La volaille qui donne la chair de poule !

Si vous vous posez des tas de questions sur la grippe aviaire et sa propagation, voici un site très accessible proposé par le Ministère de la santé. La présentation de l’information n’est pas très aguicheuse mais le texte est clair et facile à lire.

Je sais maintenant que le virus se déclare dans les 7 jours après contamination. Le poulet que j’ai donc peut-être côtoyé (sans le savoir) ou mangé avec délectation en Croatie fin septembre m’a laissé la vie sauve. Merci, brave bête !

Pleins feux sur nos pouvoirs bloguesques !

L’humour d’Mry m’enchante ! Cela lui donne bien du pouvoir. Le malicieux a eu la bonne idée de parler d’Mryser des blogueurs ! Et je trouvais ça rigolo et normal qu’il ait ce pouvoir-là, à la manière du créatif et intrépide  Loïc Le Meur.

Puis la note D’Mry de dimanche me fait atterrir ! Deux de ses potes blogueurs l’ont appelé pour être les premiers cités… Parce que, pour être Mrysé, comme pour être Lemeurisé, il faut demander, me dis-je ? Meuh non ! Non ?!???? Si ?  Nnnnon ?

En quoi, d’ailleurs, cela consiste-t-il vraiment : "être
Lemeurisé, être Mrysé" ? Est-ce que, moi, chaque fois que je cite
quelqu’un je le "BettinaSoulezise"  ? Pas très vendeur comme terme… ou j’en fais un "Aubonsensisé" ?! C’est déjà mieux mais… faut vraiment le vouloir !

Est-ce ça, justement : entrer dans le club très fermé de la "baronnie du blog" dont parlait Christophe Ginisty dans une de ses notes ? Avoir le pouvoir de créer un pic de popularité sur un blog, nommer et

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« La France made in USA » : nous voici rhabillés pour l’hiver !

Mon cocktail de sang américano-français m’a tout naturellement poussée à lire le livre de Guillemette Faure :  "La France made in USA".
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Je m’attendais à un amusement ; je l’ai eu mais j’ai aussi reçu des coups ! La juxtaposition de l’ensemble de ces anecdotes qui sont colportées sur les Français est terrible ! Rien n’est grave, pourtant, ce ne sont que des mots, des piques, des blagues, des raccourcis stupides, des a priori dus à l’ignorance mais, vraiment, que de hargne ! Est-ce possible que nous énervions tant ? Les USA se déchaînent et nous taillent un costard !

Lorsque j’en parle à des Américains qui aiment la France et y vivent, ils ne sont pas étonnés. "Les Américains ont encaissé tellement de critiques et de mépris des Français, vous leur en avez tellement servi

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Wallace, Gromit, les lapins et… l’Enfant

Une carte cinéma arrivée bientôt à son terme et à finir dans un délai record et… oups ! me voilà projetée deux jours de suite dans une salle de cinéma. J’ai vu deux excellents films.

18444949_1Wallace et Gromit, film malicieux qui reprend un thème du genre "Docteur Jekyll et Mr Hyde"  et qui m’a bien fait rire même si je tombais de sommeil !

18430187L’enfant des frères Dardenne que j’ai trouvé superbe avec deux acteurs exceptionnels de naturel. J’imagine que la direction d’acteurs des Frères Dardenne est elle-même hors du commun car j’avais beaucoup aimé "Rosetta" ; j’avais à l’époque admiré le talent de cette jeune actrice inconnue qui jouait merveilleusement un personnage assez déroutant. Ici, tout est matière à réflexion, de nouveau. Et voici deux acteurs qui, je l’espère, ont une belle carrière devant eux.

Alors, ouvrez les yeux et filez vous distraire. A mon avis, du grand art, dans ces deux films… J’attends ici vos avis…

Quelques expos à Londres…

Des personnes qu’on aime et qui vivent à Londres… donc, d’excellentes raisons pour y passer parfois un week-end. Celui-là fut différent des autres : ni Covent Garden, ni Trafalgar Square, ni les magasins, ni Marble Arch… Quelques visites de musées passionnants, entrecoupées de farniente dans les pubs :

  • le Design Museum mettant en valeur, entre autres, le brillant Robert Brownjohn, créateur de typographies et illustrations étonnantes.
  • au V&A Museum, une incroyable exposition sur la Chine : "Between past and future". Des photos et des vidéos d’artistes donnent leur vision de cette Chine de Mao devenue une Chine libérant l’expression des individus, soudain soumis à une société qui les bousculent.
  • à la Queen’s Gallery, une exposition "Dutch Painting of the golden age", des tableaux magnifiques de Rembrandt, Vermeer, Jan Steen, Van de Velde le Jeune, George Stubbs…
  • enfin, au Science museum, la toute nouvelle expo interactive sur les Aliens, offrant aux enfants de faire la part entre fiction et réalité.

Tout cela sous un soleil splendide et baignant dans une température idéale.

J’aime Londres.

Ambiance de travail, bonne nouvelle…

Bonne nouvelle ! Voici une enquête du "Journal du management" arrivé dans ma boîte e-mail le 12 octobre 2005 annonçant un résultat satisfaisant sur l’ambiance de travail : 64 % des gens qui ont répondu à l’enquête en ligne sont satisfaits. Ouf !

Est-ce à dire que les "connectés" sont plus sociables que d’autres ? Est-ce le reflet d’une société qui sait reconnaître ses avantages et ce qui va bien ?

En tout cas, c’est bon pour le moral.

Dans ce même numéro, vous avez le classement 2004 des sociétés où il
fait bon vivre. En voici quelques unes : Microsoft, Bouygues Telecom,
Groupe Lafarge, ATKearney, Decathlon, Banque Populaire, TBWA… Quand vous regardez les 100 premières citées, vous avez quelques surprises…

Et vous, alors, heureux ?…

La France et ses cerveaux : une société qui piaffe !

Donner du pouvoir aux intelligences : un rêve ou une réalité ?

Les décideurs et gouvernants seraient bien inspirés d’écouter ou de lire des gens comme Geoffroy Roux de Bézieux qui a écrit un article excellent dans le Monde : Hewlett-Packard : s’en sortir par le haut.

J’ai un souhait. Se pourrait-il qu’on aide vraiment un jour la création d’entreprise ?

Si l’on apprenait enfin à donner envie aux gens de courir le risque de créer ? S’il y avait en France un certain panache à entreprendre ? Si l’on aidait à combattre la peur de "se casser la gueule" ? Si on aimait enfin les fous qui osent ? Si on les débarassait d’un peu de paperasses pour qu’ils consacrent plus de temps à leurs dadas, leurs folies, leur bébé, leur idée géniale, la création de leur cerveau et de leur sueur ? Si on accompagnait davantage plutôt que de chercher à débusquer "l’hypothétique futur menteur ou malhonnête" ? Si on aidait vraiment dans le long terme le téméraire créateur au lieu de le laisser s’écrouler tout seul durant les deux premières années ?

Mon métier me fait rencontrer des gens de tous styles…

Je participe à la formation de jeunes ingénieurs ingénieux en électronique et informatique que l’on pourrait inciter à tenir les rênes de leur propre entreprise. Mais le chômage et les difficultés du marché leur font peur et ils préfèrent entrer dans de grosses structures qui les broieront peut-être…
Je rencontre des consultants, épuisés par les papiers, les négociations et les mises bout à bout de leurs petits contrats et de la paperasse que chacun entraîne.
Je vois de jeunes artisans qui n’osent s’installer ou alors qui le font, bardés d’inconscience et avec une aide minima : ils méritent de l’attention pourtant car ils prennent des risques et créent de l’emploi et du travail.
J’aide de jeunes fonctionnaires surdiplômés à supporter le décalage entre leur potentiel et les missions qui leur sont confiées.
Je vois des cadres stressés par le gigantisme que recherchent les entreprises fusionnant les unes avec les autres.
Je connais des artistes talentueux, sans statut, sans revenus et qu’on ballotte d’espoir en espoir, parce que cela fait bien dans le paysage… mais l’art est inutile, bien sûr, vous le savez tous !!!

Et j’entends partout parler des charges qui font baisser le nez des entreprenants… et je me mine quand j’apprends qu’il y a je ne sais combien de millions de fausses cartes vitales qui pompent la sécu que nous payons tous… et je râle quand j’entends dire qu’on manque de main d’oeuvre dans certains secteurs… et ça m’énerve quand je pense à la TVA baissée pour les snacks et pas pour un de nos fleurons : nos restaurants !… et j’admets mal que peu soit fait depuis tant d’années pour organiser le transfert de marchandises d’une région ou d’un pays à l’autre par d’autres moyens que la route… et je me surprends à  rêver d’une société qui aurait davantage anticipé sur nos dépendances en énergie…

Qui est en charge de réfléchir, année après année, pour que la vie de l’individu s’améliore ? Je parle de cet individu qui est parfois si méprisé alors qu’il doit rester au coeur du système. Gens de pouvoir, hâtez-vous avant qu’il ne s’épuise. Donnez-lui une respiration et un horizon attrayant. Au lieu de le laisser s’enterrer, nous devons, chacun à notre manière,  l’encourager et doper ses libertés.

La chèvre ou qui est Sylvia ?

LachevreA l’affiche du Théâtre de la Madeleine, à Paris, une pièce écrite par l’auteur de "Qui a peur de Virginia Woolf ?", Edward Albee ; ce texte aborde les relations amoureuses et le moment où chacun peut estimer qu’on sombre dans l’inacceptable.

Cette pièce réunit :
– Un type brillant avec une apparence de normalité : sa mémoire lui joue des tours classiques et il semble perdre depuis quelques temps ses repères, son succès professionnel ne lui tourne pas la tête, il a l’habitude d’appeler sa femme "mon p’tit" (et pas son fils), il ne désirait pas les autres femmes (les bimbos aux gros seins), il aime son fils mais il a du mal depuis qu’il le sait "gay"…

– Une femme qui avait tout prévu dans sa vie et dans son mariage sauf ça : avoir comme rivale une chèvre. Une femme qui, peut-être, n’a pas su regarder son époux comme il aurait aimé qu’on le regarde.

– Un père et un fils qui se sont ratés toute leur vie parce que leurs corps respectifs ont compliqué leur relation.

– Un ami qui, lui, est tellement dans la norme qu’il ne sait pas comment aider son copain qui dérape. Et cela paraît banal que lui, cet ami, ait trompé sa femme avec une autre femme qui porte le même prénom et que cette similitude ne l’ait même pas frappé (une femme pour une autre, dans le fond, quelle importance) …

– Une chèvre…

L’auteur aborde sur le ton de la comédie la déviance sexuelle qui détruit les couples et qui, pourtant, ne sera jugée par la société que si elle se sait et s’affiche.

Nous sommes allés à plusieurs voir cette pièce choisie avant sa sortie pour son affiche annoncée : André Dussollier et Nicole Garcia. Ils sont tous deux excellents, offrant des personnages ciselés qui perdent pied avec leurs réalités. Juste un bémol : au dernier rang, quelques mots ou intonations échappent. On sort de ce spectacle abasourdi. La pièce fait parfois rire mais dérange et nous force à réfléchir car nous, spectateurs, sommes plusieurs fois confrontés dans ce théâtre à l’évocation de l’insoutenable.

Contredanses pour contrebasses ?!

La SNCF faisait déjà payer des billets de transport aux vivants :
humains, chiens, chats… Elle vient de donner corps et vie aux
contrebasses en dressant contredanses pour deux contrebasses tentant de
se faire toutes petites dans un compartiment quasi vide de 2de
classe !

Cette "mise en vie" ne se fit pas d’un coup de baguette magique mais
d’un coup de stylo bille sur un carnet à souches. L’agent zélé de la
SNCF est resté sourd aux complaintes des musiciens.

De là à imaginer que la France a peu de considération pour ses artistes… C’est un pas que je franchis !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Doit-on facturer dans les transports l’encombrement ou plutôt le risque de déjections ?

Je me souviens avoir vu dans une rame de métro deux jeunes traverser
Paris avec un grand lit neuf. Si ça se trouve, ils circulaient
gratis après avoir sauté au dessus des barrières d’accès ! Ca m’avait
bien amusée de voir "leur naturel à la Tati" tandis qu’ils maintenaient leur lit
debout dans la rame bondée ! 

Pour en revenir aux contrebasses verbalisées, la SNCF réfléchit à la
conduite à tenir concernant la réclamation déposée. Et vous, votre avis
?