Un taxi volière

Paris enneigé, Paris ouaté, Paris à Noël.
J’ouvre
la portière d’un taxi, des chants d’oiseaux m’accueillent.
Voiture volière. Plénitude. Je ne sais plus où je suis.  Où vais-je, d’ailleurs  ?
Suis-je si pressée ?
"Changez de côté, vous serez mieux."
J’obéis. Je glisse sur la banquette : le
visage remplit le rétroviseur. Regards. Beaux yeux.
Pépiements d’oiseaux des îles, incongrus dans ce
Paris neigeux.
Volière itinérante : le bonheur, un jour de Noël.

Il m’explique
: "la
radio raconte que les oiseaux se parlent : ils inventent des mélodies pour
exprimer amour, peur, faim…. Un oiseau d’ici ne comprend pas un oiseau
d’ailleurs."

Je suis
charmée.
J’écoute. Sans doute un chant d’amour.
Je ris : "Pour
calmer les pressés, quelques pépiements, c’est gagné !"
Il dit : "A
Noël dernier, une cliente stressée, sublime, m’a emmené à Etretat. J’avais
oublié : la mer, l’hiver, c’est si beau… "

Etrange… J’imagine Etretat. Je rêve. Vagues folles, sable sans baigneurs, bleu happant l’âme, yeux noyés
d’immensité, joues salées, cheveux dressés drus, silhouettes sur la plage bibendum de chiffons…

"Ce fut
bon. Un beau cadeau de Noël. Nous étions ces oiseaux."

Je
redoute d’en entendre plus. Un chauffeur, du velours dans les yeux, racontant ses frasques à une passagère, parlant de l’une à une autre, d’un Noël à l’autre, non…
Pitié !
S’il évoque les esprits ou les corps
s’enchevêtrant, il va s’abîmer, prêter à sourire !
Silence… Vite… Pourvu qu’il se taise…
Ouf ! Les oiseaux s’époumonent.
J’adore.
Nous en sommes muets.

Un taxi cocktail m’a embarquée.
Un
conte sans mots, une danse d’images, une musique naturelle, la plus belle.
Paris enneigé, Paris ouaté, vent, sel et falaises d’Etretat, oiseaux colorés, d’Afrique peut-être, émotion… Densité de l’imaginaire dans un espace minimum.
J’aime cette échappée.

 

Palais Royal, un couple d’acteurs savoureux !

Mieux vaut se ruer dans les salles de cinéma avant le matraquage publicitaire vendant les bons films. Car, parfois, certaines scènes sont tellement portées aux nues à la télévision, qu’il devient presque tard de les déguster sur grand écran !

Il était donc temps que j’aille voir "Palais Royal" que j’ai savouré car je suis une inconditionnelle de Valérie Lemercier et de Lambert Wilson. Ils jouent tous deux splendidement et leurs prouesses d’acteurs valent à tout instant le détour.

Et passez de joyeuses fêtes en famille.

Le concours est gagné : les perdants écrivent sur le gagnant

M’agace parfois, cet Mry ! Je participe à son concours "Gribouille-toi" pour aider les associations ; je lis le règlement ; je vois bien qu’il faut s’engager à écrire sur l’association qui va gagner ; pas de problème, je sais écrire ; d’ailleurs bon nombre d’associations qui concourent sont connues ; la plupart ont des noms limpides, quelques autres des titres alambiqués mais, après tout, chacun son truc : la générosité prend des chemins multiples, les associations sont foison…

Je postulais quant à moi pour "Un défi pour la terre", association initiée par Nicolas HULOT. J’imaginais déjà que j’aurais éventuellement une note à rédiger sur un gagnant tel que "Sidaction", "Amnisty International" ou "Enfance et Partage" ou encore "Médecins sans frontières", associations pour lesquelles tout le monde sait qu’il faut se mobiliser. La note aurait été facile, le lectorat acquis d’avance car oser dire ou penser le contraire de la mobilisation friserait l’indécence ou l’incivisme. Et ben non ! Voilà ! C’est ça aussi le blog : vous êtes amenés à découvrir des univers dont vous auriez peut-être peu d’occasions de parler en temps usuel. Et c’est ce qui nous arrive avec le concours d’Mry !

J’ai perdu le concours avec ma photo défendant "Un défi pour la terre". Et je le regrette, bien sûr ! J’aime bien gagner, quand même ! Donc j’ai à écrire ici à propos du gagnant : une association peu connue et qui a été créée pour aider les victimes du syndrome de Benjamin. Bon ! En quelques mots  : le sexe, ça compte dans la vie, ça, on le sait… alors, quand certaines personnes se sentent être de l’autre sexe plutôt que du leur, tout est difficile. Je souhaite donc du courage à ceux qui vivent cela. Parler de ce mal-être et y remédier ne doit pas être chose aisée. Si vous allez voir le blog de cette association ASB, vous le comprendrez à votre tour aisément.

Quand le coeur, l’art et l’éducation prennent un mauvais coup !

Les arts plastiques !  Voici une
matière, parmi toutes les matières enseignées à l’école, qui permet un mode
d’expression différent et souvent valorisant. Car, que l’on soit doué ou non
pour les études,  cette discipline reste moins "lourde" que
beaucoup d’autres, en terme d’horaire et d’enjeux.

Les conseils de classe offrent ce
débat sur un élève, peu doué en maths ou en français, et qui pourtant
"cartonne" en arts plastiques ou en musique. Son talent révèle
souvent à tous son intelligence et sa créativité incontestables. Il est grandi
et dopé grâce à ces domaines hâtivement taxés de
"secondaires" !

Alors, qu’on ait des accès de colère ou de
rébellion face à des matières comme les maths ou le français, dont le poids
dans l’évaluation est considérable, cela est intolérable mais peut s’imaginer.
Mais qu’une jeune femme de 28 ans, maman elle-même, qui initie à l’art et à la
créativité, reçoive trois coups de couteau, c’est proprement l’horreur absolue. Qu’elle soit moche ou jolie, aimable ou désagréable, aimée ou critiquée. Même si le jeune était susceptible… ou amoureux transi… ou
fatigué… ou énervé… ou… Non ! Aucun motif n’est acceptable.

Quel désarroi aujourd’hui pour tous ces
profs à qui nous confions la jeunesse (= les actifs de demain). En classe, les
profs ont à faire preuve d’une grande réactivité, d’un à-propos incroyable,
face à des groupes de trente jeunes. Et la difficulté est là : un patchwork de
personnalités dont ils ne savent pas grand-chose. Et peu de formations à la
psychologie pour enrayer certaines situations explosives. Et pourtant ce qu’ils
vont dire ou faire aura parfois un impact fou sur l’avenir d’une personne.

Transmettre et développer les compétences, passer le savoir et ne faire que passer dans la vie des gens, voici quelques unes des missions du
professeur
.
Prendre le meilleur, avoir une bonne image de soi et des autres, se parfaire et relativiser
le difficile : voilà les démarches que devrait avoir l’apprenant.

L’idéal serait d’insuffler dans la tête
de tout élève (tout jeune soit-il) : le sens de l’effort, le désir de progrès,
l’autonomie, l’acceptation d’une certaine forme d’autorité, le travail dans le dialogue…

Avoir du talent,
certes, mais se confronter à celui des autres : un bon moyen d’aller loin.

Entre potes à l’entrepôt, les blogueurs bavardent !

Débaptisons "L’entrepôt" et nommons-le "l’Entre potes" !

J’adore ce moment de retrouvailles devenu un rite blogosphérique. On s’y retrouve entre "amis de plume" qui se connaissent déjà et n’ont plus qu’à fixer un visage. C’est une joie de quitter le virtuel et de faire des bises et de serrer des mains (yapaqueChiracquisaitfaire !) et de se sourire et de se bidonner… Cette fois-ci, j’ai dîné et non, seulement, bu un verre ; j’étais bien entourée, je vous assure.

J’ai retrouvé un monde fou. Le bonheur. Je vous en cite quelques uns, juste pour vous prouver qu’habiter en région parisienne a quand même quelques avantages : Vinvin, Mry, Christophe Ginisty, Miss Blabla, Damdam, Fred de Mai, Pappy…, Ekzit, Loïc Le Meur, Rodriguo, Raph, Adrien, Tatiana, Pierre Vallet, Fanny, Sophie Januel, Rmen, Jacques Froissant, Denis, Charles Liebert, Paris16info, PeeWee, Christophe Becker, Emmanuel Vivier, Frogita…

J’en ai raté plein d’autres, juste aperçu certains mais la vie est longue, la blogosphère se tisse à l’infini. Nous aurons d’autres occasions de nous rencontrer…

Chasse aux robots !

J’ai dû rater une étape, une info, un scoop ! Mon blog était guetté par des robots aux abois !

Je découvre donc aujourd’hui la parade mise au point par mon octroyeur de plateforme "Typepad" : dorénavant, pour écrire un commentaire sur mon blog, vous devez, après avoir rédigé votre commentaire, le valider en recopiant un code qui figure en bas de page… Bon ! Ca m’a surprise mais c’est simple.

Mieux vaut toujours anticiper. Ma plateforme "Typepad" l’a fait à ma place. Sur mon blog, donc, pas de robots bloquant mes commentaires. Merci.

Mais, pour Noël, si quelqu’un peut m’offrir la lampe d’Aladin, j’adorerais. Aladin pourrait ici : ranger, classer, trier, nettoyer, porter les valises, aller à la poste… Aladin. L’image du robot servile d’antan. Pas nuisible, juste utile.

Radio Resse : émotion et musique à vie.

Il y a un gars dans le monde des blogs qui nous offre une sélection magnifique de musique. Il rédige aussi des textes truffés de détails et d’émotions qui rendent l’accès aux morceaux qu’il a choisis encore plus merveilleux.

Un jour, j’ai rangé mon vieil ordinateur fixe, avec enceintes géniales, car sa mémoire fatiguée ralentissait mes écrits (donc ma pensée !). J’avais opté pour un fringant portable, mince, belle allure, bonne mémoire, efficace. Malheureusement, le petit nouveau avait un son de casserole, de crécelle, de boîte en fer ou de chasse d’eau selon ce qu’il avait à transmettre. Et oui, en le choisissant en boutique, je n’avais pu écouter "sa voix" ! Et, depuis ce jour, j’avais perdu pied avec le blog d’Hervé l

A l’occasion d’un DVD professionnel reçu et dont je voulais entendre le son parfait, j’ai récupéré mes vieilles enceintes, le caisson et j’ai branché tout ça sur mon portable (qui devient moins "portable", je vous l’accorde !) et je revis. Mes oreilles me sont rendues !

Et grâce à Hervé (Resse, bien sûr ! Faut-il vous le dire ?), mon zapping bloguien peut se faire en musique. Courez l’écouter : il est dans sa période John Lennon !

P.S. J’espère que les maisons de disque vont te repérer, Hervé, car, à mon avis, tu fais vendre ! 

Tsst, tsst ! Le temps !

Pas de temps pour les cadeaux… Pas de temps pour bloguer… Pas de temps pour boucler l’administratif… Pas de temps pour souffler…
Ca ira : les magasins sont encore bien remplis, les blogs stockent les infos, l’administratif peut patienter encore quelques heures, et moi, je soufflerai demain…

Car la vie est belle… Des projets… Des idées… Des gens à gâter… Des moments à partager… J’ai la tête et le coeur pleins… Tout va bien. J’aime Noël et ces rêveries de fin d’année qui nous laissent imaginer l’année qui s’annonce.

Et vous ? Ca va ?

Outrance, outrage, Outreau…

Outrance à Outreau provoquant outrage aux innocents. Il va encore falloir pardonner à cette mauvaise équipe chargée de faire justice et qui a envoyé tant d’innocents en prison. L’abus de droit sera payé au final par les contribuables et cette fine équipe, s’abritant derrière les dysfonctionnements du système, n’aura probablement qu’une sanction de principe. Ces gens-là connaissent-ils vraiment nos prisons françaises ? Ce serait le moment de les découvrir sous un autre angle… Devenir, par exemple, "visiteurs de prison" toutes les semaines pendant quelques années.

Le préjudice économique des victimes aura, je l’espère, une compensation financière. Mais parlons du préjudice moral qui, lui, n’a pas de prix.

Pour rendre leur honneur aux innocents, devrait-on leur remettre "La légion d’honneur" ? Un petit insigne sur la veste, le manteau, le bonnet pourrait-il aider à la reconstruction ? Un peu compliqué à porter, je vous l’accorde, l’été, en maillot de bain, mais bon, c’est le geste qui pourrait compter… Car pour compenser une telle injustice, un seul moyen : "en faire trop" !… et ce ne sera jamais trop !