Blog influent ? Mes yeux brillent !

Le début d’une belle histoire !

Un coup de fil de Fanny et j’ai des paillettes dans les yeux… "Bettina, tu fais partie des blogs influents.  Grand Optical propose de t’offrir des lunettes et tu es libre soit d’en parler, à ta manière,  sur ton blog, soit de passer l’offre sous silence."

OK. Je fixe le rendez-vous dans une semaine qui, finalement, s’avérera chaotique. Je maintiens cependant le rendez-vous prévu car l’équipe ( entre autres, Very et Galienni) est prévenue… et je sais combien un agenda à modifier fait perdre de temps à tout le monde !

Aujourd’hui, impossible de passer sous silence ce qui m’est arrivé : conseils, patience de Serge, sélection ciblée en fonction de ce que je suis, ce que je fais, ce que j’aime. Essayage, cadrage, interview, tout pour rendre le rendez-vous agréable et valorisant. Un beau cadeau.

Bravo, Grand Optical, pour l’accueil, le grand choix de lunettes dans cette boutique internationale et grandiose qui s’élève et s’étale sur les Champs-Elysées. A mon avis, mes lunettes sont au moins "intercontinentales" !…

Si vous voulez voir le film des essais en magasin, c’est ici ! Choisir des lunettes me paraît d’habitude un tel casse-tête ! Car… comment choisir ??

D’ailleurs, vous, comment faites-vous ? Qui vous conseille ?

En quelques lignes, tant dire, finalement…

Voici un questionnaire proposé par Antigone puis par Cristof. Il m’a plu. Je le propose à mon tour à tous ceux qui visitent ce blog… Amusez-vous et imaginez ou écrivez vos réponses…

1. Attrapez le livre le plus proche de vous, allez à la page 18, qu’y a-t-il d’écrit à la 4ème ligne ?
"Manhattan Transfer de Dos Passos ; le roman éclaté d’un monde éclaté."
extrait de "La bibliothèque idéale" de Bernard Pivot.
2. Étirez votre bras gauche aussi loin que possible…
une timbale pleine de stylos et crayons de toutes les couleurs…
3? Quelle est la dernière chose que vous ayez regardé à la TV ?
"La nouvelle star", bien sûr ! J’adore découvrir moi aussi ces nouveaux talents de chanteurs ! Les trois qui restent sont mes chouchoux ! Le gagnant sera, je pense, Christophe.
4. Sans vérifier, devinez quelle heure il est:
21h30. Nous sommes en train de renoncer au cinoche…
5. Maintenant, vérifiez, quelle heure est-il réellement ?
21h39.
6. En dehors du bruit de votre ordinateur, qu’entendez-vous ?
Mes enfants qui ont invité plein de potes sympas…
7. Quand êtes-vous sorti pour la dernière fois ? Qu’avez-vous fait ?
Déjeuner à Nice en bord de mer le jeudi puis un mariage en Ile-de-France le samedi.
8. Avant de commencer ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Des blogs, des blogs et un de mes cadeaux de fête des mères reçus en avant-première.
9. Que portez-vous ?
Un tricot rose à paillettes qui me donne super-bonne-mine et une jupe marron avec une taille marquée et brodée. Des talons hauts.
10. Avez-vous rêvé la nuit dernière ?
Oh oui !!!!
11. Quand avez-vous ri pour la dernière fois ?
Il y a 15 minutes quand j’ai reçu mon cadeau de fête des mères… Je craque, je ris, je suis émue, toujours…
12. Qu’y a t il sur les murs de la pièce où vous vous trouvez ?
des lithos et des tableaux que j’adore. Tout ce qui est sur les murs a du sens pour moi.
13. Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Des vendeurs aimables : c’est mon pull rose à paillettes qui irrigue, je crois…
14. Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Je le découvre et il m’amuse.
15. Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
"Charlie et la chocolaterie" en anglais, en DVD.
"OSS 117" en français (!), au cinéma.
16. Si vous deveniez multi-millionnaire dans la nuit, qu’achèteriez-vous ?
Une maison magnifique en bord de mer, sur l’ïle Maurice.
17. Dites-nous quelque chose que nous ne savons pas à propos de vous:

Mais que savez-vous, au juste ?
18. Si vous pouviez changer une chose dans le monde, en dehors de la culpabilité ou de la politique, que changeriez-vous ?
L’image que l’on a de la femme dans certains pays…
19. Aimez-vous danser ?
Oh que oui !!!
20. George Bush:
Un petit…
21. Quel serait le prénom de votre premier enfant si c’était une fille ?
Le même que celui de ma magnifique et adorable fille.
22. Quel serait le prénom de votre premier enfant si c’était un garçon ?
Ceux de mes fils parce qu’ils sont sensas.
23. Avez-vous déjà songé à vivre à l’étranger ?
Bien sûr…
24. Que voudriez-vous que Dieu vous dise quand vous franchirez les portes du paradis ?
Ah ! Quelle famille ! Vous avez souvent douté, chacun votre tour, mais  j’existe vraiment.
Votre vie sur terre : bravo ! bien ! Bon bilan.
Et maintenant, vous allez voir, la vie d’en haut, ça a du bon…
(Il est bavard, ce Dieu, d’un coup, c’est dingue !)

Clearstream, en veux-tu en voilà ! L’immigration, ah ? Quoi ? Ah bon ?

Tandis que chacun s’énerve sur "C’est lui ! C’est pas moi !" dans l’affaire Clearstream, un sujet fondamental passe sans débat ou presque : l’immigration. En 1998, j’interviewais Laure Mellerio, Directrice générale du Comité France-Chine du Medef. Notre dialogue, paru dans mon livre "Culitvez votre réseau", est toujours d’actualité :

Moi :

J’ai entendu dire que la loi Pasqua avait cassé certains réseaux utiles aux industriels français. Ainsi, tous ces jeunes étrangers qui viennent faire leurs études en France tissent, pendant leurs études, des réseaux amicaux et/ou professionnels qui auront des incidences sur les exportations françaises futures. Le fait de diminuer les autorisations d’entrée sur notre territoire des étudiants étrangers incite ces mêmes étudiants à choisir un autre pays, l’Allemagne par exemple ou les USA. Par conséquent, pendant leurs études, ils tisseront un réseau avec de futurs responsables d’entreprise de ces pays au détriment des contacts qu’ils auraient pu tisser avec de futurs professionnels français.

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Le mystère ? C’est fini !

Faudra-t-il, à terme, se faire rayer des pages jaunes, des pages blanches, des listes, des réseaux en tous genres ?

"Vivons heureux, vivons cachés !"… Vous y croyez vraiment, vous ? En 2006 ? Testez plutôt l’improbable de la situation : allez sur les pages blanches ou jaunes via internet. Rentrez votre nom et atterrissez : photo de la façade et vue aérienne !

Faites coucou à l’objectif ! Vous êtes là, dans la boîte !

Vous êtes « étudiant » ? Mmhh… Mais encore ?

Il fut un temps où il était glorieux d’être à l’université.
De nos jours, l’étudiant en université se voit parfois soupçonné d’avoir choisi "la planque"… ou de se faire plaisir en allant puiser dans des contenus passionnants mais inutiles… ou d’être irréaliste en décalant son engagement dans une société de production et de consommation. Car l’université n’a plus tout à fait bonne presse. Dommage…

Alors, le débat est lancé : universités et entreprises, deux planètes inconciliables ? Dans un article du Monde daté d’aujourd’hui, Yves Lichtenberger, président de l’université de Marne-la-Vallée dit : "On nous demande de former les étudiants à des emplois que l’on ne sait pas définir aujourd’hui". Pari pourtant réussi dans cette université qui "accueille 1 200 apprentis, soit 10 %
des effectifs d’apprentis des universités françaises" (source : l’article du Monde). 

La difficulté reste donc colossale car le déficit de dialogue entre les universités et les entreprises est énorme ! Maintenant, la crise est là : certains secteurs manquent terriblement de main d’oeuvre. Et nombre de contrats sont abandonnés ou décalés, faute de bras fournis avec têtes pensantes ! Du retard, du retard… L’économie française prend du retard… Râlant, non ?

« Tu m’as dit… »

Tu m’as
dit
Ne
m’abandonne pas
Et
pourtant tu ne sais pas
Je vais
partir je dois partir
Ma vie
m’échappe mon souffle lâche
Même s’il
t’irrigue toi aussi
Je suis
soumis je plie
J’obéis

La vie a
flingué mes attaches
Je me
courbe je me détache
Je suis
un tuteur fatigué
Et toi ma
rose à mes côtés
Tu
t’effeuilles
Pétale
après pétale
Et le
vent nous malmène nous enlace
Et déjà
nous endeuille

Nous
souffrons l’un sur l’autre
Et nos
maux diffèrent
Toi la
tête moi le corps
A nous
deux parfaite paire
Unis
aimants amants
Depuis
longtemps
Heureux
joliment 

Partir
s’il le faut
Puisqu’on
le dit
Et pour
faire comme tout le monde
Mais
partir sans toi
Et te
laisser effeuillée esseulée
Trop dur
pour moi
Trop dur
pour toi

Si
j’étais bien sûr d’un au delà
Je
t’organiserai bien ton voyage
Après les
quatre coins du monde
Pourquoi
pas un coin du ciel
Pour une
vie nouvelle
C’est
pt’être joli là-bas
J’en suis
pas bien sûr
J’ai
beaucoup lu cherché imaginé
Mais mes
sources ne sont pas sûres 

Mon chou
reste tranquille
J’ai tout
fait pour que tu sois bien
J’ai
veillé à tes petits riens
Je ne
peux pas faire plus
Je dois
te confier à nos filles

Ce sont
des petits tuteurs
Pas bien
costauds encore
Mais des
roses aussi
Avec un
cœur d’or
Regarde-les
Souris-leur
Et dans
chacune d’elles
Tu verras
j’y serai pour toi éternel

écrit par Bettina Soulez, "pour eux…"
et lu le 10 mai 2006.
droits réservés, 2006

Fais risette à l’ours !

"Fais risette à l’ours !", semblaient vouloir clamer nos défenseurs de la nature, installés dans leurs bureaux parisiens…
"Pas méchante, la grosse bébête !, mon poussin… Des moutons ? Oui, bon, parfois… Mais on indemnise les éleveurs. Des hommes, des enfants peuvent être attaqués ? Ah, si on surprend l’ours, tout peut arriver ! Un cri d’enfant, une course intempestive, un repas convoîté devenant inaccessible, non, faut faire attention ! Les Pyrénées, c’est une réserve maintenant, on fait gaffe !… Pan ! Y’a des gens qui s’énervent déjà, j’entends… Ah, si, si…

Mais, il y a peut-être une autre petite chance de s’y balader de nouveau tranquille  dans les Pyrénées. Si. Quand tous nos ours slovènes naturalisés français auront filé en Espagne sur le versant ensoleillé de la montagne… Ah ? Les ministres ne savent pas que les ours pyrénéens ont souvent fait ça ? Mais, pourtant, ça remonte à la nuit des temps cette recherche du soleil… Et la gachette en Espagne, ça fonctionne bien, aussi, parce que les ours slovènes, payés par la France et qui s’expatrient pour se mettre au vert sur l’herbe espagnole, ça agace aussi par là-bas… Mmh, pardon ? Des "quoi" ? Des…? Des manchots ? Dans les torrents pyrénéens ? Pour qu’ils restent sur ce versant ? Allô ? Oui ? Y’a quelqu’un en haut lieu qui peut m’expliquer ?"

Jamais seul(e) !

C’est programmé : nos cerveaux, nos gestes, nos allées et venues seront totalement sous contrôle. La publicité sera ciblée grâce à des puces électroniques : selon l’endroit où nous serons, le type de panneaux que nous regarderons, la commande à distance que nous ferons, nous recevrons des messages via nos portables… et ce dans un premier temps. Car viendra un jour où la publicité sera subliminale et arrivera, adaptée à ce que nous sommes prêts à vivre, directement dans nos cerveaux !

Vous savez déjà que votre banquier connaît tout de vous : vos types de dépense, vos lieux de déplacement, vos idées fixes et vos manies. D’ailleurs, certaines banques vous ont déjà classés dans la catégorie "…" ou "…"

Vous avez remarqué que les spams que vous recevez dans votre boîte e-mail sont souvent construits avec une donnée qui pourrait les rendre attractifs, "nom" ou "surnom" proche de votre environnement, etc. (Le contenu, c’est autre chose ! On est bien d’accord ! Tout est à vendre, semble-t-il…)

Nous sommes individuellement devenus des cibles bien cernées. Me revient, par grosses bouffées, l’angoisse en voyant le film fascinant et dérangeant "Truman Show", film remarquablement mené que je suis allée voir à l’époque avant même d’en lire la moindre critique. Le thème m’avait cueillie toute candide, toute naïve et m’avait sérieusement fait réfléchir. Quant au livre d’Orwell, "1984", autant dire que c’est une évidence aussi : il faut l’avoir lu. Il est d’actualité.

Pour l’instant, La CNIL, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés, veille et légifère pour calmer le jeu. Pourtant, certains processus de pistage sont déjà bien engagés…

Alors, si ma génération peut vivre ce type d’évolution avec méfiance,
distance et fascination, qu’en sera-t-il des jeunes  ? Comment
enseigner la liberté et l’initiative à des populations qui vivront dès
le départ dans ce monde-là ? Brrr…