers la réussite et cesse d’afficher profil bas en Europe… Mais je m’inquiète de ces chantiers qui sont parfois commencés puis interrompus laissant des propriétaires dans le désarroi. Je m’inquiète des mots qui deviennent des couperets sanglants quand les bras manquent pour mettre en oeuvre la stratégie. Je m’inquiète des porte-monnaies qui se vident plus tôt que prévu.

Et je me soucie des individus, car ils sont capables de beaucoup d’allant, mais il serait malheureux qu’ils s’étiquettent : "chair à pâté incontournable". L’individu mérite, certes, qu’on lui redonne espoir mais aussi qu’on le motive, qu’on le grandisse, qu’on lui fasse confiance. C’est prioritaire. De grands projets, oui, pour lui et avec lui. Là est la clé.

Une erreur qui coûte la vie à un homard !

Londres, un restau thaï à Canary Wharf.

J’hésite entre les crevettes comme ci ou les crevettes comme ça. La serveuse me conseille. Nous nous parlons en anglais, elle avec un accent thaï, moi mon accent français. Elle est charmante… moi aussi ! Elle simplifie la commande sur son papier, semble-t-il, et les "prawns" sauce machin se transforment en "5". Facile. Et mes prawns, à l’arrivée, ont tout d’un homard !

Décidément, elle est vraiment "top !" cette serveuse : elle reconnaît aussitôt s’être trompée de chiffre et me propose d’oublier les "prawns" et de savourer le homard ! Je suis vraiment une chouette cliente car j’ai accepté le "deal". C’était délicieux et… pas cher du tout ! Un prix de crevette, je vous dis ! J’adore…

Le Grenelle de l’environnement et vous… Lucky or unlucky ?

Vous vous souvenez de cette publicité assez drôle des militaires qui sont en exercice et qui doivent passer dans une mare de boue ? Les grands sont étiquetés "lucky" (= chanceux) car ils sont dans la boue jusqu’aux genoux seulement et les petits sont les "unlucky" (= malchanceux) parce qu’ils sombrent dans la boue et en ressortent salis de la tête aux pieds, avec un paquet de boue sur les yeux !

C’est bien ce qui va nous arriver. Par exemple :

  • Vous avez une voiture : vieille, neuve, écolo, pas écolo, pastillable ou pas ?
  • Vous avez un logement : DD (développement durable) ou pas DD, HQE (= Haute Qualité Environnementale) ou pas, c’est-à-dire isolé ou pas, chauffage au bois ou électrique, etc., etc. ?
  • Vous mangez ??? Mais quoi, exactement ? Il est temps de vous interroger !
  • Votre ordinateur, là ? Il est vieux, pas vieux ? Ce n’est pas la question. Faudra le recycler, c’est tout vu ! car, dedans, certains produits sont toxiques. Et qui doit payer ? Ben, vous, via les pays pauvres-en espérance-de-développement qui vont le disséquer à votre place, grâce à une population qui ne se protègera pas parce qu’elle a besoin d’argent et qu’on ne prend pas les moyens et le temps de lui parler de pollution…

Bref ! Si vous avez été un mauvais acheteur parce qu’on vous a vendu de l’invendable (à prix d’or, parfois !), non seulement vous avez manqué totalement de lucidité et de prévoyance ("vlan ! dans les dents !"), mais vous vous êtes appauvris pour rien puisque votre bien sera proscrit dès demain !

Alors, aujourd’hui, j’ai envie de vous dire :

  1. Vendez tout, si vous le pouvez ou le voulez, pendant qu’il en est encore temps.
  2. Placez l’argent gagné… en faisant gaffe à tous ces pans de l’économie qui vont s’écrouler.
  3. N’achetez plus rien, surtout pas de voiture (c’est totalement "has been") !
  4. Vivez d’amour et d’eau fraîche si vous savez faire !
  5. Attendez que les produits portent les bonnes étiquettes pour racheter quelque chose, sachant que, bien sûr, ces produits nouvellement étiquetés coûteront fort cher !

Qu’est-ce qui se passe ? Je vous ai inquiétés ? Mais non !

Voyez aussi le positif ! Toutes ces nouvelles normes vont créer beaucoup d’emplois et, à terme, un confort de vie amélioré. Il faudra former les jeunes et leurs parents à ces sujets et les aider à préserver, au quotidien, l’environnement. Certes, le virage pour le consommateur est brutal, le pigeon sera peut-être plumé, bon !… mais vos enfants… pensez à vos enfants… Face à cette meilleure gestion de l’énergie physique et humaine, peut-être qu’ils vous diront un jour : "Merci".

Le Dalaï Lama, une médaille, une « farce » ?!? Mais qui rit ?

Les farces veulent faire rire, à Pékin comme ici.

OUI, le Dalaï Lama a bien mérité et reçu la plus haute distinction civile américaine. Et cela n’a rien d’une farce, quoi qu’on dise à Pékin.

Les moines bouddhistes viennent d’affronter à Lhassa les forces de l’ordre pendant quatre jours. Non, ce n’est pas une blague. Et personne ne peut avoir envie d’esquisser le moindre sourire.

  788_dalai_lama_evenephoto Evene

   RESPECT.

Le dalaï-lama a reçu la médaille du Congrès américain le 17 octobre 2007.

Cécilia Sarkozy et Ludivine Sagnier, deux femmes en scène : l’une reste, l’autre pas.

Le 10 août, j’ai failli publier ça ! J’aurais dû car j’avais eu une bonne intuition :

Le Point a proposé dernièrement deux articles qui mettent en scène les femmes, leur sensibilité et la complexité d’être soi devant des hommes finalement attirés par leur différence et malhabiles à l’accepter… Ces deux articles, écrits l’un par Anna Bitton l’autre par François-Guillaume Lorrain, m’inspirent quelques réflexions :

Céciila, "la part non négociable" de Sarkozy (mots repris dans l’article), vit près d’un président avec lequel elle doit recréer ses marques, a du mal à se situer avec ce pouvoir qui lui est donné sans qu’il lui soit tout à fait reconnu, face à un peuple qui ne l’a pas choisie et qui attend beaucoup d’elle sans vouloir a priori lui faire confiance, aux côtés d’hommes politiques qui se méfient de son emprise sur le président… Nous pourrions avoir pitié de ce qu’elle va vivre, comme nous pourrions avoir eu pitié de Lady Di. Car nous savons trop bien que certains feront leurs choux gras de ses faux pas, attendant les erreurs pour bien la "casser". Certains admireront sa beauté pensant aussi que c’est une arme futile et trop efficace, donc répréhensible ! De plus, le pouvoir de Nicolas fabrique les défis que se lance Cécilia ; et la sérénité de la première Dame de France se gagnera par une lutte pied à pied avec les medias, les politiques, les proches de Sarkozy et le peuple. Ce sera difficile pour elle de baisser la garde et j’espère qu’elle ne le fera pas trop tôt.

Ludivine Sagnier, dont le talent m’épate rôle après rôle, joue, quant à elle, pour Chabrol le symbole de ces femmes qui selon lui "en bavent pour s’en sortir". "Que devient la pureté en ce bas monde ?" s’interroge Chabrol via le journaliste. La pureté, la transparence, la franchise, autant de valeurs auxquelles il faut tenir et qui sont pourtant, pour certains, bien encombrantes…

J’aime que l’art, celui de Chabrol comme celui de nombreux autres, mette en scène ces dilemmes-là et nous offre via des métaphores plus ou moins osées de réfléchir sur notre quotidien et nos valeurs.

Pouvoir, identité préservée, pureté : alliance irréaliste ou symbiose que peuvent oser les femmes ?

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Aujourd’hui, 18 octobre 2007, nous allons commencer à regretter que Cécilia ait été houspillée par les médias et les politiques car, sincèrement : à qui son absence va-t-elle être utile ? En France, certains hommes politiques ont du mal à reconnaître le pouvoir des femmes s’il s’associe à de la beauté, de l’élégance, de la jeunesse. Si les femmes sont laides, mal habillées, un peu masculines, c’est plus simple pour beaucoup d’entre eux. Voyez comme ont été disséqués les faits et gestes de ces jolies femmes comme Cécilia Sarkozy, Elisabeth Guigou, Lady Diana ou Ségolène Royal. Leurs atouts se sont retournés contre elles.

En période de chasse, le gibier comprend d’instinct l’alternative : mourir ou fuir. Car, les biches pourchassées, malgré leurs beaux yeux, ont rarement la vie sauve.

Dommage, Cécilia, ton audace avait sa place à l’Elysée.

Isa… Vous la connaissez ?

Je vous dis : "Isa" et vous croyez connaître la même Isa que moi. Peut-être que oui, peut-être que non… Vous allez le savoir illico.

Des éclats de rires, des enthousiasmes, un courage fou, de la confiance, des convictions et un appétit de vivre, aimer, rire et sourire, accueillir, et… tempêter aussi s’il le faut. Dans le chagrin : jamais de plaintes, rarement des larmes en public. C’est Isa, une amie de trente ans.

Isa fait partie des Neuf en thalasso dont j’ai parlé un jour ici. Elle lisait mon blog, sans jamais y mettre un commentaire, me parlait de mes textes, souvent… après…

C’est facile d’écrire ici pour elle, pour cette lectrice discrète, en souvenir du bonheur des Neuf en thalasso… Car Isabelle vient de "vivre" un de ces coups du sort dont on ne réchappe pas. Elle laisse un vide énorme. Et elle qui n’aimait pas les compliments, elle qui pensait qu’elle n’avait rien d’important, elle dont la vie a été d’être surtout joyeusement attentive aux autres, hier, pour son dernier voyage, elle a été accompagnée par plus de trois cents personnes… Et les compliments, cette fois-ci, on les lui a imposés !

Quand le prêtre a proposé : "Ceux qui le souhaitent peuvent s’avancer vers l’autel pour lui donner un dernier témoignage ", le défilé de gens a commencé. C’était sans fin, c’était poignant.

Hier, on essayait d’imaginer ce qu’elle nous aurait dit durant cet événement créé pour elle : "oh, là, là ! Toutes ces fleurs, c’est trop, beaucoup trop. Rapportez en chez vous et profitez-en." ou "Mes chéris, partez vite, vous avez des choses beaucoup plus importantes à faire ailleurs." ou "Je suis confuse que vous vous soyez donnés tant de mal pour moi…" 

Alors, pas la peine d’être ministre, directeur de quéquchose, artiste reconnu ou Prince de Tartempion, bardé de titrailles et de décorations pour être aimé et pour que cela se sache et se partage. Nous, nous le savons : il suffit d’être Isa, une amie d’exception.

Ses filles peuvent être fières : leur maman était une femme épatante !

Détail, détail, détail ! ADN, Aïe !

Certaines gens épinglent le mot "détail" sur ce qui les agace et gêne la mise en place de leur stratégie : par exemple, l’émotion des autres devient un détail à  balayer. Car l’émotion, c’est le type même de ce que beaucoup de gens ne savent pas ou ne veulent pas "gérer" ! On perd un temps fou avec l’émotion ! Il faut la décrypter, la transposer, la relativiser, l’évaluer, la dimensionner par rapport au contexte de l’un et de l’autre.. puis il faut prendre le temps d’expliquer, écouter, réfuter, convaincre, motiver… A y réfléchir, l’émotion vue comme ça est pourtant tout sauf un détail, non ? Et surtout lorsqu’on nous parle des tests ADN…

J’ai même entendu une belle ânerie qui vaut la peine d’être relevée : "les tests ADN sont la forme moderne des empreintes digitales !" Vous saviez ça, vous ? Vos empreintes digitales seraient une subtile-sublime trace de celles de vos parents biologiques !?! Fallait oser ! Car, bien sûr, ce n’est pas le repérage de l’identité qui choque, c’est l’utilisation de ces tests ADN pour détecter si les gens sont de la même famille ou pas.

Soyons francs : les tests ADN, c’est quand même drôlement intrusif dans la vie des gens. Et on va imposer aux étrangers ce que nous ne nous imposons même pas à  nous-mêmes, résidents en France.

Cet amendement me dérange, me dérange !

Stop aux week-ends inutiles !

Votre semaine a été chargée et vous envisagez de rester KO, au lit, comme une anguille sous une couette ? Vous êtes prêt à vous laisser submerger par le contentement de soi ou la vacuité de tout ? Hé ! J’ai trois questions et une réponse :

"Faire quoi ? Pour aller où ? A quoi ça sert ?"

Donner du sens : tout est là. Sinon tout est vain.

Et le sujet n’est pas : acheter ou non du pain frais avant midi ! C’est plutôt : toute votre agitation, là, elle vous mène où ? Vous savez pourquoi ? Juste un gagne-pain ou plus que ça ? Votre idéal, vous l’avez atteint ou quel serait-il ? Et vos valeurs ? Vous en êtes où, avec vos valeurs ?

Rassurez-moi : ai-je dit l’essentiel ? Oui, je sais, il y a des moments on ne sait plus rien, ni ce qu’on est, ni ce qu’on vaut, ni ce qu’on peut faire ou veut faire. Le monde semble tourner rond tandis que l’individu, lui, tourne en rond. Mais pas le choix : faut avancer, renaître, sinon c’est mourir. Et pour renaître, mieux vaut commencer par réfléchir… Comment ça "épuisantes", mes questions ?

Avec ou sans colle, la beauté de l’Opéra de Pékin s’impose !

Opradepkin Il est des ouvrages qui méritent notre admiration inconditionnelle. A mon avis, l’Opéra de Pékin en fait partie. Même si les odeurs de colle étaient si fortes le jour de l’ouverture qu’il y eut des gens malades ! Cet inconfort sera un jour oublié quand on ne pensera plus qu’à sublimer les talents réunis pour cette réalisation.

J’imagine cependant la ruche bruyante de Chinois actifs, la nuit et le jour précédant l’ouverture : j’ai eu la chance d’aller en Chine il y a quelques années. Et j’ai vu des salles de réception, des trottoirs, des échafaudages en cours d’installation le soir et terminés le lendemain matin à mon réveil. La main d’oeuvre, là bas, est à profusion et la gestion des équipes semble facile (!) ; alors, rien ne leur semble impossible. Et la finition est souvent remarquable.

L’Opéra de Pékin exerce déjà sur moi de la fascination. Ce dont je rêve ? Aller y voir un spectacle…

Et vous ? Un lieu ou un voyage qui vous attire ?

L’appel de la mer, énergie prometteuse…

On en rêvait : Statkraft le fait !

Un groupe énergétique norvégien va construire la première centrale à l’eau de mer. L’idée est de jouer sur les différences de pression de l’eau "douce" et de l’eau "salée". La migration d’une des masses d’eau vers l’autre crée une pression récupérable… Une énergie propre qui ne génère pas de gaz à effets de serre. Première mondiale. Magnifique projet. Elle est pas belle, la mer, vue comme ça ?