Pygmalion, bon…

A Paris, au théâtre Comedia, la pièce de Bernard Shaw : Pygmalion.

Pour cette histoire, au cinéma, la charmante Audrey Hepburn nous régalait, dans le film "My fair lady",  de ses grands yeux candides et de sa gouaille domptée au fur et à mesure de l’histoire. Et la répartie lui était donnée par Rex Harrison.

Ici, Nicolas Vaude a créé un personnage bien différent de son prédécesseur. Et toutes les femmes (ouf !) jouent à merveille, notamment Barbara Schultz et Danièle Lebrun qui sont un bonheur, comme à l’accoutumée. En revanche, certains personnages secondaires
n’apportent rien à l’histoire, hormis deux femmes savoureuses, la gouvernante ou encore la soubrette qui esquisse quelques jolis pas de danse entre deux tableaux.

Dommage, pourtant, qu’il y ait dans cette pièce des longueurs…  et que trois thèmes (formidablement d’actualité !) ne soient que  survolés :

  • le travail d’orfèvre
    qu’il faut entreprendre pour améliorer sa diction,
  • l’ascension sociale réussie grâce à
    l’art de la communication,
  • le rôle des femmes devenues potiches de salon.

Bref, tout cela aurait mérité un petit coup de punch et de modernité. La soirée se contente d’être gentille et sage, baignant dans un ton désuet et bon enfant (pourquoi, pas…), avec, par chance, des décors splendides.

 

PS Merci à Damdam d’avoir choisi de se promener ici lors de son buzz fin mars. La conclusion de cette note était déjà changée lorsque j’ai écouté son buzz au matin.  J’avais, pendant la nuit, fermé cette note qui, pensai-je, n’avait intéressé personne ! Alors, je l’ai reprogrammée après avoir écouté Damdam… Normal, non ? Car ça tombe bien : j’aime bien  Damdam et son style !

En sourdine, trois jours, à Toulouse…

Trois jours sans télévision, sans radio, sans internet… à Toulouse !
"Tu l’as fait exprès, ma parole ! Vivre ça, en pleine ville ?!?"
Oui, non… Qui sait ? En tout cas, une occasion supplémentaire de tester mon addiction à l’information ! Et ma conclusion est limpide : cela devient très difficile de tout ignorer de ce qui m’entoure… même si l’hôtel choisi est agréable. Pourtant, en réservant, j’avais été prévenue : l’hôtel était encore en travaux, sans télévision et sans borne wifi.

Trois journées de travail, trois soirées coupées du monde pour flâner désoeuvrée dans les belles rues toulousaines. J’ai marché le nez en l’air, regardant les façades, m’imprégnant de l’ambiance de la ville.

Aujourd’hui, en revenant à proximité d’une télévision et d’internet, je redécouvre le monde. J’apprends que les manifestants ont crié dans les rues, que Chirac boycotte les conférenciers français qui utilisent la langue universelle, que Villepin et les syndicats sont dans un dialogue de sourds, que la blogosphère potine, qu’une école de chimie explose, que l’arrivée de Nicolas Vanier faisait grand bruit sur la Place Rouge…

Je comprends pourquoi ce silence forcé à Toulouse m’a paru irréaliste ! J’avais tout mis en sourdine alors que ça bruissait de partout !

Une bougie, une !

Bientôt un an ! Fichtre ! Mon babyblog a pris une sacrée maturité !

Un an de joies, de récrés, d’engouements, d’avis donnés, partagés, disséqués… Un an d’amitiés, de rendez-vous d’écriture et de meetings de blogueurs… Un an de délectation dans un monde nouveau, étonnant, gigantesque, passionné, distrayant, sérieux ou futile… Un an de liberté de ton, de lectures zapping et d’informations récentes, subites, anachroniques parfois, mais toujours édifiantes.

Le 20 mars 2005, j’ouvrais mon blog au public, donnant à lire cinq notes d’un coup.
Et mon blog est vraiment né avec un premier commentaire : celui de Christophe Ginisty !
C’était une belle entrée en scène, un bel accueil.
Merci, Christophe. J’ai savouré ce moment.

Puis, petit à petit, les uns ici, les autres là m’ont référencée sur leurs blogs. C’est touchant, à chaque fois de se voir là, dans la blogroll, car on se sent "élu, reconnu, aimé aussi".

Parfois, on se fait peur, car tous, nous avons nos chouchoux : et si celui-ci ou celle-là, d’un coup, nous "jetait" ? Non ! Ce serait trop horrible ! Ce serait comme une amitié rompue sans explication.

Il arrive aussi qu’une note, un commentaire, un avis déclenche autre chose, un mail par exemple : l’un remercie d’une note qui l’a touché et aidé, l’autre propose une piste de réflexion, un contact, une collaboration professionnelle… Et bien sûr, ça aussi, ce sont des cadeaux.

Et ceux qui n’ont toujours rien compris au monde du blog et colportent des fadaises sur "ce que c’est", "qui écrit", "à quoi ça sert"… omettent de parler de l’essentiel : les blogueurs aiment communiquer, prennent des risques et s’engagent. Et si l’authenticité s’affiche, les conséquences sont bien réelles. Les blogueurs se repèrent au fil du temps, se reconnaissent, s’épaulent et, comme en amitié, n’ont pas besoin d’en "faire des tonnes" pour rester en contact. Ils créent des réseaux, ils s’estiment, ils sont là et chacun sait qu’il a gagné une amitié pérenne.

Aujourd’hui, donc, le mot que je vous offre pour ce bloganniversaire, c’est : Merci. Merci pout tout ce que j’ai reçu pendant cette première année. Merci à tous ceux qui me régalent de leurs écrits jour après jour, sur leur blog ou sur le mien. C’est un "bonjour !" quotidien de les lire, donc un bonheur de plus…

… Et longue vie à nos périples bloguambolesques !

L’odyssée sibérienne de celui qui n’en finit pas d’y aller…

Vous n’avez pas pu le rater ! Sur LCI, un gars traverse la Sibérie à raison de 2 minutes filmées par jour ! La première fois que je l’ai vu, wouahhouu, je l’ai admiré : tout seul, là, dans le froid, la neige parsemant sa barbe, avec ses chiens qui courent devant lui, avec son petit traîneau bien rangé, et sa solitude sur cette blancheur glacée… Poignant ! Un héros !

La deuxième fois, j’ai envie de lui dire qu’il est peut-être déjà passé là hier ! Je ne voudrais pas qu’il tourne en rond mais cette blancheur glacée du jour ressemble étrangement à celle de la veille.

La troisième fois, je me demande ce qu’il a bien pu charger dans son traîneau : cela me paraît ou trop ou trop peu ! Un deuxième manteau, des croquettes pour les chiens ?

La quatrième fois, je commence à me marrer doucement : tu parles d’une solitude ! Le caméraman le filme de ci de là, l’attend au virage, nous le montre de dos, de profil… Mais bien sûr ! Il y a peut-être toute une équipe avec lui qui lui prépare qui un grog, qui un feu, qui un abri !… et il y a sans doute le préposé aux repas des chiens… et dans ce traîneau, qui sait s’il ne s’y trouve qu’une boite de kleenex !

Maintenant, quand je le croise sur LCI, je lui flanque une bonne claque virtuelle dans le dos et je souris franchement (ça me réchauffe !). Allez, L’Ami ! Gaz de France a dû prévoir de t’éviter d’aller brûler tous les soirs des bûches mouillées dans la neige.

Bon ! A demain, sans faute ! Car, ça y est, on a pris des habitudes, toi et moi ! Et quoique je dise : "Bonnet bas, Monsieur Vanier ! L’odyssée est vraiment belle* ! Même si l’expédition est, peut-être, moins extrême qu’il n’y paraît."

* belle et… étonnante et… pédagogique et… courageuse. Je me dois de le dire.

PS du 19 mars au matin
Un journaliste de LC1 donne  des précisions intéressantes  sur l’odyssée : les conditions de vie pendant le voyage, la composition de l’équipe, les objectifs… Bon avant-goût donc avant l’arrivée sur la Place Rouge, à Moscou.

Mesdames, au boulot !

Ma balade dans les blogs me fait parfois tourner les sangs ! Surtout lorsque je tombe sur le blog d’un jeune qui crée sa boîte et décide de faire travailler sa mère à moindre frais, ou gratis (carrément !) sur des sujets comme la comptabilité, le secrétariat, la relation téléphonique…

Je rencontre encore quelques femmes qui aident ou ont ainsi aidé leurs enfants ou leurs époux… et parfois toute une vie, sans salaire ou sans statut. Bon ! Si vous avez ce projet et si c’est très-très provisoire, parfait ! L’amour maternel ou l’amour entre époux est magique. En revanche, Messieurs, si vous vous installez dans cette logique-là, alors, là, honte à vous ! Combien de temps, vous-même, accepteriez-vous cette même situation si elle vous était proposée ? 2 heures, 2 jours, 1 mois, 6 mois, 2 ans, 15 ans ?

J’ai rencontré des femmes qui avaient bossé toute leur vie, comme ça, dans l’ombre et qui, en vieillissant, se sont fait "larguer" par leur époux-employeur. Alors là, la galère et l’injustice commencent… car elles n’ont plus que les miettes qu’on veut bien leur laisser. Plus de reconnaissance sociale, professionnelle et familiale, plus de retraite, aucun moyen de prouver à d’autres employeurs qu’une vie de travail a vraiment eu lieu.

A méditer, donc… Tous, nous devons aider à la prise en considération du travail des femmes : celui des mères, conjointes ou concubines, filles. La reconnaissance sociale, c’est de la responsabilité de tous.

Et vous, jeunes entrepreneurs, si, désespérés de ne pouvoir embaucher vos "mères économiques", vous avez trouvé une jeune femme prête à : vivre avec vous, travailler avec vous dans l’entreprise sans salaire, faire votre repassage, vous offrir de magnifiques bambins et, en plus, ne parler que lorsque vous dites : "OK, baby, parle un peu", eh bien, si vous avez trouvé cette perle rare (superbe, de surcroît, bien entendu !), tenez-nous au courant ! C’est trop louche ! L’un de vous deux file un mauvais coton !

Vous adorez avoir peur ?

Vous adorez avoir peur ? Alors, voici des petites frousses qui ne vous coûtent même pas le prix d’une place au cinéma :

Avant-hier, sur le périph’ à Paris, sur la file de gauche, trois voitures ratatinées dont une voiture que la violence des chocs successifs a propulsée SUR le toit de l’une et le capot de l’autre ! Visiblement des coups de frein donnés trop tard…

Entre autres souvenirs à Bordeaux, je garde celui d’un carambolage sur un pont au moment où, en voiture, je passe à 2 à l’heure… sous ce pont. Je vois encore un des chauffeurs : d’en bas, depuis ma voiture, je l’ai vu subir "le coup du lapin", puis s’affaler mort, sur sa portière dont la fenêtre était ouverte…

En ville, il y a fort longtemps, une petite fille faisait de la trottinette devant sa mère sur le trottoir. Une camionnette est sortie brusquement d’une porte cochère…

Place de la Nation, il y a dix ans, un jeune étudiant traverse d’un pas alerte, sous la pluie, la nuit. Une voiture l’attrape, l’envoie dans les airs. Il y accomplit une superbe grande roue, bras écartés, et retombe. La voiture responsable accélère et disparaît… Comme nous avions été témoins, j’ai réussi à avoir de ses nouvelles quelques mois plus tard : il guérissait.

Un couple part voir son fils qui fait des études dans une autre région de France. A la sortie d’une ville, un camionneur fait un pari sur la couleur du feu qu’il voit à 100 mètres et, du coup,  il accélère dans la descente. Mauvais calcul. Il s’est trompé. Trop tard. Le feu est encore rouge… Il broie la voiture de ce couple qui était à l’arrêt attendant de pouvoir prendre le virage. Ce couple avait 4 enfants…

Je continue ou bien ça suffit car : oui !, oui !, dès aujourd’hui, vous l’avez décidé, vous levez le pied…

Une petite dernière, allez : dimanche, un bolide-vitres-teintées fonce (voire "archifonce") dans la descente oblique qui contourne les jardins du Trocadéro et va vers le pont d’Iéna ; il n’a pas de visibilité. Je viens de prendre ma priorité à droite. Le bolide arrive droit sur ma portière, côté conducteur. En le voyant surgir, j’hésite le quart d’un huitième de centième de seconde : dois-je freiner, piler, accélérer ?… Le chauffeur décide de donner un coup de volant sur sa droite. Difficile à faire sur quelques mètres à 70 à l’heure… et  ça marche !, il passe derrière ma voiture… Sa voie est libre ! Je suis en vie, le coeur battant en folie. A quoi ça tient, une vie, parfois… Alors un blog, n’en parlons pas !

Je vous ai plombé le moral ? Mais non !  C’est un hymne à la vie, cette note  ! Aux vies qu’on laisse aux autres…

D’un blog à l’autre, la balade des mots loufoques…

Merci aux blogs qui ont cité mon extrait du "Petit Dico du Blog" et ce, sans se l’approprier . Ils sont souvent des "blogophages" qui ont renoncé à envisager une "blogotomie"

Renvoi d’ascenseur. Je vous propose donc, à votre tour, de découvrir leurs blogs, souvent bien alimentés par ailleurs de "blogaillerie", déclenchant une "blogoûlerie" assurée :

Philippe Amen

Ollie

Tapemoi

Internet du  livre

N’ayez pas peur

Petit pain, ananas, violette

GuiMweblog

Esphères identitaires

Index annuaire

ed-productions

Le nid

Agoravox, dans la rubrique "Humour"

Bric à Blog

BlogoKat

Mediatic.blogspot

Kaywa

les journées merdiques d’anne-catherine

Bloody Marie

Voici aussi les blogs de ceux qui ont mis un commentaire "bloghyrambique", ici, sur ma note du 25 janvier, ou sur Agoravox en février. Certains d’entre eux font déjà partie de mes "blogichounets" dans ma "blogothèque" mais la plupart ignorent qu’ils font partie à mes yeux des "influençoblogues". Et même si certains d’entre eux pratiquent le "blogotage", aucun n’est resté un "balbublogueur" :

Hervé Resse

Pierre Vallet

Mry

Raphaël

Miss Blabla

Jérôme Charré

Fred de Mai

Boris

Demian West

Emmanuel Fraysse

Mon Dico est aussi référencé sur Google avec le mot "pornographie" écrit en je ne sais quelle langue ! Incroyable ! Non, je ne vous donne pas l’adresse ! Comme, sur ce blog-là, j’y ai vu aussi Vinvin, Mry et quelques autres que je lis, alors, je me dis que, ma foi, on ne peut tout expliquer ! D’ailleurs, est-ce la définition "soft" que j’ai donnée du mot "blogasme" qui me vaut cette distinction ? Tout est possible !

Par ailleurs, "un énervé anonyme" me reproche d’avoir "signé" mon Dico du Blog !… et de bloguer pour vendre mes livres !! Voici le genre de commentaire à la noix qui me fait hurler de rire ! Serait-il un "blogasson" ou un "imbloguable" pour écrire un truc pareil ??! Ainsi, quelques précisions s’imposent :

Je ne blogue que depuis un an, j’écris depuis que je sais tenir un crayon, j’ai publié mon premier livre en 91, et 5 de mes livres ont eu plusieurs éditions. Alors, le blog depuis un an, par rapport à 15 ans de livres édités, c’est plutôt de ma part du don et de l’écriture gratuite !

Merci, donc, aux journalistes qui font un vrai travail de recherche, de veille, de lecture et de promotion des livres publiés. Eux aussi ont travaillé avant le blog. Grâce à eux, j’ai déjà eu des articles ou des citations dans de nombreux journaux, parmi lesquels
Les Echos, L’Express, Elle, L’Usine Nouvelle, Courrier Cadres,
Cosmopolitan, etc. Donc bon !, restons zen et remettons les idées en place à ceux qui en ont besoin.

En revanche, depuis que nous avons plongé avec délice dans la "blogmania", vous et moi, nous vivons autre chose, nous lisons et écrivons différemment. Ce média s’ajoute aux autres et je n’y vois qu’un bonheur de plus !

Bloguer, lire, écrire, réfléchir à ce qui nous entoure ? Moi ? J’adore !

La grippe aviaire au balcon !

Certaines personnes ont éclaté de rire la semaine dernière quand je me demandais à voix haute si un chat, Greta_saran_1
et surtout notre chat !, adorant chasser sur le balcon les pigeons et les moineaux, risquait d’attraper la grippe aviaire et de la filer à toute la famille…

Mô non, m’a t’on dit !
Dialogue téléphonique n°1 :
– Les pigeons de Paris sont très peu sensibles au virus.
– Dommage d’ailleurs, parce que y’en a marre de ces tas gris volants qui fientent partout et qu’on n’arrive jamais à choper en bagnole et à exterminer.

Dialogue téléphonique n°2 :
– Les chats ! Attraper la grippe aviaire, t’es piquée, toi !
– Non. Seulement griffée de temps en temps, c’est tout… par un chat qui a pu marcher dans de la fiente de pigeon !
– T’exagères tout !
– Mais les chats chasseurs chassent les oiseaux ! Et si, sur le balcon, un pigeon malade traîne, clac, pendant le temps d’un coup de dent, une petite inhalation de poussière de fiente ! et hop ! le mal est fait !

Pour en avoir le coeur net, je lis le journal Le Monde, ce matin, et je tombe sur cette phrase très rassurante :

"Selon le directeur du laboratoire, Thomas Mettenleiter, s’il est bien établi
déjà que les chats mangeant des oiseaux infectés peuvent contracter la grippe
aviaire, il n’existe à ce jour aucun cas connu de transmission du chat à
l’homme.

"Une contamination de l’homme, qui dans la théorie ne peut pas être exclue,
ne pourrait sans doute intervenir qu’en cas de contact très intime avec un
animal infecté", a-t-il déclaré. Il a cependant recommandé aux propriétaires de
félins de l’île de Rügen de garder leurs chats à la maison pour l’instant."

Le pigeon est voyageur, le chat est chasseur de bêtes et griffeur de tout ce qui l’agace, c’est-à-dire nous, les adultes, et surtout les enfants qui titillent et exaspèrent les chats…

Une petite comptine à chantonner et qui vous aidera à rester zen :
"Home, sweet home…
N’affolons personne…
Tout va bien, Madame la Marquise…
Paix à son âme…
Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?
C’est cela, ouiiii…
Tout est ‘under control’
Souvenez-vous : le nuage de Tchernobyl a contourné la France…
Q
ui vivra verra…"

La panique en ville quand un pigeon mort sera porteur du virus H5N1 ?
Quelle ânerie !
Le bon sens se perd !