Le « délire amoureux », à Monaco, peut mener en prison !

Ecrire son amour… De tous temps, certains poètes l’ont osé avec délice utilisant parfois mille supports ingénieux. Aujourd’hui, le SMS a remplacé le parchemin, la carte bristol voire même la vulgaire feuille blanche de 90 grammes. Et n’est pas Ronsard, Marivaux ou Musset qui veut !

Ainsi, un des valets du palais princier de Monaco écope d’une peine de prison avec sursis pour 25 SMS* attestant de six mois de "délire amoureux"*. Notre théâtre classique regorge pourtant de ces comédies où le valet s’amourache de la jeune princesse. Mais là, non : point de salut.  La prose était peut-être mauvaise, le larbin un tantinet lourdingue, la princesse moins charmée ou davantage stressée.

Bref, l’amoureux, non seulement est "éconduit", mais se verra "conduit" en prison s’il ne change pas sa "conduite" !

Aaaaahh… l’amour ! Et l’exprimer, donc !!! Quel art difficile et dangereux…

*source : le journal Le Monde.fr du 29.11.05 | 18h38

Ode au pain !

Parfois, lors d’un déménagement, on est obligé d’oublier le bon goût du bon pain. Les repères manquent, on hésite, on va au sud, au nord, acheter son pain au fil des passages de ci de là, dans les rues. Parfois, rien ne nous satisfait. Notre nouveau quartier ne nous offre pas le-vrai-le-bon et, tant pis, nous en oublions presque la belle saveur. Petit à petit, sans s’attacher à aucune, on a essayé toutes les boulangeries du quartier. Rien n’y fait : le pain est devenu un accompagnement très ordinaire.

Puis, un jour, dans le monde de la boulangerie, un petit nouveau s’installe dans le coin. Il démarre modeste. Il va serrer la main de ses confrères, futurs concurrents. C’est de bonne augure, cela déclenche de la bonne entente. Puis, "le petit nouveau", un matin, se fait remarquer : la file sur le trottoir s’allonge. Les gourmands sont venus goûter, se sont donné le mot, acceptent d’attendre dans le froid qui pince… car tous maintenant savent : le bon pain du bon boulanger est là… Et peut-être que les querelles de commerce vont se faire jour mais qu’importe ! La saveur et le délice sont de retour.

Grâce à ces boulangeries-là, la gourmandise est en plein essor : pain au chocolat, sandwich, "sacristain", pain aux olives, pain aux céréales à toute heure… Miam ! On tranche, on coupe, on partage, on émiette ce pain si fameux qui craque sous la dent.

Et le métier du boulanger nous paraît un des plus nobles qui soient, un de ceux qui se respectent, un qui donne du bonheur, celui du terroir, celui de la simplicité devenue grand art ! Parce qu’on a été contraint pendant un temps de s’empiffrer de médiocrité, on se délecte du raffinement apporté par un pain pétri et cuit avec talent.

Adam Kesher, les USA, ses experts et moi

"Adam, bonjour

Tu m’as proposé de venir lire et ta note sur les US et les commentaires attachés, sachant que ce pays m’intéresse beaucoup. Ton blog propose ainsi une conversation entre gens reconnus comme "experts" sur le sujet USA.

Je me sens très petite face à cette conversation "d’experts" (!!) Et je me demande qui, aux Etats-Unis, pourrait s’arroger la casquette "d’expert de la France" sans finalement prendre le risque d’énerver pas mal de gens. Donc, premier point, l’étiquette donnée ici à certaines personnalités intervenant sur ce sujet (et passionnantes à lire, au demeurant) me dérangent car elle me paraîtra toujours mal adaptée à un sujet aussi vaste.

Deuxième point : dans un pays aussi immense que les US, la diversité géographique et le nombre incroyable de communautés sont la force. Tant mieux donc si :
– d’une part, le ciment essentiel à l’émergence d’une culture force les Américains à se ressembler sur certains points,
– d’autre part, le patchwork est préservé grâce à des lobbyings actifs.

Troisième point :
Je ne suis pas trop d’accord avec la similitude entre nos problèmes avec les banlieues et ce que les US ont vécu avec les Indiens.
Ici, en France, nous avons accueilli des étrangers, puis mal géré l’accueil de ces étrangers ; aux US, en revanche, une population arrivante a pris le territoire des autochtones et a regroupé ces derniers dans des ghettos. Les comportements développés à la suite de ces deux démarches se nourrissent de ressorts différents, me semble-t-il. Mais ma vision est peut-être simpliste…

Quatrième point :
Ce qui me semble toujours très fort là-bas, quand j’y vais, c’est le patriotisme de chaque individu. Et ça me touche ; ça me semble formidablement moteur pour la nation toute entière.

Merci, Messieurs (n’est-ce pas ? Pas de femme-expert ?…), pour votre  dialogue constructif sur le blog d’Adam  car il m’offre, de nouveau, des questions à me poser sur ce pays que j’aimerai sans doute toujours."

Amis lecteurs, je vous conseille donc d’aller lire le blog d’Adam, référencé là, à gauche. J’ai essayé de créer, dans cette note, mon premier "trackback". J’espère avoir compris et réussi la manip !

A vous de jouer, maintenant !

Quinze communes repérées !


Vu, aujourd’hui, le 18 novembre, dans Batiactu, une des newsletters que je reçois et que je lis avec plaisir : un article
sur les logements sociaux ! Alors, d’après vous, quelles sont les communes qui
oublient de jouer la carte du métissage social ? Voici les quinze qui
rechignent le plus :

 
Extrait de Bati-Actu :
"1- Allauch (Bouches-du-Rhône) : cette municipalité socialiste de 18.900
habitants affiche un taux de logement social de 2,5%. Et aucun des 191
logements qui doivent être réalisés en vertu du rattrapage ne l’a été ;
2- Villeneuve-lès-Avignon (Gard, 11.791 habitants, UMP), avec 6% de
logements sociaux et aucun des 108 logements à construire réalisés ;
3- Rixheim (UMP), dans le Haut-Rhin, avec 10% de logements sociaux et aucun des 76 nécessaires réalisés ;
4- Sceaux (UDF, Hauts-de-Seine), avec 12,5% de logements sociaux et aucun des 95 logements à construire réalisés ;
5- Savigny-sur-Orge (Essonne, UMP) ;
6- Marignane (Bouches-du-Rhône, divers droite) ;
7- Chamalières (Puy-du-Dôme, UMP) ;
8- Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne, divers droite) ;
9- La Baule (Loire-Atlantique, UMP) ;
10- Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine, UMP) ;
11- La Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique, PS) ;
12- Le Raincy (Seine-Saint-Denis, UMP) ;
13– Antibes (Alpes-Maritimes, UMP) ;
14- Arcachon (Gironde, UMP) ;
15- Toulon (Var, UMP)

La loi SRU impose aux communes de plus de 3.500
habitants (plus de 1.500 habitants en Ile-de-France) de disposer d’un
quota de logements sociaux de 20% des résidences principales ou de
s’engager dans un plan de rattrapage, sous peine de sanctions
financières."

D’après vous, les sanctions sont-elles dissuasives ? Sont-elles sans douleur car répercutées dans le taux des taxes d’habitation ?
Voit-on, a contrario, ce classement doper la cote de certaines communes ?

Des projets de livres plein la tête !

Du triste, du drôle, du poétique, du sérieux… Tout à la fois ? Non. Dommage ! C’est ce qui est compliqué ! Et je ne suis sûre de moi que lorsque j’écris du triste ou du sérieux car alors je n’ai pas envie de rire… Et je ris pour de bon, seule devant mon clavier, quand je me trouve drôle… et je lis et relis quand je trouve ça poétique… mais donner à lire m’impressionne. Alors je range tout ça dans le placard, pour le cas où cela ne serait ni drôle ni poétique ni utile ni intelligent. S’agit pas de prendre une baffe !

Et c’est ainsi que certains textes attendent mon bon vouloir : ils peuvent attendre dix ans jusqu’à ce qu’une lubie, une pointe d’audace incontrôlable ou la peur de la mort me poussent au partage. J’ai déjà publié six livres. Si je compte bien, j’en ai cinq autres qui attendent, tous imparfaits : une comédie, des poèmes, des nouvelles, un livre rigolo (peut-être !) et un drame… Et j’ai aussi une nouvelle idée à écrire qui me plaît déjà… Allez savoir cependant si tout ce qui attend là vaut la peine !

Tant que ces textes sont encore ici, dans ce solide placard, je les maîtrise, je peux les ressortir, les peaufiner, les jeter. Si je les publie, je les abandonne. Si je les publie, je les assume tels qu’ils sont, fatalement perfectibles. Et si les éditeurs font la fine bouche, cela me persécute !

Mon rêve serait qu’un, deux ou trois grands éditeurs m’appellent et me supplient d’ouvrir ce placard, qu’à eux tous, ils s’affichent prêts à publier tout, les yeux fermés, confiance aveugle ! Aaaah ! Plus de doute, plus d’hésitation. Juste ouvrir une porte et avoir à dire : "Tout est là. Choisissez. Mais laissez m’en un, juste un, pour que je l’améliore encore…"

On peut rêver…

Aller de ci de là avec un ou deux livres en poche !

Deux petits livres à glisser dans votre poche un de ces jours où vous vous baladez. Il ne vous faudra que quelques instants pour les lire à la volée :

  • "Rien de grave", de Justine Levy, collection Livre de Poche. Un texte sans doute autobiographique où se dessinent un peu les portraits du père, BHL, de trois générations de femmes (Justine, sa mère, sa grand-mère) et du premier mari de Justine, arriviste, brillant et frimeur. Une belle écriture qui sert à mettre en mot les déchirures.
  • "Clandestin", d’Eliette Abécassis, collection Livre de Poche, ou le frôlement de deux êtres aussi fragiles que des papillons.

Vos avis sont attendus ici, comme toujours…

Couvre-feu, bouclier coupe-feu de la république

Un couvre-feu pour les moins de 16 ans, bouclier coupe-feu pour protéger la république, oui.

Un couvre-feu, sauve-qui-peut qui restaure l’autorité des parents, oui.
A 22 heures et même avant, la place de l’enfant est à la maison !

Mais quand l’enfant s’ajoute aux autres enfants plus petits ou plus jeunes, qu’il mesure à 14 ans 1 mètre 80 et qu’il crie dans ce logement trop étroit ses idées pour tout casser dans cette société qui le rend insatisfait, j’imagine que, pour les mères de famille, la présence du "Grand" revenu au milieu des siens et qui a rêvé de tenir tête farouchement à la terre entière, ce doit être difficile.

L’adolescent a son honneur, la mère sa tendresse, le père a…  ses convictions, ses erreurs, ses déceptions, ses fiertés, ses sacrifices…
Espérons que les retrouvailles soient porteuses d’apaisement.
Souhaitons que les mains tendues créent la confiance et l’avenir.

Dubois, pourquoi pas ?

Impulsivement, j’ai acheté dans la collection Points une édition bon marché de "Une année sous silence", de Jean-Paul Dubois. J’avais déjà bien aimé "Une vie française". Cet auteur-là, décidément, me distrait avec des personnages principaux que je trouve surprenants et, du coup, drôles car leurs agissements paraissent irrationnels. D’autant que l’auteur nous offre la réflexion qui incite le personnage à agir de manière insolite.

Un conseil, cependant : achetez les yeux fermés si possible car la 4ème de couverture déflore beaucoup trop le sujet et plus particulièrement la fin ! C’est agaçant !!!!

Bonne lecture. Amusez-vous bien.

Jean-Paul Dubois a aussi écrit "Kennedy et moi" que je n’ai ni lu ni vu (film avec Bacri). Connaissez-vous ce texte ? Le conseillez-vous ?