Des « bancs » du CELSA au clavier du blogueur

Un clin d’oeil aujourd’hui aux étudiants (anciens et actuels) du CELSA ! J’aurais aimé être avec vous pour parler des blogs avec l’Association des Anciens Elèves ! Ce sera pour une autre fois. Il m’était impossible d’être dans deux coins du monde en même temps !

Si vous souhaitez que nous fassions un événement spécial "Blogueurs du Celsa", parlez-en à un blogueur… par exemple Hervé Resse, moi ou un autre, via nos blogs, bien sûr !

Faut-il que je vous aime pour… (2 !)

(Faut-il que je vous aime pour…  version 2 !  car "On" m’a dit que mon texte était couci-couça… Alors, j’ai révisé la copie, illico, ce soir à 21h, heure de la StarAc !!!)

Donc, je reprends !… Faut-il que je vous aime pour… passer des heures ce matin à fureter partout sur vos blogs ! J’ai tout bien "organisé" ici comme dans ma tête !

Et voici deux blogrolls qui me permettent d’offrir, dans ces colonnes, de nouvelles pistes de lecture au "blogvoyageur" débutant :

  • mes "Coups de coeur blogosphériques" : ils sont de tous genres et je leur rends visite tous les jours (sauf cas de force majeure : absence de connexion haut débit, par exemple !!! arrgghh !)
       
  • mes "Repérages bloguiens" : des blogs que j’ai découverts tardivement, qui me plaisent, où je vais flâner de temps à autre mais que je connais moins.

La frontière est parfois étroite entre les deux blogrolls !  car, dès que je le peux, je clique sur "Open Tabs" et tous les blogs défilent : et, en parcourant vos textes, je deviens "addicted" à tous.

Enfin, je sais que d’autres sont à lire d’urgence et c’est promis : j’irai voir un jour, par exemple : "Au poil" ou "Benito Report" ou…

Quel boulot, ce matin ! Je mérite vos commentaires ! Je les attends…

Hier soir, « blogars » et « bloguesses » en liesse !

Paris blogue-t-il ? Bien sûr ! Ca blogue un max à Paris ! Merci aux organisateurs, notamment à Pierre Vallet, car…

Nous sommes un nombre dingue dans cet "Entrepôt" ! Et c’est reparti pour les grands repérages.

J’y revois ceux avec qui j’avais déjà sympathisé et/ou parlé : Pierre Vallet donc, Loïc Le Meur, Jacques Froissant, Mry, Hervé Resse, Richard Menneveux, Christophe Ginisty, Damdam, Ekzit, Roland Piquepaille, Virginie Talavera, Largentula, Véronique de art-archi.overblog, Christophe Grébert, Scally de cestmoiquilaifait.net, Paris16info, Rodrigo Sepulveda, Paris one photo a day, Nassim, Galienni…

Je rencontre (enfin !) le drôlissime Vinvin ainsi que Charles Liebert, Emmanuel Vivier, Paul Vachard, Tatiana, Fanny, chroniquesda@canalblog.com…, paname ensemble…

Je ne réussis pas à rencontrer  : Laurent Javault, Adam Kesher, Bibear, JarOd, Adrien O’Leary, Guillemette, Laurent Esposito, RapH, Jérôme Charré, Giao, Véronique Delvolvé, Marion la Brodeuse, Benito Report, Verso et Peewee. Ce sera donc pour la prochaine blogfiesta… Il faut du temps pour créer un réseau. Vous le savez bien sûr ?

La blogosphère s’agrandit et le temps lui appartient. A quand le prochain "Paris blogue-t-il ?" Impatience, quand tu nous tiens…

Une sortie sans chichis

Adam (et non Laurent Javault ! "J’m’embrouille, j’m’embrouille dans ma blogroll !") avait noté le regard de Bernadette Chirac sur son époux tandis qu’il parlait aux journalistes à sa sortie d’hôpital. Moi aussi, je m’étais interrogée sur cette façon inattendue qu’elle avait de le regarder en présence des caméras. D’après moi, elle surveillait, avec tendresse et faux détachement, si son mari était en pleine possession de ses facultés de paroles et de pensée. Elle avait eu peur pendant quelques jours… Elle devait trouver prématuré pour lui de faire semblant d’être "comme avant".

La maladie, la peur et la souffrance fatiguent, l’hôpital et les examens qui vont avec aussi. De même, l’entourage du malade y trouve matière à s’épuiser et s’inquiéter. Puis à la sortie, tout le monde a le cheveu en bataille et le débit de parole moins alerte. Bernadette et Jacques n’ont pas échappé à la règle.

Et, comme de bien entendu, quand les Français compatissent et voient dans leurs gouvernants ce qu’ils ont d’ordinaire, les sondages remontent…

Podcast, le bon, le brut et le…

Ah ! Avec un titre pareil, cela va attirer, ici, le podcaster en herbe !

Sur la performance technique, je n’ai rien à dire : je n’ai même pas encore essayé.
Donc, si vous m’affirmez :  "pour en créer un, il faut acheter un casque en pointe, un micro gros comme une table blasse, des ventouses pour immobiliser chaque doigt sur le clavier, des lunettes noires pour s’isoler du monde extérieur puis murer ses fenêtres pour limiter les nuisances sonores" ( ! ) à la limite je me dis que vous perdez le nord mais, bon !, comment savoir si ces phénomènes de mode ne vont pas se généraliser et devenir, peu à peu, notre nouveau mode de vie ! Pas marrant, tout de même…  mais qui aurait pu imaginer il y a vingt ans qu’en parlant, par exemple, du "Zéro papier", on allait croûler à ce point sous l’écrit ?

Bon, revenons au podcast, ce nouvel oral qui commence à fleurir. Je sais, j’essaierai sûrement un de ces quat’… Mais voici mes remarques du jour :

  • côté émetteur, il y a :
  1. des gens qui ont une diction tout à fait approximative… ou une voix mal placée… ou un rythme de parole tel que vous n’en pouvez plus au bout d’une minute… ou une articulation tellement parfaite ou encore tellement médiocre que le tout devient ennuyeux à l’extrême… (mais, heureusement, tout cela se travaille et s’acquiert !)
  2. des gens qui sont lourdingues ! Ni drôles, ni intéressants, ni instructifs, ni tristes à vous remuer le coeur de bas en haut, ni… ni…
  • côté récepteur, il y a des gens qui ont :
  1. un ordinateur qui dégage un son magnifique (c’était le cas de mon ordinateur "souspuissant" que j’avais avant ! Nostalgie…)
  2. un ordinateur qui offre un son aigu et transperçant les tympans à trois kilomètres à la ronde (c’est mon nouveau  !)
  3. un ordinateur muselé : le propriétaire est au bureau… il blogue à tout va toute la journée, sous l’oeil de son chef qui s’imagine qu’il refait toute la ligne éditoriale de la boîte (je vous rappelle que je suis en libéral, sans chef, et que je travaille quand je veux et comme je veux !)

Mais, mais, mais !!!!… lorsque nous parlons, nous avons un débit de mots de 140 à 170 mots/minute selon l’orateur que nous sommes. L’écoute d’un podcast impose donc ce rythme au récepteur-auditeur.

En revanche, le récepteur-lecteur est tout autre :

  • il est lecteur besogneux s’il lit à ce rythme de 140 à 170 mots/minute car il articule inconsciemment tous les mots ou se les dit dans la tête.
  • il est un lecteur performant s’il articule moins de mots (même un sur trois) ou s’il sait leur donner du sens en les photographiant ensemble.  Alors là, le rythme de lecture peut devenir phénoménal ! Car ce qui compte dans une phrase, c’est l’idée recréée et non le mot à mot. Et les cadences de lecture s’envolent : elles peuvent aller à 300, 600, 800 mots/minute voire plus, selon la connaissance que l’on a d’un sujet, le style de l’auteur et surtout, l’objectif que l’on se fixe !

Dernier point : lire vite permet, certes, d’engranger plus d’informations mais aiguise notre goût des textes travaillés. Le blog nous offre cela à merveille : une palette de styles formidable, une capacité à lire vite les mises en page bien pensées, un zapping sans contrainte, juste pour le fun !

Je voulais donc vous expliquer pourquoi j’adore vous lire et moins vous écouter… sauf si, vous avez de l’humour, de l’intelligence, une intonation adaptée au sujet traité et un timbre de voix qui me séduit !

Alors, les podcasters en herbe, après avoir bossé l’écrit, bossez l’oral ! Pensez à ceux qui  vous écoutent.

Mon 1/4 américain

Un jour, peut-être, je raconterai l’incroyable histoire de mon grand-père américain : cela pourrait s’appeler "Autant en emporte la mer". Je ne l’ai pas connu ; il est mort jeune, pendant la guerre d’Espagne. J’ai donc du sang américain : un quart. Et des cousins américains. Et une fascination, mêlée d’agacement parfois, pour ce pays aux visages multiples que je connais un peu… mais si mal. Et j’ai une vraie incompréhension du pouvoir Bush.

Grâce à ce melting pot dans mon sang, je ne m’approprie que le meilleur des US. Tout ce que je n’aime pas, d’après moi, fait partie des trois quarts que je n’ai pas. C’est très pratique. Je ne suis donc fière que de ce qui me plaît. 100% gagnante dans mon système très perso. Pas mal, non ?

Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai souvent parlé de mon cousin Phil dans mes premiers posts, (Hi, Phil !), cousin Phil que je ne connais quasiment pas mais qui a décidé d’apprendre le français grâce à mon blog ! Quel programme ! Comme nos parents étaient doués pour les langues (dès leur enfance, ils ont parlé trois langues, français-anglais-espagnol), cela nous ouvre des perspectives ou des appétits, à nous, les descendants…

Vous savez maintenant pourquoi je suis sensible à ce que l’Amérique vit*, pourquoi j’aime ajouter dans ma blogroll des blogs de Français offrant leur regard sur l’Amérique : Guillemette, conseillée par Vinvin, Pascal Riché conseillé par Adam.

Enfin, définitivement, vous devinez que le multiculturel m’apparaît comme un "+".

Si donc vous avez des idées de blogs à me soumettre, cliquez sur "commentaires". J’attends de vous lire !

*Hier, sur la 3, le documentaire "Des racines et des ailes" montrait le circuit de beaux objets via antiquaires, commissaires-priseurs, Drouot, La biennale des antiquaires, Marché aux puces… L’émission nous a ramenés à "la Nouvelle Orléans d’avant" : des maisons luxueuses accueillant des objets venus de France, payés à prix d’or à des antiquaires audacieux !
Table rase. Survivre, piller, être pillé, recommencer à 0, être assuré, être mort, se débrouiller, être ruiné, s’enrichir… C’est leur vie, maintenant, là-bas.

Sur la sellette !

Quand il est malvenu d’être au gouvernement et d’aller s’acheter des chaussures alors que, ailleurs, le peuple se noie*… Quand la communication entre portables ne passe pas alors que tout se joue sur quelques secondes… Quand l’organisation nouvelle s’avère aussi poussive que celle qui la précédait… Quand la lourdeur de la hiérarchie invalide l’action individuelle… Quand les "sans-le-sou" n’ont eu que le temps de se confier à la grâce de Dieu… Quand l’horreur dans laquelle l’individu plonge est si grande qu’elle semble annoncer la fin du monde… Quand il ne vous reste plus qu’un fusil pour trouver à manger au milieu du chaos…  Quand la nature se déchaîne et prend le dessus… Vous basculez dans un monde de sauvages.

Emergeront malgré tout, dans ce monde de sauvages, les avocats les plus affûtés de la planète qui chercheront des coupables.

Nota bene :
Très instructifs :

  1. l’article de Corine Lesnes*, dans le Monde
  2. les billets de Pascal Riché sur son blog
  3. le point de vue intéressant développé par Adam Kesher sur son blog

CNN, l’impensable !

Ce week-end, j’ai voulu
voir quelques instants CNN pour mesurer la communication américaine sur le sujet "Louisiane".

L’une après l’autre, deux journalistes superbement maquillées,
coiffées et apprêtées, sourire Colgate, nous informent que
"il y a de bonnes nouvelles, l’aide arrive à la Nouvelle Orléans…"
Le fond d’écran, derrière elles, montre, en boucle, DoubleYou-le blanc
tenir par les épaules deux jeunes filles noires tiraillées entre leur chagrin
incommensurable et la joie d’être enfin secourues par le président. Les prestations assez courtes des deux journalistes sont interrompues par un très long
spot publicitaire et là, je crois au gag ! Le premier annonce que la compagnie
Taï, (= compagnie aérienne thailandaise) offre des vols intéressants pour
Phukhet (Tsunami, ça vous dit quelque chose ?) Le second spot
publicitaire propose d’acquérir pour un prix intéressant des DVD racontant les
histoires du 11 septembre américain !

En regardant sur CNN l’abominable amalgame entre ses messages et ses spots publicitaires, j’ai la nausée…

La Louisiane d’hier

Imaginez des rues aux façades colorées, aux balcons charmants, et où chaque pas de porte laisse s’échapper de la musique… Dessinez ces places où de petits orchestres enchantent tous ceux qui les entourent, ces badauds, arrêtés là, charmés par le talent et l’enthousiasme, battant le rythme ou dansant sur place.

Plus loin, circulez dans ces rues, bordées de maisons magnifiques, vestiges remarquablement entretenus, issus de l’époque coloniale. Parlez avec les propriétaires, blancs ou noirs, qui ont investi ces maisons splendides pour préserver le patrimoine d’une époque heureusement révolue.

Echappez-vous ensuite du centre ville pour découvrir ces plantations transformées en musée et qui jalonnent les campagnes. Noirs et blancs sont là pour vous raconter la sueur et le sang qui donnaient naissance au coton.

Vous êtes aux US mais la Louisiane sait vous offrir son passé de souffrance, sa plénitude, sa musique, sa joie de vivre, et son ivresse d’avoir su garder son identité et laisser éclore son charme.

New Orleans, à jamais, je t’aime.