Aux USA, Trump et le show à venir…

20160820_121221-1-copieAux USA, le show…
Tel un petit bonhomme tout seul devant son immense scène… il peut convoquer le grandiose… ou l’horreur !

Alors, vivement que la scène se remplisse de gens superbement variés, aux peaux et aux habits colorés, chantant la joie de cultures étonnantes ! Que cette grande scène vide soit un théâtre pour défendre la liberté, la créativité, la tolérance, le progrès, l’écoute et le respect des autres et des minorités.

J’ai peur des murs, des armes, du souci écologique balayé, du refus des avortements, des propos sexistes et de la violence faite aux femmes, de l’intolérance face aux préférences sexuelles. J’ai peur d’une morale étroite et démagogue, et du racisme en tous genres…
Car, au bout du compte, dès qu’on met le pied hors de chez soi, on est tous un étranger pour les autres. Alors oui, comme tout le monde, j’aime les baisses d’impôts et la politique de grands travaux qui profitent à tous. Dommage qu’il faille payer si cher ces deux cadeaux-là en prenant le risque d’une régression de nos sociétés.

Je n’ai donc plus qu’un souhait, un espoir pour éviter de sombrer dans le désespoir…  : que « la fonction fasse l’homme » !  Comme ce personnage réel dont la vie a été illustrée dans « La liste de Schindler » de Spielberg : quand le nazisme surgit, Schindler est sur le point de profiter d’un bon filon pour s’enrichir… Et soudain, cet homme ordinaire comprend ce qui se passe et il devient un homme discrètement extraordinaire en sauvant des centaines de Juifs.

Croisons les doigts. Trump va avoir le pouvoir… Espérons qu’il comprenne très vite tout ce qu’il pourra faire pour le bien de son peuple et de l’humanité toute entière. Et gardons en tête que chacun de nous a une part de pouvoir pour que la scène soit belle. Restons debout.

Souriez, racontez, donnez, risquez… et vous serez lus !

Les gens m’interrogent… Comment exister sur les réseaux sociaux ? Pour votre profil sur les réseaux sociaux, voici quelques pistes qui s’ajoutent à tout ce que vous pouvez glâner par ailleurs :
– Ce qui plaît souvent, c’est le « story telling » c’est-à-dire se décrire de manière différente et complémentaire du CV.  Alors, mettez-vous en scène, racontez ! :)
– Bien sûr, il faut ajouter une photo (même chose sur votre CV), une photo qui soit plaisante et différente de celle de vos papiers d’identité. Souriez, que diable !, c’est un minimum… et regardez l’objectif avec la tête légèrement tournée : il faut qu’au final, vous regardiez vers la droite de la feuille = l’avenir. (Alors, pensez  à tenir compte de l’inversion du regardant…)
– Proposez votre CV en français et en anglais.
– Mettez-vous en valeur aussi par des rubriques annexes comme : hobbies, bénévolat, etc.
– Augmentez vos amis en les choisissant bien : au départ des personnes en qui vous avez grande confiance et qui sauront parler en bien de vous.
– Si vous connaissez mal les personnes que vous ajoutez, vous prenez des risques ! Partagent-ils vos valeurs ?!??! Aïe !
– Donnez de temps en temps des nouvelles de vous via un post ou bien en citant quelqu’un ou en fêtant les anniversaires ou en réagissant sur le réseau à un écrit. Cela fait resurgir votre profil dans les liens que vous avez établis.
– Vous pouvez aussi publier via un blog ou différents réseaux et retwitter l’ensemble !
– Enfin, demandez à vos proches (perso ou pro) des recommandations.
Bref, sortez du lot en donnant du fun ou du charme ou du passionné à votre profil professionnel même s’il a déjà de belles qualités. Et soyez généreux : donnez de l’info, donnez du temps !

Quand j’étais enfant, de mémoire, le premier métier…

Quand j’étais enfant, de mémoire, le premier métier que j’ai voulu faire, pendant 3 minutes seulement, a été « Sainte Bettina » : il n’y en avait pas dans le calendrier, c’était une aubaine. Puis j’ai réalisé qu’il fallait éviter le péché de la gourmandise et qu’en prime, j’aurais peut-être à traverser, comme les autres saintes, quelques horribles supplices… alors j’ai renoncé. En revanche, le métier dont je n’aurais jamais voulu : « Bonne sœur » ! Et c’était l’angoisse car on nous disait dans l’école de mon enfance qu’on pouvait un jour se retrouver « appelée par le Seigneur »… Mon Dieu ! Quelle horreur ! Alors je mettais parfois sur mes cheveux longs un jupon, avec l’élastique calé sur le front, pour voir comment je serais avec les cheveux cachés… Ah ! C’était abominable ! Et par chance, comme j’étais assez espiègle, j’ai été virée de l’école de bonnes sœurs à la fin de l’année et le Seigneur ne m’a jamais appelée.

Après, vers 12 ans, cela s’est mieux construit : j’ai souhaité devenir « une star de cinéma aux joues creuses », comme Greta Garbo dont j’avais un gigantesque poster dans ma chambre. Il faut dire que ma grand-mère que j’adorais la trouvait magnifique. J’ai vite vu que cela serait compliqué car j’étais joufflue et… me faire arracher les dents ou m’avaler les joues, jour après jour, m’a paru insurmontable. Alors, j’ai opté pour un modèle plus récent, moins papier glacé : Audrey Hepburn. Et j’ai attendu qu’elle grossisse de partout, tout en espérant qu’elle garde ses immenses beaux yeux. Le temps passait, elle restait très mince-maigre, les yeux toujours sublimes et j’ai su que je n’y arriverai jamais. Et ce d’autant que j’abordais l’adolescence et que le physique se gâtait un peu/sacrément… tandis que mes sœurs aînées commençaient à devenir divines !

 Alors j’ai décidé de miser sur un éventuel côté intello pour ne pas rentrer dans la compèt’ avec mes sœurs. Et j’ai regardé si le métier d’ethnologue pouvait me capter pour la vie : finalement non. Je me suis donc rabattue avec bonheur sur les livres : je me suis mise à dévorer toutes sortes de bouquins et à entrer dans la peau de gens cachés, au nom célèbre, et qui auraient pu sortir de l’ombre, un jour, couvés des yeux par Bernard Pivot. Oui, voilà, je rêvais de devenir « célèbre pour mes combats héroïques » ou « Auteur » ! Là, il y avait du choix, même si on vantait surtout les hommes. Tant qu’à faire, je visais des modèles qui avaient fait grand bruit : Simone Veil (bon, mais les combats n’étaient plus les mêmes…) ou la première femme qui se préparait à être astronaute (OK, mais il fallait me garantir le billet retour) ou encore Françoise Sagan (car publier « Bonjour, Tristesse » à 17 ans, cela faisait rêver… mais son mode de vie ne m’emballait pas). Alors, dépitée mais grisée, j’ai lu Molière, Platon, Marivaux, Musset, Anouilh, Malraux, London, Faulkner, Vian, Flaubert,  Maupassant,  Gide, Giraudoux, et… et… Je me régalais. Et plus je lisais plus je ressentais ma petitesse…

Puis je suis partie quelques semaines aux US, l’année où le premier homme a marché sur la lune. Mon cœur a chaviré, tout est possible là bas ! Et j’y ai aussi rencontré Charlie Brown et Lucy. Je me suis exercée pour voir si je pouvais, vite fait, devenir créatrice de BD… Laisse tomber… Quand tu as lu beaucoup mais quasiment jamais de la BD, c’est difficile de se lâcher et sur les onomatopées et sur le crayon… Au même moment, le peanut butter là bas m’avait rendue dingue, je suis revenue en France avec une pêche d’enfer, plus joufflue que jamais ! A la maison, nous avons alors entamé une période de grandes manœuvres : j’avais deux mois pour reprendre une « contenance un peu plus contenue »… Le régime a fait son effet et je suis entrée dans ma vie littéraire au Lycée Henri IV, mince (et toujours un peu joufflue), prête à fumer des Gauloises, siroter au comptoir un ballon de rouge avec mes potes après les cours, brassant de grandes idées et m’annexant la Bibliothèque Sainte-Geneviève. Et j’ai lu encore un max : Beauvoir, Sartre, Cocteau, Nabokov, Tolstoï, Nietzsche, Mishima, Tanizaki, Rousseau, Céline, Goldoni, Beaumarchais et… et…

Mon récit s’arrête là. Nous sommes en 1972, fin des classes prépas au lycée. La suite m’appartient même si sur LinkedIn ou Facebook ou sur un CV, vous y verrez le fil rouge qui me mène jusqu’à aujourd’hui ! Entretemps, Pivot a arrêté Apostrophes, les astronautes s’attaquent à Mars, le travail des ethnologues ne me captive pas vraiment et je porte toujours haut et fort mon grand rêve : si je devenais enfin un jour aussi géniale que Florian Zeller ou Yasmina Reza, serions-nous tour à tour dans les mêmes grands théâtres ? (Oui, je sais,  j’ai accumulé un sacré retard !) Malgré tout, c’est si bon, L’Espoir… Ça vous donne de la légèreté même si l’écriture a ses exigences. Et je souffre de la phrase de Flaubert à Maupassant, inspirée de Buffon : « Le talent n’est qu’une longue patience. Travaillez. »

La pédophilie = péché, = crime. => La prison : ça calmerait, non ?

Enfin, l’Eglise de terrain  dit « péché » pour qualifier la pédophilie. Il était temps que les évêques entendent les mots du Pape François qui, lui, avait déjà parlé de « péché grave » et de « monstruosité » !

Pour ce « crime » insupportable sur la jeunesse, une peine de prison et un accompagnement psychologique pourraient faire réfléchir davantage qu’un monastère ou un confessionnal, non ?

Et on ne doit plus pouvoir envisager de rester en charge des enfants si on a été pédophile.

A LIRE :

Pour Mgr Lalanne, la pédophilie est finalement « un péché grave »

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Cécile Chambraud

http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/04/06/pour-mgr-lalanne-la-pedophilie-ne-serait-pas-un-peche_4897264_1653130.html

 

La place de la République a-t-elle 1 âme ?…

20160121_150933Jeudi, je suis passée par la Place de la République pour la 1re  fois depuis le 11 janvier 2015. Quelle émotion ! Car ce n’est pas 1 âme que j’ai reçue en plein cœur, ce sont des centaines ! Celles de tous ces martyrs partis parce qu’on n’a pas su enseigner à quelques damnés le bonheur qui nous est donné via la tolérance, la diversité, la joie, la liberté.

Avant, la place de la République était le cauchemar des voitures et des piétons. On savait qu’en allant là, on tombait sur un coin de Paris impraticable, passage imposé pour atteindre les théâtres, les salles de spectacle, le cirque d’hiver, etc. Et vaguement, on savait qu’il y avait là, planquée au milieu, une statue qu’on n’avait jamais le loisir d’admirer.

Puis un jour, enfin, tout a changé. Un architecte a eu du génie. Il s’est intéressé au sens de cette place de Paris : les trottoirs ont été aplanis, le centre est devenu lieu de vie, la circulation des voitures s’est assagie et une large partie de la chaussée a été donnée aux piétons. Enfin,  la place avait gagné une âme, avec au cœur, dressée vers le ciel, sa fière statue que les Parisiens pouvaient enfin découvrir.

Jeudi, cette place de la République m’a offert ce melting-pot d’âmes autant par son ambiance presque feutrée (malgré le temps glacial !) que par les écrits qui foisonnent,  les graffitis colorés de créateurs anonymes ou par le sentiment qui m’animait : oui, quelque chose d’indéfectible dans notre pays règne là. Des milliers d’âme comptent sur nous. Notre mission : rester joyeux, éduquer, échanger, transmettre, aider la jeunesse à grandir heureuse et courageuse, les yeux bien ouverts, avec des projets innovants pour les générations qui lui succéderont.

Oui. Œuvrons pour ce qui reste essentiel.

Noël, le nouvel an et le 13 novembre…

Noël, le nouvel an et le 13 novembre… Même si nous avons décidé de nous maintenir debout, de sortir « comme avant », de rester joyeux, même si nous défendons plus que jamais notre liberté, même si nous préservons au maximum les très jeunes enfants de toutes ces horreurs qui nous ont brisé le coeur, nos pensées sont pleines de la douleur et du chagrin inconsolables qui étreignent les familles touchées. Il y a plus de 50 orphelins qui vont vivre ces fêtes avec un ou plusieurs parents absents. Pour chaque disparu, il y a sans doute plus d’une centaine de proches dans la peine, sans compter les voisins, la ville, etc.
Moi, je pense tous les jours depuis le 13 novembre à ces familles touchées, celles que je connais et les autres, et je lis les magnifiques portraits des disparus qui paraissent dans le journal Le Monde.fr… et plus que jamais, aujourd’hui, j’ai du chagrin pour ce que ces familles vivent au coeur de ces jours de fête sans leur précieux absent ou blessé. Bien sûr, on n’oublie jamais ceux qui sont partis trop vite, trop tôt ; et pourtant il faut continuer à vivre pour ceux qui sont bien vivants. Oui, votre force pour survivre à ce drame va renaître grâce à ceux qui ont encore besoin de vous.
Mes amis, courage. Même de loin, je vous aime. Et de toutes parts, des pensées aimantes, même anonymes, convergent vers vous.

Mangez les carottes et jetez vos cigarettes pour garder vos poumons !

Quel foin ! Toutes ces carottes déversées sur la chaussée et perdues pour défendre le look ravageur des paquets de cigarettes ! On croit rêver ! Si c’est l’emballage qui fait acheter, autant l’acheter vide !

La démarche des buralistes est difficile à comprendre. D’autant que si l’on devine la souffrance des malades du poumon, on n’a plus qu’une envie : que les jeunes générations  oublient le tabac, son odeur et les rites gestuels qui vont avec ! Berk !

le paquet neutre !

 

Bien communiquer s'apprend